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	<title>Marc Gauthier &#187; Yannick Pouliot</title>
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	<description>Mon espace consacré à l&#039;art et à son histoire. Point focal: Québec.</description>
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		<title>Critique d&#8217;exposition: Meublémouvants, au Centre Materia</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Sep 2009 23:26:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Meublémouvants veut amplement le détour et se situe à la frontière entre le métier et l'art. La plupart des pièces marient agréablement la technique et le concept. En reprenant une technique traditionnelle (le travail du bois), les artisans/artistes tiennent un propos nouveau. Si vous aimez le travail de Yannick Pouliot, vous adorerez cette exposition.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/meubles.jpg" alt="" width="400" height="122" /></p>
<p>(<strong>Critique d&#8217;exposition</strong>) &#8211; Les expositions présentées au Centre Materia posent souvent problème. Puisque l&#8217;espace est consacré aux métiers d&#8217;art, doit-on admirer le métier ou l&#8217;art? En d&#8217;autres termes, est-on en présence de pièces qui mettent de l&#8217;avant une prouesse technique qui mérite admiration ou s&#8217;agit-il plutôt de réflexions sur un médium, sur le sens, sur la vie? </p>
<p>Le titre de l&#8217;exposition résout en parti le problème. On est en présence de meubles mouvants et émouvants: dynamisme et lyrisme veulent être présents. Et le pari est remporté: <strong><em>Meublémouvants</em> veut amplement le détour et se situe à la frontière entre le métier et l&#8217;art.</strong></p>
<p>La plupart des pièces marient agréablement la technique et le concept. Par exemple, le collectif formé par Zucchini et Vincent Hinse a accouché d&#8217;une oeuvre intitulée <em>Fantasme d&#8217;élite</em> (2009). Il faut s&#8217;imaginer un caisson de moulures au bout duquel on a placé un miroir. Un lampadaire est suspendu dans ce drôle de couloir. La déroute se produit lorsqu&#8217;on remarque que les moulures reprennent les formes de petites silhouettes humaines. </p>
<p>Zucchini propose deux autres pièces. Dans <em>Industrie: Scène I</em>, on retrouve seize chaises de petit format placées sur le mur. Sur chacune d&#8217;entre elle, une patte est partiellement peinte. Aucune couleur ne semble répétée. De plus, un motif de cheval est découpé. Dans Industrie: Scène II, on retrouve une chaise avec une corde enroulée autour du siège. Une boîte contenant un manuel d&#8217;instruction l&#8217;accompagne. Il faut prendre le temps de s&#8217;arrêter à l&#8217;image 5 qui est franchement hilarante.</p>
<p>Ces oeuvres représentent avec justesse le propos de <em>Meublémouvants</em>: en reprenant une technique traditionnelle (le travail du bois), les artisans/artistes tiennent un propos nouveau. <strong>Si vous aimez le travail de <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/04/03/musee-dart-contemporain-de-montreal-yannick-pouliot-arnaud-maggs-et-tseng-yu-chin/" target="_self"><span style="text-decoration: none;">Yannick Pouliot</span></a>, vous adorerez cette exposition</strong>.</p>
<p>Une des particularités de cette exposition se retrouve dans le fait qu&#8217;on peut toucher certaines oeuvres. Des panneaux représentant une main ouverte placée dans un cercle vert identifient les oeuvres concernées. On est dans le bris total du tabou, ce qui constitue une expérience en soi. Imaginez: toucher les oeuvres, les manipuler, ouvrir les tiroirs, les considérer comme de simples objets et non des fétiches&#8230;</p>
<p>Un bon exemple d&#8217;oeuvre à toucher est la composition pyramidale de Patricia Gendron intitulée <em>Déshabillée</em> (2008). Cette étagère, à la fois simple et élégante, est entourée d&#8217;un voile ajouré qu&#8217;il est possible de manipuler. Le meuble est ainsi habillé et déshabillé par le spectateur.</p>
<p>D&#8217;autres oeuvres sont clairement conceptuelles. Le <em>Corps à corps</em> (2009) de Martin Nadeau représente un four à bois en bois de cerisier auquel une chaise s&#8217;est adjoint. Olivier Roberge propose une série d&#8217;oeuvres intégrant la technologie. Nathalie Guez transforme des chaises en instruments de réflexion sur l&#8217;identité. Geneviève Chevalier offre une table et une nappe sur laquelle des mains malhabiles se sont essuyées. Michel Rouleau propose des chaises de plage jumelées à des tentes.</p>
<p>Notons finalement que Geneviève Bélanger a réalisé <em>Criblage</em> (2009), une armoire-buffet à deux panneaux recouverts de barbelés. Il faut s&#8217;approcher et prendre le temps d&#8217;observer le motif pour s&#8217;apercevoir qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;hirondelles démultipliées et posées sur un fil électrique. À l&#8217;intérieur, un motif circulaire dynamise l&#8217;ensemble des tiroirs. </p>
<p>Cette dernière oeuvre reflète bien le défi posé par cette exposition du Centre Materia. Les objets issus des métiers d&#8217;art peuvent être à la fois utiles et artistiques. On ne se situe pas dans les arts décoratifs, mais bien dans un renouveau de l&#8217;art de l&#8217;ébénisterie.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, ces distinctions entre arts décoratifs, métiers d&#8217;art, beaux-arts ont-elles encore un sens? Si cette question vous interpelle, sachez qu&#8217;une table ronde intitulée «<a href="http://www.marcgauthier.com/calendrier/fiche.php?id=266" target="_self">Création mobilière d’ici, marché québécois et diffusion</a>» est organisée le 4 octobre à l&#8217;auditorium du Musée national des beaux-arts du Québec.</p>
<p>Somme toute, <em>Meublémouvants</em> est une exposition qui mérite amplement le coup d&#8217;oeil. De plus, ceux et celles qui ont la bourse bien garnie peuvent repartir avec leur pièce préférée sous le bras puisque la plupart des oeuvres sont à vendre.</p>
<p>La visite est gratuite, mais une contribution de 2$ est suggérée. Toutes les informations pratiques sur cette exposition sont disponibles dans le <a href="http://www.marcgauthier.com/calendrier/fiche.php?id=204" target="_self">Calendrier culturel</a>. Un <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2009/08/24/communique-de-presse-meublemouvants-au-centre-materia/" target="_self">communiqué de presse</a> a également été diffusé dans la presse et sur ce blogue.</p>
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		<title>Symposium de Baie-Saint-Paul: état des lieux</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 22:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/s0.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Installation d'accueil, 27e Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul]</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/s00.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Vue gnérale de l'aréna de Baie-Saint-Paul]</p>
<p>Le symposium de Baie-Saint-Paul est fascinant. Pendant un mois, douze artistes transforment l&#8217;aréna municipale en studio. Dans leur espace personnel, ces hommes et ces femmes tentent de créer, en respectant le thème annuel. À la fin du mois d&#8217;août, une oeuvre d&#8217;art est achetée par le <a href="http://www.macbsp.com/fr/" target="_blank">Musée d&#8217;art contemporain de Baie-Saint-Paul</a> pour être ajoutée à la collection de l&#8217;organisme.</p>
<p>On peut imaginer la difficulté de créer en direct, devant public, pour ces personnes qui travaillent habituellement en studio. De plus, durant plusieurs heures, ils sont soumis aux questions des vacanciers qui font un détour par l&#8217;aréna, des amateurs d&#8217;art qui ne sont pas toujours au courant des démarches de chacun des artistes.</p>
<p>Ce mardi, j&#8217;ai visité les lieux pour voir où en étaient les projets.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sblass.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Valérie Blass, avec sa sculpture à l'avant-plan]</p>
<p>Je me suis entretenu avec la plasticienne Valérie Blass. Il convient d&#8217;abor de noter que son projet initial, décrit dans le programme du Symposium, n&#8217;est pas celui sur lequel elle travaille. Sa première oeuvre voulait intégrer les visiteurs dans une installation vidéo. </p>
<p>Plutôt, elle a choisi de construire une sculpture aux formes rondes recouvertes de poils. Les matériaux sont simples, l&#8217;ensemble est esthétique et cohérent. Elle joue dans la caricature et le grotesque. Par ses formes, le travail de Valérie Blass me rappelle souvent celui de Louise Bourgeois, avec des poils. À surveiller. [<a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=2&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus sur Valérie Blass</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sboyle.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Shary Boyle]</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sboyle2.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Détail de l'oeuvre de Shary Boyle réalisée dans le cadre du Symposium]</p>
<p>Shary Boyle était également présente lors de mon passage à Baie-Saint-Paul. Avec générosité, elle a pris le temps de m&#8217;expliquer son projet. Cette artiste originaire d&#8217;Ontario travaille en collaboration avec Christine Fellows de Winnipeg sur les Soeurs grises de Saint-Boniface. Okay, on prend quelques instants pour décortiquer le projet.</p>
<p>Dans le cadre du projet, Shary Boyle réalise des acétates [voir ci-dessus]. Ces images seront placées sur un rétroprojecteur lors de la performance finale, à la fin du Symposium. Ses images racontent l&#8217;histoire des <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&amp;Params=F1ARTF0003455" target="_blank">Soeurs grises</a>, originaires du Québec, qui ont participé au développement de la communauté francophone de Saint-Boniface (Manitoba). Pour enrichir l&#8217;ensemble, l&#8217;animation se déroulera au son de la musique de Christine Fellows, une musicienne qui a fait plusieurs séjours dans la communauté franco-manitobaine.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;artiste s&#8217;arrête à Baie-Saint-Paul dans le cadre de ce projet plus vaste. L&#8217;ensemble devrait être terminé à la fin du mois de septembre. Je tiens cependant à mentionner qu&#8217;une avant-première sera montée ce vendredi 21 août au Café des artistes de Baie-Saint-Paul dès 21h00. [<a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=3&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus sur Shary Boyle</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/spouliot2.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Yannick Pouliot]</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/spouliot1.jpg" alt="" width="375" height="274" /><br />
[Détail de l'espace-atelier de Yannick Pouliot]</p>
<p>Doit-on encore présenter Yannick Pouliot? L&#8217;artiste a déjà eu son exposition solo au Musée d&#8217;art contemporain de Montréal (MACM, 2002) et il a participé à <em>C</em><em>’est arrivé près de chez vous</em><em>, </em><em>L’art actuel à Québec<span style="font-style: normal;"> au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ, 2008). Et il débute à peine la trentaine&#8230;</span></em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">Dans le cadre du Symposium, il était annoncé qu&#8217;il continuerait sa série sur les silhouettes. Il proposait «[...] une déclinaison satirique et contemporaine des jeux de pouvoirs et de dépendance qui lient Maîtres et Valets». En termes artistiques, cela donne une silhouette de piano devant laquelle se tiennent deux personnes, l&#8217;une est penchée, l&#8217;autre se tient derrière. La magie de la silhouette, c&#8217;est de permettre à l&#8217;imagination de remplir les vides. [<a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=9&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus sur Yannick Pouliot</a>]</span></em></p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sjerezano.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier d'Erik Jerezano]</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sjerezano2.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Détail de l'espace-atelier d'Erik Jerezano]</p>
<p>Continuant dans la tradition de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Diego_Rivera" target="_blank">Diego Rivera</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Alfaro_Siqueiros" target="_blank">David Alfaro Siqueiros</a>, le Mexico-Ontarien Erik Jerezano propose une murale. Sa pratique artistique se distingue par l&#8217;utilisation du grotesque et son projet veut « [...] incorporer les mythologies de [s]a jeunesse avec les fables inventées de [s]on travail actuel». [<a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=6&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus sur Erik Jerezano</a>] </p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sjimenez.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Bayrol Jiménez]</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sjimenez2.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Détail de l'espace-atelier de Bayrol Jiménez]</p>
<p>Bayrol Jiménez propose également une murale. Ce Mexicain décrit ainsi son projet: «J’aimerais récolter, recycler et transformer des matériaux que je trouverai sur place (images, sons, objets), afin de réaliser une installation dans laquelle une composition murale serait en interaction avec une animation vidéo». [<a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=5&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus sur Bayrol Jiménez</a>] </p>
<p>En vrac, je vous offre des images croquées sur le vif des autres artistes présents lors du Symposium. À titre informatif, sachez que l&#8217;aréna est ouvert du mardi au dimanche, de midi à 17h et que c&#8217;est complètement gratuit.</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sbates.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Larissa Bates; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=1&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sgorsline.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Krisjanis Kaktins-Gorsline; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=4&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/soliveira.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Susy Oliveira; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=7&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sparadis.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Luc Paradis; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=8&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/srezzak.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Franck Rezzak; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=10&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/sruby.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Espace-atelier de Jérôme Ruby; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=11&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
<p> </p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-08/swyse.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Esapce-atelier de Max Wyse; <a href="http://www.symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=12&amp;lang=fr#titre" target="_blank">en savoir plus</a>]</p>
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		<title>Lancement de la programmation du Symposium de Baie-Saint-Paul</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 12:38:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[[René Derouin, maquette pour Le Phare] [René Derouin, maquette pour Le Phare (détail)] Pour les amateurs d&#8217;art contemporain de la grande région de Québec, le rendez-vous incontournable de l&#8217;été se situe à Baie-Saint-Paul. Le Symposium international d&#8217;art contemporain de Baie-Saint-Paul est un lieu de création en direct, un moment où une dizaine d&#8217;artistes installent leurs pénates [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-07/symposium2.jpg" alt="" width="375" height="500" /><br />
<span style="color: #888888;">[René Derouin, maquette pour </span><em><span style="color: #888888;">Le Phare</span></em><span style="color: #888888;">]</span></p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-07/symposium3.jpg" alt="" width="375" height="285" /><br />
<span style="color: #888888;">[René Derouin, maquette pour </span><span style="color: #888888;"><em><span style="color: #888888;">Le Phare</span></em><span style="color: #888888;"> (détail)</span></span><span style="color: #888888;">]</span></p>
<p>Pour les amateurs d&#8217;art contemporain de la grande région de Québec, le rendez-vous incontournable de l&#8217;été se situe à Baie-Saint-Paul.</p>
<p>Le <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/" target="_blank">Symposium international d&#8217;art contemporain de Baie-Saint-Paul</a> est un lieu de création en direct, un moment où une dizaine d&#8217;artistes installent leurs pénates dans l&#8217;aréna municipal. Les visiteurs peuvent déambuler sur la patinoire asséchée durant le mois d&#8217;août et observer la création des oeuvres sous leurs yeux.</p>
<p>En cette année anniversaire du Cirque du Soleil &#8211; originaire de Charlevoix, faut-il le rappeler &#8211; le thème adopté par le commissaire invité <a href="http://www.sequence.qc.ca/artistes/dufrasne_2005/dufrasne_2005.htm" target="_blank">Martin Dufrasne</a> tourne autour de la théâtralité, de l&#8217;étrange, de la métamorphose.</p>
<p>De grands axes semblent vouloir être explorés par les artistes. D&#8217;abord, plusieurs participants ont privilégié l&#8217;interaction avec le public. En cette époque de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0" target="_blank">art 2.0</a>, les artistes se placent souvent dans une position où ils peuvent canaliser l&#8217;énergie des visiteurs afin de créer des oeuvres aux multiples facettes. </p>
<p>Par exemple, <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=2&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Valérie Blass</a> (Québec) veut tourner un vidéoclip sur le mode de ses sculptures en incorporant des gens du public qui porteront ses costumes. D&#8217;une façon similiare, <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=6&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Erik Jerezano</a> (Ontario) invitera les gens à dessiner pour ensuite inclure ce matériel dans son oeuvre. <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=9&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Yannick Pouliot</a> (Québec) continuera son travail sur les silhouettes en intégrant des profils des visiteurs. <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=10&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Franck Rezzak</a> (France) compte aussi sur la participation du public dans la poursuite de son projet <em>L&#8217;espace des immortels</em>.</p>
<p>Autre thème présent dans quelques pratiques artistiques: la question de la masculinité. <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=1&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Larissa Bates</a> (États-Unis), <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=7&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Susy Oliveira</a> (Ontario) et <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=4&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Krisjanis Kaktins-Gorsline</a> (Manitoba) s&#8217;intéresseront directement à cette problématique.</p>
<p>Soulignons finalement que les idées du bizarre, de l&#8217;étrange, de l&#8217;imaginaire, de l&#8217;apocalypse seront explorées par <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=11&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Jérome Ruby</a> (Québec), <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=12&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Max Wyse</a> (Québec)<a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=8&amp;lang=fr#titre" target="_blank">, Luc Paradis</a> (Québec) et <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=5&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Bayrol Jiménez</a> (Mexique) tandis que la théâtralité sera au coeur de l&#8217;oeuvre de <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/artiste.aspx?id=3&amp;lang=fr#titre" target="_blank">Shary Boyle</a> (Ontario). </p>
<p>Personnellement, c&#8217;est avec une attente non dissimulée que j&#8217;attends les oeuvres de Valérie Blass et Yannick Pouliot. La curiosité sera au rendez-vous pour l&#8217;observation des travaux de tous les autres artistes.</p>
<p>En marge de l&#8217;événement principal, il ne faut surtout pas manquer l&#8217;oeuvre <em>Phare</em> de <a href="http://symposium-baiesaintpaul.com/le_phare.aspx#titre" target="_blank">René Derouin</a>. La structure sera installée au début du mois d&#8217;août pour une inauguration percutante le 7 août à 19h00. [<a href="http://www.youtube.com/watch?v=MGIUYMLsFis" target="_blank">vidéo de la maquette sur YouTube</a>]</p>
<p>Le mât sera composé de 25 cerceaux pour célébrer les 25 ans du Cirque du Soleil. Ici aussi, l&#8217;interaction avec le public sera au rendez-vous puisque les visiteurs pourront confectionner des statuettes en argile qui seront placées sur <em>Le Territoire</em>, c&#8217;est-à-dire le cercle gravé qui sert de support à la structure. Notons que le thème de la structure, soit le phare, est à la fois un rappel du Cirque et du fleuve: du premier car l&#8217;organisation a servi de moteur créatif dans la région charlevoisienne, du second car ces structures servent à guider les marins depuis des siècles dans les eaux parfois traîtresses du Saint-Laurent.</p>
<p>Aussi, des conférences seront offertes au Musée d&#8217;art contemporain de Baie-Saint-Paul, ainsi que des films et des activités pour la famille. Si vous avez en votre possession le programme du Symposium, un changement a eu lieu depuis l&#8217;envoi chez l&#8217;imprimeur: la conférence du 21 août ne se fera pas selon la formule d&#8217;un échange entre Nathalie Derome et Serge Murphy; plutôt, ce dernier présentera la manière dont le travail artistique se nourrit du merveilleux et de la poésie.</p>
<p>Mentionnons finalement que les gouvernements participent au financement de cet événement à la fois culturel et touristique. Je trouve toujours sympa de souligner le support de ministères comme Patrimoine canadien, Ressources humaines et Développement social Canada et Emploi et Solidarité sociale Québec ou d&#8217;organismes comme le Conseil des arts et des lettres du Québec, Desjardins et Hydro-Québec. Étant <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/09/03/mouvement-pour-les-arts-et-les-lettres-manifestation-a-quebec-en-images/" target="_self">critique</a> lorsque leur absence se fait sentir, il me semble que la moindre des choses consiste à souligner une fois de temps en temps leur présence lorsqu&#8217;elle est vitale à la survie d&#8217;un tel événement.</p>
<p>Gardez l&#8217;oeil ouvert sur le blogue et l&#8217;oreille sur <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/la-demarche-sur-les-ondes-de-ckia/" target="_self">CKIA</a> car je devrais parler de cet événement tout au long du mois d&#8217;août.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-07/symposium1.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
[De gauche à droite: Martin Brisson (coordinateur pour <em>Le Phare</em>), Jacques Saint-Gelais Tremblay (directeur général) et Martin Dufrasne (commissaire invité); le lancement a eu lieu au <a href="http://www.le-cercle.ca/" target="_blank">Cercle</a>, sur Saint-Joseph]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ajout de photographies sur Intrus / Intruders</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 13:56:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;équipe du Musée national des beaux-arts du Québec m&#8217;a fourni des reproductions de qualité pour l&#8217;exposition Intrus / Intruders. Je reproduis ces images ici et je vous invite à lire ma critique de l&#8217;exposition que j&#8217;ai mise à jour. Je rappelle qu&#8217;une visite guidée de l&#8217;exposition est organisée ce soir à 19h30 en compagnie de l’écrivain Gilles Pellerin et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;équipe du Musée national des beaux-arts du Québec m&#8217;a fourni des reproductions de qualité pour <a href="http://www.mnba.qc.ca/expo_intrus.aspx" target="_blank">l&#8217;exposition</a> <em>Intrus / Intruders</em>. Je reproduis ces images ici et je vous invite à lire ma <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/08/12/critique-intrus-intruders-au-musee-national-des-beaux-arts-du-quebec/" target="_blank">critique de l&#8217;exposition</a> que j&#8217;ai mise à jour.</p>
<p>Je rappelle qu&#8217;une visite guidée de l&#8217;exposition est organisée ce soir à 19h30 en compagnie de l’écrivain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Pellerin_(%C3%A9crivain)" target="_blank">Gilles Pellerin</a> et de l’artiste <a href="http://www.espace-sculpture.com/Artefact/artefact2004/olson.html" target="_blank">Daniel Olson</a>. L’événement est gratuit.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/hannah.png" alt="" width="375" height="211" /></p>
<p class="MsoNormal">[David Hannah, <em>Mirroring the Musée</em>, 2008, vidéogrammes couleur, muets, 4min 41s et 6min 4s, collection de l'artiste]</p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-133"></span><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/pouliot.png" alt="" width="375" height="241" /><br />
[Yannick Pouliot, <em>La Volière</em>, 2004, fer peint, détecteur de mouvements, bande sonore sur dvd, lecteur dvd et haut-parleurs, collection de l'artiste]</p>
<p class="MsoNormal"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/altmejd.png" alt="" width="375" height="249" /><br />
[David Altmejd, <em>Sarah Altmejd</em>, 2003, plâtre, peinture, polystryrène expanisé, cheveux synthétiques, fil de fer, chaîne, bijoux et brillants, collection privée. Courtoise de l'artiste et d'Andrea Rosen Gallery, New York. Photo: Guy L'Heureux]</p>
<div>
<p class="MsoNormal"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/etalon.png" alt="" width="375" height="564" /><br />
[Alain Benoit, <em>Étalon</em>, 2003, uréthane et métal, collection de l'artiste (premier plant) &amp; Janet Werner, <em>Girl with White Shirt (RR Lime)</em>, 2000, huile sur toile (arrière-plan)]</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/08/12/critique-intrus-intruders-au-musee-national-des-beaux-arts-du-quebec/" target="_self">Cliquez ici pour accéder à la critique de l&#8217;exposition</a>.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
</div>
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		<title>Critique: Intrus / Intruders au Musée national des beaux-arts du Québec</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 01:27:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le visiteur du Musée national des beaux-arts du Québec est invité à participer à un véritable jeu de piste dans le cadre de l’exposition Intrus / Intruders. Déambulant dans les salles où sont exposées les oeuvres permanentes de la collection muséale, il devra ouvrir ses yeux pour apercevoir les peintures, sculptures et installations d’artistes contemporains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Le visiteur du Musée national des beaux-arts du Québec est invité à participer à un véritable jeu de piste dans le cadre de l’exposition <em>Intrus / Intruders</em><span>. Déambulant dans les salles où sont exposées les oeuvres permanentes de la collection muséale, il devra ouvrir ses yeux pour apercevoir les peintures, sculptures et installations d’artistes contemporains disséminées çà et là au fil des galeries. En ce sens, le court guide accompagnant l’exposition se révèle d’une aide précieuse.</span></p>
<p style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/hannah.png" alt="" width="375" height="211" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Figure 1.</strong> David Hannah, <em>Mirroring the Musée</em>, 2008, vidéogrammes couleur, muets, 4min 41s et 6min 4s, collection de l&#8217;artiste.</p>
<p class="MsoNormal">À tout seigneur tout honneur, l’intrus le plus significatif est sans conteste l’oeuvre d’<a href="http://www.adadhannah.com/" target="_blank">Adad Hannah</a> intitulée <em>Mirroring the Musée </em><span>(2008) située dans la <strong>salle 7</strong>. Composée de deux vidéogrammes en couleur, elle est issue d’une commande du Musée pour cet événement. Sur chaque écran, on voit une image présentée comme un miroir réfléchissant le mur opposé. Puisque les installations se font face, on pourrait croire qu’elles se reflètent dans une boucle infinie. Plutôt, c’est une représentation de la collection permanente qui est illustrée.</span></p>
<p class="MsoNormal">Ce travail de l’artiste s’inscrit dans sa série <em>Stills</em><span> sur laquelle il s’affaire depuis sept ans [1]. L’oeuvre se situe aux limites de la photographie puisque la vidéo est figée dans une immobilité totale. En ce sens, elle s’apparente à </span><em>Two Mirrors</em><span>, présentée dans le cadre de </span><em>La Triennale québécoise 2008</em><span> [<a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/08/04/critique-la-triennale-quebecoise-au-musee-dart-contemporain-de-montreal/" target="_blank">voir critique</a>]. Ici encore, en fixant l’image au moyen d’un média habituellement dynamique, l’artiste transgresse les règles usuelles auxquelles le spectateur est habitué. Ce faisant, il s’interroge sur ses attentes à l’égard d’un musée des beaux-arts et, dans ce cas-ci, d’une collection permanente consacrée à la tradition québécoise et à la naissance de la modernité.</span></p>
<p class="MsoNormal">Le temps qui passe est donc le thème central des oeuvres proposées dans cette salle. Ce point de vue permet de décoder la présence de <em>The State of the Union</em><span> (2002-2003) de<a href="http://www.JocelynRobert.com/" target="_blank"> Jocelyn Robert</a> [<a href="http://jocelynrobert.com/jr-travaux/jr-projets/page-state/state.html" target="_blank">voir vidéo</a>]. Dans cette installation vidéo, des films d’archives de guerre se débobinent à reculons. La marche du temps est ainsi inversée. Les armées reculent des lieux envahis, refoulant leurs pieds guerriers vers la maison. Avec un mur voisin qui offre des oeuvres québécoises réalisées pendant les années 40, le lien est relativement facile à faire. Ce n’est pas cas du travail de Daniel Olson. Pour apprécier </span><em>Love and Reverie</em><span> (2001), il faut savoir que Daniel Olson s’est inspiré de </span><em>L’enfant au pain</em><span> d’Ozias Leduc pour en faire une reconstitution vidéo. Sans cette information, comment le visiteur est-il supposé comprendre l’intérêt de sa juxtaposition avec </span><em>Portrait de Guy Delahaye, poète</em><span> du même Leduc?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-117"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/intrus_dolson.png" alt="" width="300" height="201" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 2.</strong><span> Daniel Olson. <em>Love and Reverie</em></span> [image tirée de la vidéo]. 2001. Source photographique : <a href="http://www.clarkplaza.org/membres/olson/dolson.html" target="_blank">Clark Plaza</a></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/intrus_widgery.png" alt="" width="300" height="339" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 3.</strong><span> Catherine Widgery (avec Sanjeev Shankar). <em>Liquid Light</em></span>. 2007. Crédit photographique : <a href="http://www.gallerystratford.on.ca/pastexh.php" target="_blank">Gallery Stratford</a></p>
<p class="MsoNormal">Si le sens du travail d’Olson peut échapper au visiteur s’il n’est pas attentif, c’est l’oeuvre complète de <a href="http://www.widgery.com/" target="_blank">Catherine Widgery</a> qui lui passera au-dessus de la tête s’il ne lève pas le nez. L’installation – ou est-ce une sculpture? – <em>Liquid Light</em><span> (2007) se présente comme une lampe gigantesque composée de cuivre et d’eau [<a href="http://www.widgery.com/liquidl.html" target="_blank">voir vidéo</a>]. Un rayon lumineux traverse le liquide translucide, projetant une motion perpétuelle sur le sol de la salle dans une illustration du temps qui passe.</span></p>
<p class="MsoNormal">Ce thème aurait pu être repris pour qualifier le travail d’Annie Thibault. Dans la <strong>salle 2</strong> consacrée à l’apparition de l’abstraction dans les années 1940, son oeuvre pousse sur les murs de l’institution comme un véritable parasite. En quelque sorte, on est en présence d’une image judicieuse puisque <em>Essaimage et prolifération</em><span> (2008) est composé de dizaines de contenants en plastique aux motifs fractals [<a href="http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/Science/Francais/thibault.html" target="_blank">oeuvre similaire ici</a>]. En scrutant l’installation de plus près, on s’aperçoit qu’il s’agit de boîtes de Pétri, ces cylindres transparents utilisés en médecine pour les cultures bactériennes. L&#8217;artiste a choisi de les coller sur les murs du bâtiment dans un motif enlevant autour de la porte d’entrée de la salle 1. Des semences de champignons ont été saupoudrées sur le gel de glucose. Une faune bactérienne croît ainsi à l’intérieur du musée depuis le début de l’exposition. L&#8217;aspect le plus surprenant est la valeur esthétique de ce motif aux formes naturelles guidées par la main artistique. Le résultat pourrait être qualifié de matière première d’</span><em>art bactérien</em><span>. Il s’agit d’une autre installation s’introduisant avec justesse dans le musée, jouant sur la notion de parasitage.</span></p>
<p class="MsoNormal">Installation étourdissante de Catherine Bolduc, <em>Le Jeu chinois</em><span> (2005) est à déconseiller aux personnes sensibles face aux lampes stroboscopiques [<a href="http://static.voir.ca/_images/montreal/1950/texte/av_top3_1950.jpg" target="_blank">voir image</a>]. Dans une pièce fermée, le visiteur est soumis à des pulsations nombreuses qui voilent son regard. Sur les murs de cet espace clos, il aperçoit des tiges collées sur une surface couvertes de miroirs. Sur un habile jeu mettant en valeur l’illusion, l&#8217;artiste utilise de simples pailles en plastique que la lumière déforme. Dans une pièce où la figuration fait place à l’abstraction, il s’agit d’un rappel intelligent sur la fragilité des perceptions.</span></p>
<p class="MsoNormal">Deux autres oeuvres peuplent cette salle. Si elles se défendent par leur valeur esthétique intrinsèque, leur pertinence est peu explicite. Ainsi, <em>Le Précipité</em><span> (2003) par Ève K. Tremblay est unie aux oeuvres environnantes « par la couleur bleue [2] ». D’une manière similaire, quelques éléments de l’ensemble de sculptures de </span><em>Darboral</em><span> (2000-2005) par Massimo Guerrerra tentent de dialoguer avec les figures voisines. Ces « corps maison » détonnent.</span></p>
<p style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/pouliot.png" alt="" width="375" height="241" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 4.</strong> Yannick Pouliot, <em>La Volière</em>, 2004, fer peint, détecteur de mouvements, bande sonore sur dvd, lecteur dvd et haut-parleurs, collection de l&#8217;artiste.</p>
<p class="MsoNormal">Dans la <strong>salle Riopelle</strong>, la vidéo <em>Scène primitive</em><span> (2006) échangent d’une façon un peu plus évidente avec la peinture qui la voisine [<a href="http://www.terminus1525.ca/node/38969" target="_blank">voir vidéo</a>]. Dans une allégorie représentant le combat perpétuel entre l’être humain et la mort, d’énormes corbeaux agissent en prédateurs. Cette métaphore ornithologique entre en dialogue habilement avec les figures ailées de </span><em>L’Hommage à Rosa Luxembourg</em><span> de Riopelle. Les volatiles sont également à l’honneur dans </span><em>La Volière </em><span><span> </span>(2004) de <a href="http://www.macm.org/fr/expositions/42.html" target="_blank">Yannick Pouliot</a>. Incorporant comme à son habitude l’architecture, le mobilier et les éléments décoratifs, l’artiste crée un ensemble agréable dans lequel il faut pénétrer pour en saisir le sens. Dans ce cas-ci, le visiteur doit physiquement entrer dans l’oeuvre pour déclencher un mécanisme faisant entendre le doux chant des oiseaux. Il faut s’imaginer dans une salle entourée des toiles sombres de Riopelle avec ces bêtes tordues où, soudain, dans une jolie structure aérée, retentit un gazouillis. Il convient d’indiquer que les oiseaux sont à la fois présents dans les oeuvres des deux artistes tout en étant absents. Aucun animal ailé n’est ici illustré, leur existence étant signalée par un découpage de la silhouette chez Riopelle et par un chant chez Pouliot.</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/intrus_sanchez.png" alt="" width="300" height="244" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 5.</strong><span> Carlos et Jason Sanchez. <em>The Baptism</em></span>. 2003. Crédit photographique: <a href="http://www.cuttsgallery.com/dynamic/artwork_display.asp?ArtworkID=304" target="_blank">Christopher Cutts Gallery</a></p>
<p class="MsoNormal">Dans la <strong>salle 8</strong>, un effort de scénographie a été déployé pour intégrer à la collection permanente l’oeuvre subversive de <a href="http://www.thesanchezbrothers.com/" target="_blank">Carlos et Jason Sanchez</a>, <em>The Baptism</em><span> (2003). Cette magnifique photographie reprend les codes habituellement associés au sacrement chrétien du baptême. C&#8217;est une famille apparemment heureuse qui entoure leur poupon soumis à la coulée d’eau bénite versée par un prêtre attentif. Une ombre se profile cependant au tableau lorsque le visiteur s’aperçoit que l’eau se transforme en sang au moment où elle atteint le front du bébé. En procédant de cette façon, les artistes utilisent les codes usuels et les détournent au profit d’une métaphore puissante sur la religion et son héritage. Mieux, ils se réfèrent à la technique du Caravage (utilisation de la lumière, teintes fortes) en la transposant dans une photographie [3]. Sur le mur, cette oeuvre puissante est encadrée par </span><em>Le Baptême du Christ </em><span>(1824) de Roy-Audy et </span><em>L’Incrédulité de Saint-Thomas</em><span> (1868) d’Hamel. Ainsi, des tableaux de propagande catholique entourent le travail des Sanchez dans un dialogue fort entre le passé et le présent. Si une personne au Québec a besoin d’une image pour illustrer la transformation de la culture religieuse dans la nation, nous lui suggérons la vue de ce triptyque.</span></p>
<p class="MsoNormal">Puisque l&#8217;art colonial est le thème de cette pièce, la scénographie a proposé des oeuvres mettant de l’avant des individus réunis par un même intérêt. Armé de cet outil, il est plus facile de déchiffrer la présence des dizaines de personnages miniatures imbriqués les uns dans les autres dans <em>Le Musée de l’Homme</em><span> (2007-2008) par Catherine Sylvain. Située à la limite entre la photographie, la sculpture et la vidéo, l’oeuvre de <a href="http://www.BettinaHoffmann.net/" target="_blank">Bettina Hofmann</a> filme des groupes dans leur intimité. À l’aide d’une caméra qui tournoie sans donner de vertige, l’effet de </span><em>Momentum</em><span> (2006) est fabuleux et permet au visiteur d’observer les objets offerts à sa vue sans se déplacer [<a href="http://www.bettinahoffmann.net/videoLaronde_Mom.html" target="_blank">voir vidéo</a>]. Si on doit habituellement marcher autour d’une sculpture pour en faire le tour, ici l’artiste fait le travail pour nous. </span></p>
<p class="MsoNormal">Si les deux oeuvres précédentes sont liées à la pièce par le thème du groupe, il en va tout autrement pour le travail de <a href="http://www.sequence.qc.ca/artistes/labrecque06.html" target="_blank">Manon Labrecque</a> nommée <em>L’Imitée</em><span> (2003). Dans une installation fascinante mettant en abîme le passé et le présent, l&#8217;artiste se présente à 30 ans d’intervalle dans une pose similaire. Sa bouille sympathique de jeune fille se retrouve dans le visage de la femme adulte, proposant des images qui se télescopent. Cette oeuvre aurait peut-être été mieux placée dans une réflexion sur les portraits historiés, dans la salle 10.</span></p>
<p class="MsoNormal">La <strong>rotonde entre les salles 7 et 8</strong> est le lieu de dizaines d’illuminations produites par des ampoules. L’installation <em>Entrepôt de pulsations</em><span> (2006) de <a href="http://www.lozano-hemmer.com/eprlh.html" target="_blank">Rafael Lozano-Hemmer</a> éclaire l’espace d’une manière anarchique lorsque considérée dans son ensemble [<a href="http://www.lozano-hemmer.com/pulseroom.mov" target="_blank">voir vidéo</a>]. Elle est composée de simples ampoules dénudées, pendant du plafond au bout de leur long fil électrique, clignotant dans une arythmie étourdissante. En fixant son regard sur une seule ampoule, le visiteur reconnaîtra cependant un tempo familier. Sous l’apparent désordre se cachent les pulsations cardiaques enregistrées auprès de volontaires. Chaque lumière vibre donc à son propre rythme, si pareille à ses voisines, si différente à la fois, le tout dans une cacophonie agressante mais étrangement harmonieuse dès qu’elle est décodée. </span></p>
<p class="MsoNormal">Le dialogue entre la collection permanente et les artistes contemporains invités dans le cadre de cette exposition n’est pas toujours réussi. La <strong>salle consacrée à l’art inuit</strong> souffre le plus de cette communication brisée. Il faut dire qu’une oeuvre dynamique, <em>Narcisse</em><span> (2002) de <a href="http://www.janasterbak.com/" target="_blank">Jana Sterbak</a>, n’est activée qu’à certaines heures, ce qui laisse un grand espace vide en plein milieu de la salle la plupart du temps. </span><em>many things were left unsaid</em><span> (sic) (2003-2004) de Karilee Fuglem est une suite de citations de Virginia Woolf placées sur les murs. Seuls la projection vidéo et le son associé de </span><em>VLF Finlande</em><span> (2002) par Jean-Pierre Aubé sont d’une pertinence à toute épreuve [<a href="http://www.kloud.org/video/finlande_vlf.html" target="_blank">voir vidéo</a>]. Dans ce travail, l’artiste a capté les fluctuations du champ électromagnétique terrestre et il les a traduites en sons. Devant des images d’étendues enneigées, le visiteur est soumis à des ondes acoustiques jamais entendues auparavant, rappelant les conditions hivernales difficiles dans lesquelles de nombreuses oeuvres présentes dans cette salle ont été créées.</span></p>
<p style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/etalon.png" alt="" width="375" height="564" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 6.</strong> Alain Benoit, <em>Étalon</em>, 2003, uréthane et métal, collection de l&#8217;artiste (premier plant) &amp; Janet Werner, <em>Girl with White Shirt (RR Lime)</em>, 2000, huile sur toile (arrière-plan).</p>
<p class="MsoNormal">La <strong>salle 10</strong>, consacrée à la peinture historiée au Québec, est un autre endroit où la greffe est parfois moins bien réussie. Dans un espace dédié à la mythification des personnages de l’histoire québécoise se trouvent deux oeuvres d’une qualité certaine, mais dont l’une cherche sa place malgré sa force évocatrice. L’air renfrogné de <em>Girl with White Shirt (RR Lime)</em><span> (2000) de <a href="http://www.parisianlaundry.com/artists/werner013" target="_blank">Janet Werner</a> explique peut-être cette situation… Ce tableau duquel se dégage une impression de volonté, découpé sur un fond lime impossible à manquer, constitue un point d’attraction important dans la pièce. Cependant, hormis le fait qu’il s’agisse d’un portrait entouré de portraits, l’intrusion est limitée à la tache colorée parmi les peintures allégoriques. Elle est un peu plus réussie dans le cas de la sculpture </span><em>Étalon</em><span> (2003) par Alain Benoit. En opposition avec son titre, l’oeuvre représente un homme bedonnant. Devant un portrait de Dollard des Ormeaux glorifié, la statue aiguise l’oeil critique face à ces peintures acclamant les héros de la nation, issues d’un passé pas si lointain.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/altmejd.png" alt="" width="375" height="249" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 7.</strong> David Altmejd, Sarah Altmejd, 2003, plâtre, peinture, polystryrène expanisé, cheveux synthétiques, fil de fer, chaîne, bijoux et brillants, colelction privée. Courtoise de l&#8217;artiste et d&#8217;Andrea Rosen Gallery, New York. Photo: Guy L&#8217;Heureux.</p>
<p class="MsoNormal">L’explosion de motifs et de couleurs caractéristiques de l’oeuvre d’Alfred Pellan conviendrait-elle mieux à ce genre d’exposition? Toujours est-il que la <strong>salle 12</strong> consacrée à son travail permet, à l’opposé des précédentes, un mariage extrêmement bien réussi entre le passé et le présent. Il convient de signaler l’incontournable <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Altmejd" target="_blank">David Altmejd</a> qui souligne ici sa présence par le biais de la sculpture <em>Sarah Altmedj</em><span> (2003). Le devant de ce buste est creusé dans ce qui s’apparente à une améthyste ouverte. Par un jeu de matériaux brillants, de plâtre et de cheveux synthétiques, l’artiste crée une profonde métaphore sur le sujet du buste lorsque celui-ci ne possède pas de visage. Si les sculptures antiques sans figure ont subi l’affront du temps, celui-ci a vu sa personnalité s’effacer sous la volonté de son créateur. Ce qui augmente l’évocation poétique émanant de cette oeuvre est sa localisation tout près des 22 masques de théâtre créés par Pellan. Ces visages sans têtes et cette tête sans visage se complètent formidablement.</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/intrus_debroin.png" alt="" width="300" height="300" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><strong>Figure 8.</strong><span> Michel de Broin. <em>Superficielle</em></span> [détail]. 2004. Crédit photographique: <a href="http://www.micheldebroin.org/projects/super/index.html" target="_blank">MIchel de Broin</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;">En 2004, <a href="http://www.micheldebroin.org/" target="_blank">Michel de Broin</a> a recouvert de miroirs un rocher situé en forêt. Le résultat de cette expérience fait son incursion par le biais de photographies regroupées dans <em>Superficielle</em><span> (2004). Comme le miroir aux multiples facettes la composant, l’oeuvre est structurée autour de plusieurs points de vue. Ce jeu de cache-cache entre le rocher et les arbres environnants se traduit par un trompe-l’oeil décalé. Le regard du spectateur ne cesse d’être projeté ailleurs qu’à l’endroit où il se pose. La masse de la pierre fait sentir sa présence sans qu’on puisse l’appréhender. Puisque le profil de la forêt est fragmenté par la disposition des surfaces réfléchissantes sur le rocher, il est possible de faire un rapprochement avec l’éclatement de la figuration dans la peinture de Pellan. Miroir et motifs multiples caractérisent également </span><em>Solstice 01. Chrysalides</em><span> (2006) de <a href="http://www.PatrickBernatchez.com/" target="_blank">Patrick Bernatchez</a>, aussi présent dans la pièce.</span></p>
<p class="MsoNormal">En somme, il existe deux types d’intrus dans cette exposition. Le premier groupe est composé des oeuvres qui se marient bien aux collections permanentes du musée. On pense ici à Altmejd ou Pouliot qui établissent un véritable dialogue avec le travail de Pellan ou Riopelle. On pourrait également y inclure ces oeuvres autonomes, mais dont la thématique se rapproche de celle de la salle dans laquelle ils se trouvent. L’art bactérien d’Annie Thibault en est le parfait exemple.</p>
<p><span>Le second groupe réunit des créations qui se marient un peu moins bien avec leur environnement. Le travail de Fuglem vient à l’esprit. Or, dans une exposition où le thème met l’accent sur l’intrusion, il est difficile de rejeter leur présence dans ces salles. En poussant la logique du sujet jusqu’à sa limite, ces oeuvres constituent les véritables intrus au Musée national des beaux-arts du Québec.</span></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span>BIBLIOGRAPHIE</span></p>
<ul>
<li>BÉLISLE, Josée et al. <em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La Triennale québécoise 2008</em>. Catalogue d’exposition (Musée d’art contemporain de Montréal, 24 mai – 7 septembre 2008), Montréal, Musée d’art contemporain de Montréal, 2008, 218 p. </li>
<li>LÉTOURNEAU, Jocelyn. <em>Le coffre à outils du chercheur débutant</em>. Montréal, Boréal, 2006, 266 p.</li>
<li>MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC. <em>Intrus / Intruders</em>. Document d’accompagnement (Musée des beaux-arts du Québec, 24 avril – 12 octobre 2008), Québec, Musée des beaux-arts du Québec, 2008.</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" align="center"><span>LISTE DES ILLUSTRATIONS</span></p>
<ol>
<li>David Hannah, <em>Mirroring the Musée</em>, 2008, vidéogrammes couleur, muets, 4min 41s et 6min 4s, collection de l’artiste.</li>
<li>Olson, Daniel. <em>Love and Reverie</em>. 2001. Vidéogramm couleur, sonore. Collection de l’artiste (photo tirée de Clark Plaza, août 2008,<em>Daniel Olson</em>, [en ligne], &lt;http://www.clarkplaza.org/membres/olson/dolson.html&gt;,      (page consultée le 12 août 2008)).</li>
<li>Widgery, Catherine et Sanjeev Shankar. <em>Liquid Light</em>. 2007. Cuivre, verre, eau, cordelette et lumière. Collection de l’artiste (photo tirée de Gallery Stratford, 2008, <em>Past exhibitions</em>, [en ligne], &lt;http://www.gallerystratford.on.ca/pastexh.php&gt;, (page consultée le 12 août 2008)).</li>
<li>Yannick Pouliot, <em>La Volière</em>, 2004, fer peint, détecteur de mouvements, bande sonore sur dvd, lecteur dvd et haut-parleurs, collection de l’artiste.</li>
<li>Sanchez, Carlos et Juan Sanchez. <em>The Baptism</em>. 2003. Épreuve à développement chromogène. Collection Burt Schmitz (photo tirée de Christopher Cutts Gallery, 2008, <em>Carlos &amp; Jason      Sanchez</em>, [en ligne], &lt;http://www.cuttsgallery.com/dynamic/artwork_display.asp?ArtworkID=304&gt;, (page consultée le 12 août 2008)).</li>
<li>Alain Benoit, <em>Étalon</em>, 2003, uréthane et métal, collection de l’artiste (premier plant) &amp; Janet Werner, <em>Girl with White Shirt (RR Lime)</em>, 2000, huile sur toile (arrière-plan).</li>
<li>David Altmejd, Sarah Altmejd, 2003, plâtre, peinture, polystryrène expanisé, cheveux synthétiques, fil de fer, chaîne, bijoux et brillants, colelction privée. Courtoise de l’artiste et d’Andrea Rosen Gallery, New York. Photo: Guy L’Heureux.</li>
<li>De Broin, Michel, <em>Superficielle</em>. 2004. Épreuves à développement chromogène. Musée national des beaux-arts du Québec (photo tirée de Michel de Broin, <em>Superficial</em>, [en ligne], &lt;http://www.micheldebroin.org/projects/super/index.html (page consultée le 12 août 2008)).</li>
</ol>
<p class="MsoNormal" align="center"><span>NOTES</span></p>
<ol>
<li>Josée Bélisle et al., <em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La Triennale québécoise 2008</em>, catalogue d’exposition (Musée d’art contemporain de Montréal, 24 mai – 7 septembre 2008), Montréal, Musée d’art contemporain de Montréal, 2008, p 120.</li>
<li>Musée national des beaux-arts du Québec, <em>Intrus / Intruders</em>, document d’accompagnement (Musée des beaux-arts du Québec, 24 avril – 12 octobre 2008), Québec, Musée des beaux-arts du Québec, 2008.</li>
<li>Bélisle, <em>op. cit</em>., p. 166.</li>
</ol>
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<enclosure url="http://www.lozano-hemmer.com/pulseroom.mov" length="23939244" type="video/quicktime" />
		</item>
		<item>
		<title>Critique: La triennale québécoise au Musée d&#8217;art contemporain de Montréal</title>
		<link>http://www.marcgauthier.com/blog/2008/08/04/critique-la-triennale-quebecoise-au-musee-dart-contemporain-de-montreal/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=critique-la-triennale-quebecoise-au-musee-dart-contemporain-de-montreal</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 03:48:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Avec <em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme</em><span>, le Musée d’art contemporain de Montréal espère relancer le concept de </span><em>Triennale québécoise</em><span>. L’exposition propose 135 œuvres créées par 38 artistes ou groupes différents. Cette ambitieuse manifestation occupe toutes les salles de l’établissement, révélant du même coup l’exiguïté des lieux puisque la collection permanente est maintenant rangée dans le dépôt du musée.</span></p>
<p class="MsoNormal">Dès le départ, le catalogue de l’exposition précise les limites de l’exercice. Les œuvres sélectionnées l’ont été selon « des critères d’originalité, d’intelligence et de pertinence<a name="_ftnref1"></a> ». Ainsi, les quatre commissaires de l’événement<a name="_ftnref2"></a> se sont heurtés aux difficultés inhérentes à une triennale. Qui choisir? Quelle est la définition d’un artiste professionnel? Quels sont les critères de résidence imposés? Quelles œuvres sélectionner?</p>
<p class="MsoNormal">Ces questions ont trouvé réponse. Les « exigences d’originalité<a name="_ftnref3"></a> » ont eu le dessus sur la représentativité. Les créateurs nés ailleurs qu’au Québec forment le quart du contingent. De plus, la région de Montréal abrite plus des trois quarts des artistes. La notion de résidence pose ainsi problème lorsqu’on appose l’étiquette <em>québécoise</em><span> à l’événement. Si le travail de David Altmedj se défend par lui-même, il convient de souligner que le sculpteur né dans la métropole vit et travaille maintenant à Londres et à New York. Dans ces conditions, il serait plus juste de parler d’une triennale d’inspiration montréalaise, même si la présence de quelques artistes de la région de Québec essaie d’équilibrer la donne. Ici, l’originalité s’énonce en des termes urbains et montréalais. La création dans les arts traditionnels n’est donc pas soulignée.</span></p>
<p class="MsoNormal">L’âme québécoise est déclinée selon une vision cosmopolite. Le commissaire Mark Lanctôt exprime d’ailleurs clairement cette approche en définissant l’américanité du Québec comme une « carte maîtresse<a name="_ftnref4"></a> » de son identité. Citant Hardt et Negri, il appuie son point en signalant que « la multitude est composée d’un ensemble de singularités<a name="_ftnref5"></a> ». Cette exposition opère dans le multiculturalisme artistique. Il est possible que l’exclusion d’artistes internationaux – une caractéristique des biennales et triennales – ait été comblée par l’inclusion d’artistes du Québec possédant une vision internationale.</p>
<p class="MsoNormal">Toutes ces questions sémantiques ne doivent pas porter ombrage au travail surprenant proposé au visiteur. Si l’exposition ne peut prétendre représenter un instantané de l’ensemble de la création au Québec en 2008 – une tâche quasi impossible à réaliser –, il s’agit d’un événement exceptionnel pour observer des œuvres originales, intelligentes et pertinentes. Mieux, elles ont toutes été créées au cours des trois dernières années, ce qui garantit la fraîcheur des produits.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri1.png" alt="" width="375" height="256" /></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><strong>Figure 1.</strong><span> Vue de l’installation de Doyon-Rivest. <em>Logopagus</em></span>. 2008. MACM.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Le visiteur est accueilli par la mascotte siamoise de Doyon-Rivest baptisée <em>Logopagus</em><span>. Ses déclinaisons sont nombreuses au fil des salles : ici, elle est photographiée dans un café (</span><em>Bonjour Logopagus</em><span>, 2008), là elle s’attable dans un restaurant pour manger un bol de soupe (</span><em>Bon appétit Logopagus</em><span>, 2008). Cette construction, alter ego surdimensionné de ses créateurs, constitue le seul fil conducteur présent tout au long de l’exposition. On retrouve ses photographies disséminées un peu partout dans le musée. Au détour d&#8217;une salle, c’est une caméra en circuit fermé, dissimulée dans ses cheveux (?), qui filme les visiteurs marquant un arrêt devant sa personne. Sympathique dans sa bonhomie de marionnette, elle invite à sa contemplation deux fois plutôt qu’une : si on la trouve au premier abord agréable, on l’observe d’un tout autre regard après s’être aperçu qu’elle nous épiait à notre insu.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-115"></span></p>
<p class="MsoNormal">La multiplicité des artistes et de leurs œuvres a conduit le musée à séparer les pièces en espaces individuels. Ces derniers communiquent peu entre eux. Plutôt qu’à un dialogue, on assiste à une suite de monologues qui révèlent les couleurs de chacun. Il appert difficile de faire autrement, mais cette restriction liée au format n’entame en rien le plaisir de déambuler dans ce milieu riche. Puisque (presque) chaque artiste propose plusieurs pièces, le visiteur peut prendre le temps de s’immerger dans les visions qui lui sont offertes.</p>
<p class="MsoNormal">Les installations vidéo sont à l’honneur. Emmanuel Licha, avec son travail de <em>War Tourist</em><span> (2005-2008)</span><em> </em><span>, mérite une attention particulière. Dans ces cinq films, l&#8217;artiste se transforme en touriste se promenant dans les zones ayant défrayé la chronique pour les événements violents qui s’y sont déroulés. Licha embauche ainsi des guides locaux pour lui faire visiter ces lieux qui nous sont devenus familiers par le biais des médias. Se promenant de la Bosnie-Herzégovine à la Nouvelle-Orléans, il prend acte de la présence des « roses de Sarajevo », ces traces laissées par les grenades sur les trottoirs de la ville meurtrie. Si l&#8217;artiste se transforme en touriste voyeur du malheur des autres, l’effet sur le visiteur est moins puissant que celui que Licha devait ressentir en transgressant ainsi les règles invisibles du bon goût. Après le choc initial, on quitte la projection avec l’étrange sensation d’avoir regardé un document qui s’apparente aux reportages télévisés. Dans un monde bombardé d’informations, voilà désormais les humains soumis à la violence transformés en réservoir à images. </span></p>
<p class="MsoNormal">Dans un registre aussi sombre, mais avec un rendu plus léché, on remarquera les films de Patrick Bernatchez. Poétique, <em>I Feel Cold Today</em><span> (2008) se déroule dans un espace à bureau désert dans lequel s’engouffrent vent et neige. Dans un style </span><em>rétroseventies</em><span>, on assiste au balayage de la civilisation par les forces de la nature, tout doucement, tout lentement, mais inexorablement. Dans </span><em>Chrysalide : Empereur</em><span> (2007), c’est à grand renfort de musique puissante que le clown de la chaîne McDonald’s se fait submerger d’eau dans un véhicule stationné. Se noyant dans un liquide pollué par ce qui semble être des condiments de hamburgers, Ronald McDonald n’exprime pas d’émotions. N’empêche, il en suinte un parfum de fin du monde. Ces deux œuvres constituent les premiers volets d’une trilogie devant aboutir en 2009.</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri2.png" alt="" width="375" height="253" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 2.</strong><span> Patrick Bernatchez. <em>I Feel Cold Today</em></span> [image tirée de la vidéo]. 2006. Galerie Donald Brown, Montréal.</p>
<p class="MsoNormal">Dans une pièce sombre située près de l’entrée sont projetés dix films de 57 secondes. Ce format commun permet d’apprécier en quelques minutes la virtuosité de chacun des cinéastes. Quelques-uns de ces artistes sont présents ailleurs dans d’autres salles par le biais d’œuvres plus imposantes. Il s’agit cependant de la seule occasion de voir la trace de Yannick Pouliot. Dans <em>Je te veux</em><span> (2008), il marque sa présence à la Triennale par une capsule filmée de son installation </span><em>Louis XVI : indifférent</em><span> qui était dans le musée plus tôt cette année. On remercie le MACM d’avoir laissé la place à d’autres artistes de la relève, comme Gwenaël Bélanger (</span><em>L’Hameçon</em><span>, 2008) qui s’amuse avec les perceptions des spectateurs, Manon Labrecque qui utilise un banal bâillement pour jouer sur le rythme (</span><em>Contagion</em><span>, 2008) et Louis-Philippe Eno qui crée une métaphore de la vie qui passe à l’aide d’un feu de Bengale (</span><em>Sans titre</em><span>, 2008).</span></p>
<p class="MsoNormal">Il est difficile de manquer le film de Gwenaël Bélanger intitulé <em>Tournis</em><span> (2008), accompagné de l’image </span><em>Le Faux Mouvement</em><span> (2008). Faisant usage avec finesse des codes associés au cinéma, il multiplie les prises de vue d’un même événement qui se déroule avec les mêmes objets. C’est du moins la première impression que le visiteur ressent lorsqu’il observe cette scène de miroirs se fracassant sur un sol d’atelier en ciment. Au fil des minutes, certains détails permettent de distinguer des nuances dans cette scène répétée en boucle. Le bris est constitué d’une multitude de prises de vues qui sont regroupées dans un même mouvement. On n’assiste pas à un bris de miroir mais plutôt à plusieurs bris de plusieurs miroirs. Avec Bélanger, on navigue constamment entre l’objet et son image. Il ouvre la porte au questionnement sur la représentation. Pour faire une analogie avec la linguistique, il s’intéresse au signifié. Si, au premier abord, on ne remarque qu’un miroir en train de se briser, après une étude plus attentive on s’aperçoit que l’artiste a représenté l’idée de miroirs se fracassant sur le sol, d’où l’intérêt de la méthode utilisée. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri3.png" alt="" width="375" height="250" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 3.</strong><span> Vue de l’installation de Gwenaël Bélanger. <em>Tournis</em></span> (gauche) et <em>Le Faux Mouvement</em><span> (droite). 2008. MACM.</span></p>
<p class="MsoNormal">Si Bélanger manipule le langage cinématographique avec doigté, c’est également le cas de Bettina Hoffmann. Ses œuvres <em>Émile 1</em><span> (2008) et </span><em>Émile 2</em><span> (2008) se font face dans une pièce. Le mouvement circulaire de la caméra dans chacune d’entre elles participe à un étrange ballet. Chacun des films représente un groupe, l’un étant composé d’enfants tandis que l’autre est constitué d’adolescents. Utilisant une technique qui s’inspire de la photographie, les acteurs sont saisis sous toutes leurs coutures dans un tournoiement infini. Par l’immobilité des personnages, l’ensemble crée un effet stupéfiant où semblent s’allier photographie et cinéma dans un nouveau langage à la fois immobile et dynamique. Cette prouesse expressive ne demande qu’à être exploitée par l’industrie publicitaire en manque de fraîcheur. Heureusement pour nous, Hoffmann a choisi d’utiliser son talent pour offrir une réflexion sur la place de la nature dans le monde d’aujourd’hui, faisant référence avec habileté au texte de Rousseau sur la jeunesse.</span></p>
<p class="MsoNormal">La transgression des limites entre les genres se trouve également au cœur de l’œuvre d’Adad Hannah. L’artiste d’origine new-yorkaise propose des vidéos qui ressemblent à des photographies. Dans <em>Two Mirrors</em><span> (2008), il filme deux hommes se tenant devant </span><em>Les Ménines</em><span> de Vélasquez au musée du Prado à Madrid. Ajoutant au jeu des réflexions présentes dans la toile du peintre espagnol, ils sont placés à peu de distance du tableau avec un miroir dans les mains. On aperçoit leurs visages imposés sur celui de l’infante. Le tout étant figé dans une fausse immobilité, le visiteur est dès lors hypnotisé par ces visages fixes que des clignements d’yeux animent. Est-ce une photographie filmée ou un film empruntant le langage de la photographie? Où commence l’œuvre de Vélasquez et celle d’Hannah? Ce jeu sur les frontières est parfaitement réussi.</span></p>
<p class="MsoNormal">Le lien avec l’histoire de l’art est également présent dans le travail de Michael Merrill. Dans une série de tableaux intitulée <em>Paintings about Art</em><span> (2005-2007), l’artiste revisite musées et œuvres d’art en les traitant comme des natures mortes. Travaillant à partir de photographies qu’il traduit ensuite avec une peinture aux couleurs à la fois mates et éclatantes, il s’interroge sur le lien entre l’art et le lieu d’exposition dans ses œuvres de petit format. En ce sens, </span><em>Installation (Michel de Broin chez Pierre-François Ouellette, Mtl)</em><span> (2006) a le mérite de sortir du lot. Placée perpendiculairement au mur, cette peinture se dévoile sur ses deux surfaces, évoquant les installations qui s’observent sous plusieurs angles. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri4.png" alt="" width="375" height="284" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 4.</strong><span> Michael Merrill. <em>Collection, Banque Nationale</em></span>. 2007. Collection de la Banque Nationale Groupe Financier.</p>
<p class="MsoNormal">Michel de Broin est présent dans la triennale par une œuvre monumentale, utilisée d’ailleurs dans les communications du musée pour faire la promotion de l’événement. Intitulée <em>Black Whole Conference</em><span> (2006), il s’agit d’une sphère aux lignes géodésiques, composée de chaises de conférence noires. Tel un monde replié sur lui-même, la métaphore se poursuit lorsque chaque siège est vu comme une pièce immanquable de l’ensemble qui serait fragilisé par toute absence. Vue de loin, on dénote une ressemblance déroutante avec le virus du sida. Sur les murs se trouve </span><em>Silent Shouts</em><span> (2008), des fenêtres de tramway récupérées et transformées en </span><em>ready-made</em><span>. Avec leurs graffitis maintenant hors de leur contexte de création, ces cris de protestation contre le système en place résonnent désormais bien faiblement, comme des couinements lointains et inutiles. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri5.png" alt="" width="375" height="251" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 5.</strong><span> Vue de l’installation de Michel de Broin. <em>Black Whole Conference</em></span>. 2005. Collection du MACM et <em>Silent Shouts</em><span>. 2008. Galerie Donald Browne, Montréal.</span></p>
<p class="MsoNormal">Composé de portraits-robots ponctués de sensations, <em>Tous ces visages</em><span> (2007-2008) de Raphaëlle de Groot est le fruit d’un travail patient réalisé dans une galerie d’art. Pour matérialiser cette œuvre, l&#8217;artiste enfilait un masque blanc et, guidée par les indications des visiteurs, elle retraçait sur son visage celui d’un autre, aidée dans son trait par leurs paroles. Une vingtaine de ces masques sont exposés. Par la suite, de Groot a réalisé des portraits retravaillés. On assiste dès lors à un véritable effacement du créateur derrière l’image d’autrui ainsi qu’à la quête impossible des spectateurs cherchant à retrouver l’être cher dans le geste étranger.</span></p>
<p class="MsoNormal">L’humour se pointe dans plusieurs œuvres. Julie Doucet, créatrice de la bande dessinée <em>Dirty Plotte</em><span>, exprime un brin de coquinerie dans la série des </span><em>Pantalitaire</em><span> (2007). Sur le mode du collage, elle réussit à mélanger les réflexions sur la condition humaine sans trop se prendre au sérieux. Adrian Norvid se moque des hippies bedonnants dans </span><em>Hermit Hamlet</em><span> (2008), une satire dans laquelle la corruption et l’impureté sont proposées comme finalité à un mode de vie lié à la sous-culture des États-Unis. Le </span><em>Tchang Tchou Karaoke Lounge</em><span> (2005-2007) de Karen Tam est un succès auprès des enfants. Voulant aborder la question de l’usurpation de l’identité culturelle, l&#8217;artiste recrée un salon à karaoké complet avec ses couleurs kitsch, sa luminosité tapageuse, son microphone et son écran de télévision diffusant des chansons populaires occidentales en chinois. Le discours critique étant peut-être trop subtil pour les petits, il reste à espérer que les grands retiendront du lieu autre chose qu’une pièce sympathique. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri6.png" alt="" width="375" height="572" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 6.</strong><span> Karen Tam. <em>Tchou Tchou Karaoke Lounge</em></span>. 2005-2008. Collection de l’artiste.</p>
<p class="MsoNormal">Les jeux sur les matériaux sont également à l’honneur. Valérie Blass utilise la flexibilité de tubes pouvant se contracter pour influencer la perception des objets ressentie par les visiteurs. Dans <em>Distorsion et alignement animalier</em><span> (2007), des bibelots modulent de longues tiges colorées. On se demande comment l&#8217;artiste est parvenue à réaliser ces perches aux allures zoomorphiques. Les œuvres de Jonathan Plante composées avec du ruban adhésif donnent également des résultats surprenants. La table de travail de </span><em>Treesome</em><span> (2008) transparente, si fragile, attire l’œil par sa pureté.</span></p>
<p class="MsoNormal">Difficile de ne pas mentionner les deux géants de David Altmejd, <em>Le Berger</em><span> (2008) et </span><em>Le Dentiste</em><span> (2008). Dans un amalgame de matériaux desquels s’extirpe une figure pastorale éclatée, au sexe en évidence, au visage effacé, au corps troué et cerné par un escalier miniature en miroir, devant laquelle on ne peut que se perdre en rêveries. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri7.png" alt="" width="375" height="593" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 7.</strong><span> David Altmejd. <em>Le Berger</em></span>. 2008. Andrea Rosen Gallery, New York.</p>
<p class="MsoNormal">D’autres installations surprennent. David Armstrong Six propose une piscine bouillonnante aux lattes de bois trouées dans <em>From Below</em><span> (2008). Dans </span><em>Jeu de blocs</em><span> (2008), Cooke-Sasseville met en dialogue les résidants grandeur nature de quatre appartements qui voient leurs gestes quotidiens transformés par la juxtaposition des scènes. Les visiteurs peuvent également pénétrer dans la </span><em>Factory for a Day</em><span> (2008) de Tricia Middleton. Cette usine délabrée qui semble construite de morceaux de chair humaine se révèle une analogie entre la production industrielle et la production artistique. L’art apparaît comme un produit et l’artiste doit affronter la difficulté quotidienne de réaliser un travail pertinent.</span></p>
<p class="MsoNormal">Pour terminer cette sélection des œuvres de la triennale, mentionnons finalement <em>Vanités 2</em><span> (2007) de Nicolas Baier. Dans cette murale composée de multiples plaques en acier galvanisé transformées en autant de surfaces réfléchissantes, le visiteur voit sa perception des motifs perpétuellement embrouillée par le reflet de sa propre image dans ce verre reluisant. Cette œuvre qui occupe un mur en entier impose dès lors une réflexion sur la place du spectateur dans l’art en soulevant la question de la réception. </span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-08/tri8.png" alt="" width="375" height="319" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figure 8.</strong><span> Nicolas Baier. <em>Vanités 2</em></span> (détail). 2007. Galerie René Blouin, Montréal.</p>
<p class="MsoNormal">La force d’une exposition de ce genre constitue également son point faible. En voulant montrer la créativité qui foisonne dans le milieu artistique québécois (pour ne pas dire montréalais), les commissaires de l’événement ont ratissé large. Dès lors, l’exposition se bâtit autour de personnes dont le seul point commun se trouve d’habiter (ou avoir habité) un territoire à un moment précis. Nous sommes ainsi en présence de voix multiples. L&#8217;angle d’approche tout désigné pour aborder cette <em>Triennale québécoise 2008</em><span> consiste donc à se laisser porter par chaque individu pour être imprégné de sa vision personnelle. Ainsi, il ne sert à rien de chercher un manifeste esthétique au sein de cette exposition puisque les artistes semblent œuvrer en vase clos les uns des autres.</span></p>
<p class="MsoNormal">En un sens, il est fort possible que cette absence d’unité entre les œuvres constitue leur trait commun. Dans un monde composé d’atomes, les grosses molécules sont plus difficiles à se former. Peut-être est-ce là le sens caché à rechercher dans l’utilisation de la phrase du chimiste Lavoisier : <em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme</em><span>. </span></p>
<div>
<hr size="1" />
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1"></a> Josée Bélisle et al., <em>Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La Triennale québécoise 2008</em><span>, catalogue d’exposition (Musée d’art contemporain de Montréal, 24 mai – 7 septembre 2008), Montréal, Musée d’art contemporain de Montréal, 2008, p. 11.</span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2"></a> Josée Belisle, Paulette Gagnon, Pierre Landry et Mark Lanctôt</p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3"></a> Bélisle, <em>op. cit.</em><span>.</span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn4"></a> <em>Ibid</em><span>., p. 36.</span></p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn5"></a> <em>Ibid</em><span>.</span></p>
<p class="MsoFootnoteText"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span>LISTE DES ILLUSTRATIONS</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Figures</strong></p>
<ol type="1">
<li class="MsoNormal">Doyon-Rivest. <em>Logopagus</em><span> [détail]. 2008. Installation comprenant une mascotte double, une œuvre murale, huit épreuves numériques couleur, caméras de surveillance et moniteurs. 240 x 240 x 75 cm (mascotte); 61 x 92 cm chacune (photographies). Collection de l’artiste (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></li>
<li class="MsoNormal">Bernatchez, Patrick. <em>I Feel Cold Today</em><span> [image tirée de la vidéo]. 2006. Film 16 mm transféré sur DVD (14 min). Galerie Donald Browne, Montréal (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></li>
<li class="MsoNormal">Bélanger, Gwenaël. <em>Tournis</em><span> [gauche; image de la vidéo]. 2008. Projection vidéographique en boucle. Collection de      l’artiste. (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). Bélanger, Gwenaël. <em>Le Faux Mouvement</em><span> [droite]. 2008. Impression au jet d’encre. 101 x 807 cm. Collection personnelle de l&#8217;artiste (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></span></li>
<li class="MsoNormal">Merrill, Michael. <em>Collection, Banque Nationale</em><span>. 2007. Gouache vinylique sur contreplaqué. 51 x 68,5 cm. Collection de la Banque Nationale Groupe Financier (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></li>
<li class="MsoNormal">De Broin, Michel. <em>Black Whole Conference</em><span> [gauche]. 2006. 72 chaises. 4 m (diamètre). Musée d’art contemporain de Montréal (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). De Broin, Michel. <em>Silent Shouts, no 7-10 </em><span>[droite]. 2008. Fenêtre de tramway, cadre. 65 x 142 cm par fenêtre. Galerie Donald Browne, Montréal (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></span></li>
<li class="MsoNormal">Tam, Karen. <em>Tchou Tchou Karaoke Lounge</em><span>. 2005-2008. Installation vidéographique interactive, son, incluant mobilier et six vidéogrammes. Collection de l’artiste (photo tirée du Musée d’art      contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></li>
<li class="MsoNormal">Altmejd, David. <em>Le Berger</em><span>. 2008. Bois,      miroir, cristal, crin de cheval et peinture. 365,7 x 152,4 x 121,9 cm. Andrea Rosen Gallery, New York (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)). </span></li>
<li class="MsoNormal">Baier, Nicolas. <em>Vanités 2</em><span> [détail]. 2007.      Impressions au jet d’encre plexiglas, acier galvanisé, vinyle magnétique. 366 x 936 cm. Galerie René Drouin, Montréal (photo tirée du Musée d’art contemporain de Montréal, 2005-2008, </span><em>Salle de presse</em><span>, [en ligne], &lt;http://www.macm.org/fr/&gt;, (page consultée le 5 août 2008)).</span></li>
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		<title>Au fil des clics : Moulin à images, musée naval de Québec, Québec Gold, bilan de la manif d&#8217;art 4, etc.</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 02:36:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>* <em>Le Moulin à Images</em> de l&#8217;équipe de Robert Lepage est projeté depuis hier sur le moulin de la Bunge. Aucune trame narrative mais une suite d&#8217;impressions. Vous trouverez un <a href="http://lacaserne.net/diaporama_fr.php#id=21" target="_blank">diaporama intéressant</a> sur le site d&#8217;Ex Machina.</p>
<p><a href="http://lacaserne.net/diaporama_fr.php#id=21" target="_blank"><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-06/moulin.png" alt="" width="375" height="328" /></a></p>
<p>[<a href="http://lacaserne.net/diaporama_fr.php#id=21" target="_blank">Site d'Ex Machina</a>]</p>
<p>* Le <a href="http://www.mnq-nmq.org/francais/programmation2008/histoire-naval.html#refectoire" target="_blank">Musée naval de Québec</a> gagne à être connu. <a href="http://maps.google.ca/maps?q=mus%C3%A9e+naval+de+qu%C3%A9bec&amp;ie=UTF8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-a&amp;ll=46.81598,-71.207457&amp;spn=0.043642,0.049696&amp;z=14&amp;iwloc=A" target="_blank">Situé dans le Vieux-port</a>, il propose <a href="http://www.mnq-nmq.org/francais/programmation2008/histoire-naval.html#refectoire" target="_blank">deux expositions cet été</a>. <em>Le Réfectoire</em> est une oeuvre d&#8217;Isabelle Laverdière qui interprète les échanges survenus entre les marins ennemis au cours des siècles sur le fleuve Saint-Laurent. <em>Par l&#8217;eau et dans la pierre</em> aborde le développement des ouvrages défensifs de la région. Cette dernière exposition est présentée en collaboration avec le <a href="http://www.museocapitale.qc.ca/006.htm" target="_blank">Musée du Royal 22e Régiment</a> [Citadelle], le <a href="http://www.voltigeursdequebec.net/musee.html" target="_blank">Musée du Régiment les Voltigeurs de Québec</a> [Manège militaire; actuellement fermé pour cause d'incendie] et le <a href="http://www.army.gc.ca/rdechaud/qg-hq/mess-fra.asp" target="_blank">Musée du Régiment de la Chaudière</a>.</p>
<p>* L&#8217;exposition <em>Québec Gold</em> présente 17 artistes québécois à Reims (France) cet été, en collaboration avec <a href="http://www.meduse.org/oeildepoisson/" target="_blank">L&#8217;Oeil de Poisson</a>. Dix-sept artistes sont invités : Jean-Pierre Aubé, Mathieu Beauséjour, BGL, Sylvain Bouthillette, Michel de Broin, Cooke-Sasseville, Doyon-Rivest, Jérôme Fortin, Dominique Gaucher, Pascal Grandmaison, Isabelle Hayeur, Guillaume Lachapelle, Emmanuelle Léonard, Yann Pocreau, <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/tag/yannick-pouliot/" target="_blank">Yannick Pouliot</a>, Michael A. Robinson et Ève K. Tremblay.<br />
Notons que <a href="http://www.micheldebroin.org/" target="_blank">Michel de Broin</a>, Cooke-Sasseville, <a href="http://www.doyon-rivest.com/" target="_blank">Doyon-Rivest</a>, <a href="http://www.isabelle-hayeur.com/" target="_blank">Isabelle Hayeur</a> et Yannick Pouliot font partie de la  <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/05/26/musee-dart-contemporain-de-montreal-quelle-est-la-notoriete-internet-des-artistes-presents/" target="_blank">triennale du Musée d&#8217;art contemporain de Montréal</a>.</p>
<p>* Des oeuvres d&#8217;artistes contemporains sont acquises par <a href="http://www.loto-quebec.com/corporatif/nav/evenements-commandites/collection" target="_blank">Loto-Québec</a> dans le cadre de la <a href="http://www.manifdart.org/pages_fr/manif4.html" target="_blank">Manif d&#8217;art 4</a>. Les oeuvres suivantes ont été acquises: <em>Linéament, la glacier 2</em>, d’Éveline Boulva, <em>Portrait J</em>, d’Ève Cadieux, <em>Mémoire de l’éléphant II (éléphant d’Asie)</em>, de Don Darby, <em>Un, deux, trois…</em> d’Isabelle Véronique, <em>Arbre</em>, de Lucie Lefebvre, <em>Le rêve de Poséidon, le voyage d’Ulysse</em>, de Reno Salvail, <em>Xochitl</em>, d’Helga Schlitter, <em>Coeur Rose</em>, de Bill Vincent et <em>Envol</em>, de Giorgia Volpe. De plus,  Nathalie Thibault et Cooke-Sasseville ont reçu des bourses. Notons que ce dernier fait partie de la  <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/05/26/musee-dart-contemporain-de-montreal-quelle-est-la-notoriete-internet-des-artistes-presents/" target="_blank">triennale du Musée d&#8217;art contemporain de Montréal</a> et, comme mentionné précédemment, ses oeuvres seront exposées à Reims.</p>
<p>* Le <a href="http://www.mmfa.qc.ca/fr/index.html" target="_blank">Musée des beaux-arts de Montréal</a> propose des visites guidées individuelles et gratuites dimanche et mercredi prochain. [<a href="http://www.mmfa.qc.ca/fr/calendrier/calendrier_culturel.sn" target="_blank">détails</a>]</p>
<p>* Le Congrès eucharistique de Québec perturbera la circulation autour du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) dimanche matin. Les heures à éviter : de 7h30 du matin au milieu de l&#8217;après-midi, le dimanche 22 juin 2008.</p>
<p>* Dans le cadre de l&#8217;exposition <em>Le Louvre à Québec</em>, le MNBAQ propose des représentations gratuites du film <em>Louvre, la visite</em>. Les représentations ont lieu à 13h30 et 15h00 aux dates suivantes :<br />
Juin : 15, 18, 22 et 29<br />
Juillet : 2, 9, 13, 20, 23, 27 et 30<br />
Août : 3, 6, 10, 13, 20, 24, 27 et 31</p>
<p>* artv continue sa série originale démocratisant l&#8217;art. Cette semaine: Marcel Lafleur fait de l’aquarelle, de la sculpture et de la poésie. Priscille Martel s’adonne elle aussi à l’aquarelle et à la poésie, mais elle peint principalement des bouts de verre récupérés pour en faire toutes sortes d’objets, dont des colliers. Marcel et Priscille forment un couple pour qui l’art occupe une place primordiale dans leur vie. [<a href="http://www.onesttousdesartistes.tv/" target="_blank">détails</a>]</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-06/artv_tous_artistes.png" alt="" width="235" height="198" /><br />
[<em>On est tous des artistes</em>, artv]</p>
<p>* Le marché de la sculpture contemporaine continue d&#8217;être vigoureux. Par exemple, la sculpture <em>My Lonesome Cowboy</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Takashi_Murakami" target="_blank">Takashi Murakami</a> s&#8217;est vendue pour 13,5 millions de dollars en mai. Artprice propose une <a href="http://web.artprice.com/AMI/AMI.aspx?id=NzI3NDAwNDMyMTY2Njk=" target="_blank">analyse du marché</a>.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-06/murakami.png" alt="" width="354" height="450" /><br />
[Takashi Murakami, <em>My Lonesome Cowboy</em>, 1998, résine epoxy]</p>
<p>* Le Mexique est <a href="http://www.the-art-newspaper.com/cgi-bin/log_click.pl?gl_sub=60265&amp;gl_shid=118&amp;mode=DOENC&amp;log=__LAST_ID__&amp;link_clicked=52616e646f6d495635b92e16cdc1c9fa94e4f4877d2f2f0aaa48e203be27b3e5a9f9e1abc2cc10c43a086abe6b7b8f8528ee3a7cf325681f3edcf61c99fc90cf3d32602f70e7803b" target="_blank">trop petit</a> pour le Guggenheim.</p>
<p>* Le collectionneur Charles Saatchi <a href="http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/visual_arts/article4116649.ece" target="_blank">achète</a> de nombreuses oeuvres de trois finissants en arts visuels.</p>
<p>* Vous passez par  San Francisco? Une exposition sur les femmes impressionnistes débute aujourd&#8217;hui au <a href="http://www.famsf.org/legion/exhibitions/exhibition.asp?exhibitionkey=794" target="_blank">Musée des beaux-arts</a>. Une sélection des oeuvres est disponible sur le <a href="http://picasaweb.google.com/FAMSF1/WomenImpressionists?authkey=rF9yARG8NIo" target="_blank">compte Picasa</a> du Musée.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-06/morisot.png" alt="" width="375" height="311" /><br />
[Berthe Morisot, <em>Intérieur</em>, 1872, huile sur toile]</p>
<p>* Et sur une note plus personnelle, j&#8217;ai terminé mon <a href="http://www.hst.ulaval.ca/Cours/E08/HAR17490.htm" target="_blank">cours d&#8217;été</a> intensif en histoire de l&#8217;art. Intitulé <em>Impression et sensation: aspects de la subjectivité artistique dans la peinture moderne au XIXe siècle</em>, ce fut un approfondissement passionnant sur la peinture de paysage, les Impressionnistes et Cézanne.</p>
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		<title>Triennale du Musée d&#8217;art contemporain de Montréal: Julie Doucet et David Altmejd en tête du buzz sur Internet</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 16:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Musée d&#8217;art contemporain de Montréal propose 135 oeuvres créées par 38 artistes dans le cadre de sa triennale intitulée «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». À l&#8217;occasion de cet événement, je me suis demandé quelle était la présence sur le Web de chacun de ces artistes. Pour arriver à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://www.macm.org/fr/" target="_blank">Musée d&#8217;art contemporain de Montréal</a> propose 135 oeuvres créées par 38 artistes dans le cadre de sa <a href="http://www.macm.org/fr/expositions/49.html" target="_blank">triennale</a> intitulée «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». À l&#8217;occasion de cet événement, je me suis demandé quelle était la présence sur le Web de chacun de ces artistes.</p>
<p>Pour arriver à <strong>classer les artistes selon leur notoriété Internet</strong>, j&#8217;ai choisi trois critères: le nombre de liens tels que trouvés par Google, la gestion des noms de domaine [du type nom_artiste.com] et la présence ou non d&#8217;article dans l&#8217;encyclopédie en ligne Wikipedia.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/Doucet.png" alt="" width="375" height="370" /><br />
[Julie Doucet, <em>Le Pantalitaire 2</em>, 2007, 8 collages, 30 x 137,1 cm]</p>
<p><strong>Le titre de reine de la notoriété dans Internet est attribué à Julie Doucet</strong>. Avec <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22julie+doucet%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">63,000 liens</a> sur son nom, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Julie_Doucet" target="_blank">4 articles</a> dans Wikipedia, un site Internet possédé par <a href="http://www.beguiling.com/" target="_blank">un éditeur</a> et un <a href="http://juliedoucet.net/" target="_blank">site officiel</a>, on peut dire sans gêne que l&#8217;artiste est connue sur le Web, principalement à cause de ses <a href="http://www.amazon.com/New-York-Diary-Julie-Doucet/dp/1896597246" target="_blank">bandes dessinées</a>.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/Altmejd.png" alt="" width="375" height="593" /><br />
[David Altmejd, <em>Le Berger</em>, 2008, bois, miroir, cristal, crin de cheval et peinture, 365,7 x 152,4 x 121,9 cm; avec l'aimable autorisation de la Andrea Rosen Gallery; photographie: Ellen Page Wilson]</p>
<p>Accompagnant Julie Doucet au sommet de la notoriété sur Internet, <strong>David Altmejd se classe bon deuxième</strong>, avec <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22David+Altmejd%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">51,400 liens</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Altmejd" target="_blank">3 articles</a> dans Wikipedia et un site <a href="http://who.godaddy.com/WhoIs.aspx?domain=davidaltmejd.com&amp;prog_id=godaddy" target="_blank">cybersquatté</a>.</p>
<p>Parmi les autres résultats de cette étude sans prétention, je remarque que de nombreux artistes possèdent un site Internet bien réalisé: <a href="http://www.NicolasBaier.com" target="_blank">Nicolas Baier</a>, <a href="http://www.gwenaelbelanger.com" target="_blank">Gwenaël Bélanger</a>, <a href="http://www.PatrickBernatchez.com" target="_blank">Patrick Bernatchez</a>, <a href="http://www.micheldebroin.org/" target="_blank">Michel de Broin</a>,  <a href="http://www.RaphaelledeGroot.net" target="_blank">Raphaëlle de Groot</a>, <a href="http://www.manondepauw.com/" target="_blank">Manon De Pau</a>, <a href="http://www.Doyon-Rivest.com" target="_blank">Doyon-Rivest</a>, <a href="http://www.RomeoGongora.com" target="_blank">Romeo Gongora</a>, <a href="http://www.adadhannah.com/" target="_blank">Adad Hannah</a>, <a href="http://www.Isabelle-Hayeur.com" target="_blank">Isabelle Hayeur</a>, <a href="http://www.BettinaHoffmann.net" target="_blank">Bettina Hoffmann</a>, <a href="http://www.LynneMarsh.net" target="_blank">Lynne Marsh</a>, <a href="http://www.SergeMurphy.com" target="_blank">Serge Murphy</a>, <a href="http://www.JocelynRobert.com" target="_blank">Jocelyn Robert</a>.</p>
<p>Fait surprenant: <strong>certains artistes préfèrent le .net ou le .org plutôt que le .com</strong> même lorsque ce dernier est disponible. C&#8217;est le cas de Michel de Broin, Raphaëlle de Groot et Bettina Hoffmann.</p>
<p>Notons finalement que David Ross et Carlos Sanchez ont été exclus du classement. En effet, leurs noms sont également ceux de personnalités connues dans d&#8217;autres domaines, ce qui perturbe grandement les données.</p>
<p><strong>Palmarès de la notoriété Internet des artistes de la Triennale de MACM</strong></p>
<p>Julie Doucet : 11,30<br />
David Altmejd: 9,14<br />
Michel de Broin: 2,85<br />
Isabelle Hayeur: 2,70<br />
Jocelyn Robert: 2,42<br />
Lynne Marsh: 2,15<br />
Adad Hannah: 2,03<br />
Bettina Hoffmann: 1,60<br />
Nicolas Baier: 1,37<br />
Michael Merrill:  1,26<br />
Jason Sanchez: 1,23<br />
Gwenaël Bélanger: 1,15<br />
Patrick Bernatchez: 1,09<br />
Doyon-Rivest: 1,08<br />
Raphaëlle de Groot: 1,08<br />
Serge Murphy: 1,06<br />
Manon De Pauw: 1,06<br />
Romeo Gongora: 1,01<br />
Charles Guilbert: 0,70<br />
Yannick Pouliot, WWKA, Louis-Philippe Eno, Chih-Chien Wang, Stéphane Gilot, Etienne Zack, Cooke-Sasseville, Emanuel Licha, Manon Labrecque, Cynthia Girard, Karen Tam, Tricia Middleton, Jon Knowles, David Armstrong Six, Patrick Coutu, Valérie Blass, Anthony Burnham, Jonathan Plante, Adrian Norvid suivent dans l&#8217;ordre avec moins de 0,5.</p>
<p><strong>Méthodologie</strong></p>
<p>Le nom de l&#8217;artiste ainsi que le terme <em>art</em> ont été entrés dans l&#8217;engin de recherche Google. J&#8217;ai obligé l&#8217;engin de recherche à inclure le terme <em>art</em> dans chacune des pages trouvées afin d&#8217;éviter que des artistes ayant des homonymes oeuvrant dans d&#8217;autres domaines soient privilégiés.</p>
<p>Les cinq premiers résultats sont les suivants:<br />
David Ross: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22David+Ross%22+%2Bart+&amp;btnG=Search" target="_blank">163,000 liens</a><br />
Carlos Sanchez: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Carlos+Sanchez%22+%2Bart+&amp;btnG=Search" target="_blank">148,000 liens</a><br />
Julie Doucet: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22julie+doucet%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">63,000 liens</a><br />
David Altmejd: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22David+Altmejd%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">51,400 liens</a><br />
Michel de Broin: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Michel+de+Broin%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">28,500 liens</a></p>
<p>Les cinq derniers résultats sont les suivants:<br />
Valérie Blass: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Val%C3%A9rie+Blass%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">360 liens</a><br />
Anthony Burnham: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Anthony+Burnham%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">334 liens</a><br />
Romeo Gongora: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Romeo+Gongora%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">132 liens</a><br />
Jonathan Plante: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Jonathan+Plante%22+%2Bart+&amp;btnG=Search" target="_blank">120 liens</a><br />
Adrian Norvid: <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Adrian+Norvid%22+%2Bart+&amp;btnG=Search" target="_blank">48 liens</a></p>
<p>Chaque dizaine de milliers de liens donnait un point. Ainsi 163,000 liens attribuait 16,3 points.</p>
<p>La présence d&#8217;articles dans Wikipedia donnait un point par langue de rédaction.</p>
<p>Les noms de domaine achetés par une tierce personne donnait un point. David Altmejd et Lynne Marsh ont «bénéficié» de cette notoriété involontaire.</p>
<p>La présence d&#8217;un site Internet officiel donnait un point.</p>
<p>Il convient de noter que ce classement n&#8217;a aucune prétention scientifique. <strong>Il s&#8217;agit de refléter le buzz Internet selon des critères personnels à l&#8217;auteur de ce blogue.</strong></p>
<p>Chacun des composants des scores peut être facilement critiqué. Ainsi, Paris Hilton obtient <a href="http://www.google.com/search?num=50&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;q=%22Paris+Hilton%22+%2Bart&amp;btnG=Search" target="_blank">3,3 millions de liens</a>, même lorsqu&#8217;on lie son nom au mot «art». De plus, les résultats chez Google varient selon les serveurs sur lesquels la recherche est effectuée. Pour être plus efficace, j&#8217;aurais dû utiliser <a href="http://www.seochat.com/seo-tools/multiple-datacenter-google-search/" target="_blank">un outil de recherche</a> qui fouille les différents centres de données de Google mais bon&#8230;</p>
<p><strong>Au final, rien ne vaut une visite au musée pour laisser tomber le buzz et alimenter sa propre réflexion!</strong></p>
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		<title>Le Musée d’art contemporain et Télé-Québec exposent et diffusent 10 capsules vidéo</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2008 15:13:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Bettina Hoffmann]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Guilbert]]></category>
		<category><![CDATA[Chih-Chien Wang]]></category>
		<category><![CDATA[Gwenaël Bélanger]]></category>
		<category><![CDATA[Louis-Philippe Eno]]></category>
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		<category><![CDATA[Musée d'art contemporain de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Bernatchez]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[Télé-Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Tricia Middleton]]></category>
		<category><![CDATA[Yannick Pouliot]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux grandes sociétés d’État du Québec, le Musée d’art contemporain de Montréal et Télé-Québec, mettent en commun leur expertise pour produire, diffuser et exposer 10 capsules vidéo d’artistes québécois parmi les plus prometteurs. Les deux sociétés d’État ont élaboré le meilleur scénario possible pour mettre en valeur la création d’artistes québécois à qui l’on a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux grandes sociétés d’État du Québec, le Musée d’art contemporain de Montréal et Télé-Québec, mettent en commun leur expertise pour produire, diffuser et exposer 10 capsules vidéo d’artistes québécois parmi les plus prometteurs.</p>
<p>Les deux sociétés d’État ont élaboré le meilleur scénario possible pour mettre en valeur la création d’artistes québécois à qui l’on a demandé de créer  10 capsules vidéo d’une minute. La nature même de ce médium permettra la diffusion des œuvres en format d’exposition, en format télévisuel et sur Internet. À compter d’aujourd’hui, 14 mai 2008, les œuvres vidéographiques seront diffusées en alternance sur les ondes de Télé-Québec ainsi que sur son site Internet à <a href="http://www.telequebec.tv/">www.telequebec.tv</a> et ce jusqu’au 7 septembre. Puis, du 24 mai au 7 septembre,  elles seront présentées dans le cadre de la première <em>Triennale québécoise</em> du Musée d’art contemporain.<br />
<strong>Dix capsules</strong></p>
<p>Les artistes participants sont tous issus du milieu des arts visuels et intègrent la création médiatique dans leur pratique. Ils avaient carte blanche quant au contenu et au scénario de leur capsule vidéo. Le résultat est saisissant, mystérieux, déroutant et extrêmement varié. La diffusion de ces œuvres au moment des pauses publicitaires introduira un élément d’étrangeté dans la programmation télévisuelle et dans la réception des auditeurs. Vous pourrez ainsi voir des œuvres de :</p>
<p>Gwenaël Bélanger, <em>L’Hameçon</em><br />
Patrick Bernatchez, <em>Pluton</em><br />
Louis-Philippe Eno, <em>Sans titre</em><br />
Charles Guilbert et Serge Murphy, <em>Une flamme dans l’univers</em><br />
Bettina Hoffmann, <em>Effleurer</em><br />
Manon Labrecque, <em>Contagion</em><br />
Lynne Marsh, <em>One-Minute Camera Opera</em><br />
Tricia Middleton, <em>Déclins</em><br />
Yannick Pouliot, <em>Je te veux</em><br />
Chih-Chien Wang, <em>Broth 01</em></p>
<p>…toutes de 2008 et créées pour le projet.</p>
<p>Dans <em>L’Hameçon</em>, Gwenaël Bélanger nous accroche à un ventilateur dans une spirale qui met notre perception en déroute ; avec <em>Pluton</em>, Patrick Bernatchez nous entraîne dans un duel de fin du monde entre un cosmonaute et une force d’une autre dimension ; à l’aide d’un simple feu de Bengale, Louis-Philippe Eno fait défiler dans <em>Sans titre</em> le film d’une vie ; <em>Une flamme dans l’univers</em> de Charles Guilbert et Serge Murphy nous entraîne dans une quête existentielle autour d’un monologue et d’un sac blanc ; <em>Effleurer</em> de Bettina Hoffmann tourne autour d’un groupe figé dans le temps, reconstituant l’immobilité de la photographie mais avec la densité d’une sculpture en haut-relief ; Manon Labrecque espère, avec <em>Contagion</em>, amener les spectateurs à bailler à leur tour ; Lynne Marsh met en abîme l’espace télévisuel même dans <em>One-Minute Camera Opera</em> ; usant de fondus séduisants, <em>Déclins</em> de Tricia Middleton enchaîne des images allant du quotidien le plus banal au sublime ; <em>Je te veux</em> de Yannick Pouliot est une enfilade d’allers et retours, de temps suspendu, dans un labyrinthe à la fois meublé et vide de présence humaine ; la boucle se boucle avec <em>Broth 01</em> de Chih-Chien Wang puisqu’il y est question justement de pause, de décalage dans le temps et dans l’espace…</p>
<p><strong>Un projet dédié à la création d’ici</strong></p>
<p>Marc Mayer, directeur général du Musée d’art contemporain, et Michèle Fortin, présidente-directrice générale de Télé-Québec, se réjouissent que ce projet conjoint et innovateur, entièrement dédié à la création, se soit concrétisé. Pour Marc Mayer, « ce formidable projet nous permet de sortir des lieux convenus de l’art contemporain et de promouvoir les arts visuels dans les médias ». De son côté, Michèle Fortin est fière de cette belle association et du fait que les ondes de Télé-Québec offriront une vitrine culturelle supplémentaire à des œuvres qui sont le fruit de créateurs d’ici. Après la <em>Triennale</em>, les œuvres seront intégrées à la Collection du Musée d’art contemporain et deviendront patrimoine national. Ces vidéos d’art feront également partie de l’inventaire de Télé-Québec qui pourra éventuellement les rediffuser.</p>
<p>À lire également:</p>
<p>* Un billet sur le projet de maîtrise en art visuels de <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/03/22/gwenael-belanger-a-la-galerie-de-luqam/" target="_blank">Gwenaël Bélanger</a><br />
* Un compte rendu de l&#8217;<a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/04/03/musee-dart-contemporain-de-montreal-yannick-pouliot-arnaud-maggs-et-tseng-yu-chin/" target="_blank">exposition Yannick Pouliot</a> au Musée d&#8217;art contemporain de Montréal</p>
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