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	<title>Marc Gauthier &#187; Ubu Web</title>
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	<description>Mon espace consacré à l&#039;art et à son histoire. Point focal: Québec.</description>
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		<title>Erick D&#8217;Orion élabore sur son inspiration pour les Excavations sonores chez AVATAR</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 22:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[2000+]]></category>
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		<description><![CDATA[Au cinéma, la scène est mythique: un monolithe noir apparaît, éclairé comme un monument divin, le tout accompagné par une musique orchestrale imposante. Il s&#8217;agit de la scène du film 2001: L&#8217;Odyssée de l&#8217;espace que tout le monde connaît.  Erick d&#8217;Orion rend hommage au compositeur responsable de cette oeuvre sonore désormais classique, Györgi Ligeti. Dans Déréliction, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ca.youtube.com/watch?v=jBT__4ldjAs" target="_blank"><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-11/requiem.jpg" alt="" width="375" height="301" /></a></p>
<p>Au cinéma, <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=jBT__4ldjAs" target="_blank">la scène est mythique</a>: un monolithe noir apparaît, éclairé comme un monument divin, le tout accompagné par une musique orchestrale imposante. Il s&#8217;agit de la scène du film <em>2001: L&#8217;Odyssée de l&#8217;espace</em> que tout le monde connaît. </p>
<p>Erick d&#8217;Orion rend hommage au compositeur responsable de cette oeuvre sonore désormais classique, Györgi Ligeti. Dans <em>Déréliction</em>, il évoque ainsi la méditation et la contemplation face au néant. </p>
<p>L&#8217;artiste a également crée une seconde oeuvre intitulée <em>Radiations</em>. En partant d&#8217;une anecdote sur les radiations émises par son téléphone cellulaire, l&#8217;artiste est parvenu à créer un appareil qui exploite cette matière brute et qui la transforme en son. Jouant sur la notion de vibration &#8211; également associée aux portables &#8211; il a monté une oeuvre sonore qui marie bols de cuisine en acier inoxydable, moteurs 12 volts et ondes électromagnétiques.</p>
<p>Ce travail sonore est présenté dans le cadre de la série <em>Excavations sonores</em>. Proposée par AVATAR du Complexe Méduse, il s&#8217;agit d&#8217;une <a href="http://ca.youtube.com/watch?v=6gtQPkbd81s&amp;feature=related" target="_blank">création originale et complexe</a>. Il est bien évident que l&#8217;ensemble demande un effort d&#8217;écoute pour un public qui n&#8217;est pas habitué à ce type de travail. Au premier abord, il semble facile de classer ce genre de travail dans la catégorie du bruit.</p>
<p>Pourtant, si on se laisse aller, qu&#8217;on ferme ses yeux et qu&#8217;on ouvre son esprit, le rythme nous envahit. Je vous invite à tenter l&#8217;expérience car les oeuvres sont disponibles sur Internet dans le site du <em><a href="http://lenomdelachose.org/excavationsonore/" target="_blank">Nom de la chose</a></em>, <em>Radiations</em> les premières 18 minutes, <em>Déréliction</em> par la suite; cette seconde oeuvre est plus méditative.</p>
<p>En écoutant le travail d&#8217;Érick D&#8217;orion, on se laisse porter par sa cadence et son intensité. L&#8217;artiste crée un mouvement, il parvient à communiquer avec nous par le biais du son. À la limite, en jouant avec des moteurs qui font vibrer des culs-de-poule, il joue avec le coeur de l&#8217;entendeur. </p>
<p>Ces oeuvres musicales sont tout sauf pépères. Elles demandent une ouverture, une curiosité face à l&#8217;exploration et à l&#8217;expérimentation. Il s&#8217;agit pourtant de musique d&#8217;ascenseur, en un sens, puisqu&#8217;elles sont jouées dans l&#8217;appareil élévateur du Complexe Méduse pendant le mois de novembre. C&#8217;est une expérience que je vous invite à vivre comme une installation sonore. La musique des autres ascenseurs vous semblera encore plus ennuyante.</p>
<p>Erick D&#8217;Orion a donné une conférence aujourd&#8217;hui sur sa participation aux <em>Excavations sonores</em>, à laquelle j&#8217;ai participé. Je fournis ici <a href="http://ca.youtube.com/watch?v=izaqrwa-c1M" target="_blank">un extrait vidéo</a> de cet événement &#8211; il s&#8217;agit du moment où l&#8217;artiste répond à ma question sur son inspiration pour ses oeuvres. Il faut me pardonner la qualité médiocre de l&#8217;enregistrement, mais elle s&#8217;améliore quelques secondes après le début de l&#8217;entretien. J&#8217;ai transcrit, sous la vidéo, l&#8217;essentiel des propos de l&#8217;artiste sur ses créations.</p>
<p><a href="http://ca.youtube.com/watch?v=izaqrwa-c1M" target="_blank"><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-11/youtube_dorion.jpg" alt="" width="375" height="517" /></a></p>
<p>- « Quelle est l&#8217;inspiration des deux excavations sonores? »</p>
<p>- « Pour la première pièce, qui est <em>Radiations</em>, c&#8217;est un peu la réflexion dont je parle dans le vidéo. Je me suis aperçu que le téléphone cellulaire sur moi, ça fait des buzz. Du coup, c&#8217;est sûr que des réflexions se font. On est présentement à l&#8217;Université [Laval] et c&#8217;est wi-fi. Du coup, c&#8217;est une réflexion sur les radiations puis sur le rayonnement dans lesquels on est. Ça, c&#8217;est une partie. »</p>
<p>« La deuxième partie, <em>Déréliction</em>, c&#8217;est un hommage au compositeur Ligeti qui est une influence marquante pour moi. Ligeti, vous en avez entendu parlé, vous en avez écouté certainement, mais vous ne le saviez pas. C&#8217;est <em>2001: L&#8217;Odyssée de l&#8217;espace</em> quand le monolithe arrive, l&#8217;espèce de composition, le chant choral hyper-abstrait &#8211; ça, c&#8217;est du Ligeti. On entend du Ligeti dans <em>Eyes Wide Shut</em>. Dans plusieurs films de Stanley Kubrick, on entend du Ligeti, qui est un compositeur majeur du 20e siècle. Il a fait également <em>Poème pour 100 métronomes</em> qui est une pièce qui dure dix minutes. Il a utilisé cent métronomes et il les a partis en même temps. »</p>
<p>« La pièce <em>Déréliction</em>, c&#8217;est un clin d&#8217;oeil à ma façon &#8211; j&#8217;aimerais avoir les prétentions de ressembler à du Ligeti, mais pas du tout &#8211; à son <em>Requiem</em>, mais également à la pièce <em>Lontano </em>(?) qui est un moment contemplatif. La pièce peut durer deux minutes comme elle pourrait durer cinq jours. C&#8217;est quelque chose où tu te laisses bercer. »</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-11/dorion.jpg" alt="" width="375" height="287" /><br />
<span style="color: #999999;">[Erick D'Orion]</span></p>
<p>« Dernièrement, quand AVATAR a mis la pièce sur le site, j&#8217;ai réécouté la pièce depuis peut-être un an et demi. C&#8217;est quelque chose comme processus créatif, quand tu es dans un projet et que tu ne sais même plus pourquoi tu le fais, que tu es écoeuré, et tu finis. À un moment donné, tu as comme envie de t&#8217;en débarrasser et de passer à autre chose. C&#8217;est là qu&#8217;habituellement, tu t&#8217;allumes une cigarette. [Rires] C&#8217;est le recul que ça te prend à un moment donné. Dans des oeuvres un peu plus ardues comme ça, c&#8217;est du temps que ça prend. »</p>
<p>« Donc, depuis qu&#8217;elle avait été composée, je ne l&#8217;avais pas réécoutée. Et puis paf!, je l&#8217;ai écoutée et j&#8217;ai fait: &laquo;&nbsp;Ah oui! C&#8217;est pour ça que je l&#8217;ai composée!&nbsp;&raquo; Cette pièce-là est vraiment un hommage à Ligeti. »</p>
<p>Notons finalement que l&#8217;artiste travaille également sur <em><a href="http://erickdorion.com/fr/oeuvres/installation/" target="_blank">Autour de Duchamp, phase I</a></em>, une installation mariant tourne-disques, hauts-parleurs et échiquier!</p>
<p>Liens utiles:<br />
* Le <a href="http://www.erickdorion.com/" target="_blank">site d&#8217;Érick D&#8217;Orion</a><br />
* <em>Le Nom de la chose</em>, où on peut <a href="http://lenomdelachose.org/excavationsonore/" target="_blank">écouter</a> ses <em>Excavations sonores</em> intitulées <em>Radiations</em> et <em>Déréliction</em> <br />
* Sur <a href="http://ca.youtube.com/watch?v=6gtQPkbd81s&amp;feature=related" target="_blank">YouTube</a>, Erick D&#8217;Orion présente la technique derrière <em>Radiations</em><br />
* Sur <a href="http://www.ubu.com/film/ligeti_metro.html" target="_blank">Ubu Web</a>, <em>Le Poème symphonique pour 100 métronomes</em> de Lugeti <br />
* Sur <a href="http://www.ubu.com/film/ligeti_follin.html" target="_blank">Ubu Web</a>, un documentaire de 64 minutes en français sur Lugeti</p>
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