Archive for the tag 'Toronto'

* Une carte de la vallée du Saint-Laurent, dessinée par Samuel de Champlain en 1612, est vendue plus de 210,000$ cette semaine. On ignore tout de l’acheteur. On peut voir la carte ici.

* Une nouvelle installation sonore par Ingrid Bachmann à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval a été inaugurée cette semaine. La Symphony for 54 Shoes (Distant Echoes) propose « 27 paires de chaussures, objets trouvés, usés, dont la semelle est munie de plaques rappelant les souliers de claquettes. On sera étonnés de voir ces chaussures s’animer, indépendamment les unes des autres. Leur mouvement suit un rythme apparemment aléatoire dont l’effet sonore est enveloppant ». Jusqu’au 14 décembre 2008. [détails

* Guy Laliberté, du Cirque du Soleil, prête de nouvelles oeuvres au Musée des beaux-arts de Montréal pour l’exposition d’objets africains. Le musée comme faire-valoir d’une collection personnelle, comme à la bonne vieille époque…

* La ministre de la Culture Christine Saint-Pierre octroie de nouvelles sommes pour le Volet numérique du PADISQ. Avis aux intéressées [1]! 

* Inauguration d’une exposition sur la maison de Serge Lemoyne à Montréal. 

* Leonard Cohen, dessinateur.

* La photographe Elena Willis reçoit le Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec, en collaboration avec la ville de Laval.

* Des oeuvres canadiennes sont en vente cette semaine à Toronto. À surveiller: Jean-Paul Riopelle (entre 1 et 1,5 millions de dollars demandés), Emily Carr (de 900,000 à 1,2 million de dollars), Refus Global (entre 8,000 et 10,000 dollars).  Quels seront les résultats dans un marché baissier?

* La SODEC a reçu deux collaborateurs du Tribeca Film Festival pour proposer des oeuvres québécoises.

* Le Globe and Mail propose un tour virtuel des nouveaux locaux de l’Art Gallery of Ontario.

* L’Île-du-Prince-Edouard va se doter d’un musée provincial d’envergure.

* Google Earth nous permet de visiter la Rome antique!

* Une blogueuse américaine canadienne vivant à New York (merci Paddy pour la correction!) reçoit une mise en demeure pour l’utilisation d’une image réalisée par Helmut Newton. Et le Fair Use américain dans tout ça? Art Fag City persiste et signe.  

* Le gouvernement ukrainien dit Niyakyy! aux Allemands pour le retour d’oeuvres spoliées par les Soviétiques à la fin de la Seconde Guerrre mondiale. [niyakyy = non ukrainien]


Palais des Tuileries, Paris, 1871 [source: WikiCommons]

* En France, on parle de plus en plus de reconstruire le Palais des Tuileries, situé tout près du Louvre et rasé en 1883. Un mouvement d’opposition s’organise contre cette initiative, mené par LibérationConnaissance des arts et La Tribune de l’art. Plus de vingt journalistes spécialisés ont déjà signalé leur désaccord face à cette approche de «disneyfication» du patrimoine. Le mouvement devrait s’étendre par la suite aux historiens de l’art. Un blogue a été lancé sur le sujet.

* Parlant du Louvre et de La Tribune de l’art, cette dernière a été invitée à la «conférence-débat» autour du projet du Louvre à Abou Dhabi. Les questions autour du régime féodal en place ou de la manière de traiter les questions religieuses auraient causé un embarras au personnel du Musée. 

- NOTE - 

1. Le féminin est utilisé ici pour alléger le texte. Ce n’est pas toujours le masculin qui doit faire office d’épicène.


[source: wikimedia commons]

* Vous êtes un camionneur et vous désirez faire une farce à vos amis. Que faites-vous? Vous achetez une peinture bizarre pour 5 dollars dans une boutique de prêt sur gages, évidemment. Heureuse surprise lorsque ce tableau se révèle être un Jackson Pollock évalué à 50 millions de dollars, maintenant en vente à Toronto.

* Le montréalais Benoît Paquin remporte le Prix Pictet de photographie pour sa série sur les tempêtes de sable en Chine. Les photographies sont disponibles ici. La distinction s’accompagne d’un montant de 40,000 francs suisses, soit environ 100,000 dollars canadiens.

* La CBC se fait reprocher de rarement avoir des images pour accompagner ses textes de nouvelles. Dernier exemple: l’authentification de deux portraits peints par Van Gogh.

* C’est arrivé près de chez vous: Elektra_lab a eu lieu en fin de semaine dernière à Montréal sur la nouvelle façon de faire de l’art à l’aide des technologies disponibles.

* L’Art Gallery of Toronto reçoit un don avec date de péremption. L’institution parle de l’inauguration d’un nouveau type de philanthropie.

* Ka-Ching! Christo et Jeanne-Claude devraient emballer la rivière Arkansas en 2012, au grand plaisir de l’industrie touristique.

* La foire du marché de l’art contemporain de Berlin s’ouvre dans l’optimisme, malgré le climat économique actuel.

* Certains musées publient dans Internet des catalogues d’exposition qui ne sont plus disponible sur papier, à la Google Book. Le Los Angeles County Museum of Art a récemment rendu public (à l’aide d’un fichier pdf) un catalogue de 1967, sans frais. [via modern art notes]

* Danielle Julian-Norton, la Richard Serra du savon. [via c-monster]

* La Chine devrait avoir son musée d’art contemporain d’envergure internationale d’ici 2010.

* ArtReview publie la liste des 100 personnalités artistiques les plus «puissantes» de 2008. Ô suspense, qui est le premier… La liste complète est disponible sur le site du magazine.

* Un petit rappel des promesses électorales des partis fédéraux en culture.

* Les artistes canadiens aimeraient bien garder la pression sur le gouvernement Harper concernant les coupures en culture, même si les élections sont maintenant passées.

* Dernière fin de semaine pour Passagers / Passengers [Québec], pour les intéressés.

* La Galerie Jean-Pierre Valentin [Montréal] propose une rétrospective d’oeuvres de Jean Dallaire qui sont conservées dans des collections privées. Jusqu’au 4 novembre. 

* La culture du kitsch: une exposition sur le karaoke est un succès à Toronto.

* La Régie du cinéma s’associe à la Cinémathèque québécoise pour la tenue de quatre événements: Johnnie To [rétrospective des films et exposition de photos (en collaboration avec le festival Fantasia, du 9 au 20 juillet],  Du praxinoscope au cellulo - un demi-siècle d’animation en France, Spécial Cinéma chinois & Rétrospective des oeuvres de Denis Côté.

* Verrons-nous un jour les conservateurs de musées du Québec faire les mannequins? Le désirons-nous réellement?

* Anthony Caro intègre ses oeuvres dans une église gothique française.

* Le Toronto Art Fair aurait souffert des conditions difficiles du marché actuel, selon l’économiste Don Thompson.

* Des dessins de Picasso saisis à la douane suisse, une gravure de Goya retrouvée par la police.


[Christian Marclay, David Bowie de la série Body Mix, 1991, pochettes de disques et fil de coton, 74,9 x 33,7 cm, Collection de Steven Johnson and Walter Sudol, New York, © C. Marclay. Avec l’aimable permission de l’ artiste et de la Paula Cooper Gallery, New York] 

* L’exposition Sympathy for the Devil : Art et rock and roll depuis 1967 au Musée d’art contemporain de Montréal débute ce vendredi. Il s’agit du seul arrêt canadien d’une exposition déjà présentée au Museum of Comtemporary Art de Chicago. 

* Le Québec aura un studio d’artiste à Londres en 2009 selon une nouvelle entente entre le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Arts Council England.

* Le Musée de la Civilisation de Québec lance Le Code perdu, un site ludique.

* Le Québec sera l’invité d’honneur au Salon des métiers d’art et de création de Paris en décembre.

* La construction au 2.22 Sainte-Catherine, à Montréal, débuterait en mai 2009.

* Le Musée [...] du Québec est hôte du colloque intitulé Musées : Horizons du XXIe siècle dans le cadre des 21e Entretiens Jacques-Cartier.

* Un artiste innu d’Iqaluit vend ses oeuvres sur eBay avec beaucoup de succès.

* Ryerson University, à Toronto, embauche un nouveau directeur pour sa galerie de photographies. 

* Qui eût cru que Pamela Anderson avait une collection d’art?

* Paris rend hommage à Picasso avec trois expositions simultanées au Musée du Louvre, au Grand Palais et au Musée d’Orsay. Les assurances sont élevées.

* Le David de Michel-Ange serait menacé par les touristes, selon l’International Institute for Conservation. L’organisation a aussi tenu une table ronde sur les dangers que représente le réchauffement climatique sur les collections muséales.

* Observez l’influence de la Guerre froide sur l’art grâce à un diaporama.

* L’art comme outil diplomatique: la Syrie a sa première exposition composée d’oeuvres prêtées.

* Les Sims + art contemporain = My Own Art Collection, une initiative anglaise pour inviter les gens à collectionner les oeuvres d’art contemporain.


[source: wikipedia.org]

* Le visiteur observe La Joconde pendant 25 secondes. Comment transformer cette expérience éphémère en rituel significatif? C’est l’une des questions soulevée lors de la Conférence internationale sur le tourisme culturel qui s’est tenue à Montréal la semaine dernière. Le site de Radio-Canada propose une série d’extraits sonores et un excellent dossier sur l’événement. 

* Le catalogue d’Intrus/Intruders [critique], l’exposition du Musée national des beaux-arts du Québec, est maintenant disponible. Si vous le trouvez dans la boutique en ligne du Musée, signalez-le-moi!

* L’exposition Yves Saint-Laurent du Musée des beaux-arts de Montréal a accueilli 140,000 visiteurs.

* Comme prévu, l’exposition Le Louvre à Québec [critique] continue d’être populaire. Le seuil du 400,000e visiteur a été franchi jeudi, le 2 octobre dernier. Hélène Lamoureux est l’heureuse élue.

* Parlant du Louvre, son antenne d’Abou Dhabi pourrait se garnir des réserves des autres musées sous le couvert de la protection des collections. Détails sur le site de La Tribune de l’art.

* Un million de personnes participent à la Nuit blanche de Toronto. Le collectif bgl avait une installation dans la Ville-Reine. 


[Image : Spiral Jetty, Robert Smithson, en date du 17 avril 2004, Wikipedia]

* Modern Art Notes a publié une série d’articles à lire sur la Spiral Jetty de Robert Smithson.

* Le marché de l’art suit les marchés boursiers: en baisse.

* Certains bateaux de croisière se transforment en musées flottants. Joan Blackman, de International Corporate Art, trouve les oeuvres et les place sur les paquebots de Royal Carribean. Les thèmes privilégiés? Eau, terre, feu, air. En 15 ans, c’est 100M$ en valeur qui s’est ajouté en oeuvres d’art, dont un Botero. [vidéo

* La villa Savoye de Le Corbusier a été réalisée en Lego!

Une exposition à saveur historique est souvent conditionnée par le lieu dans lequel elle se retrouve. Un fusil fortement ornementé n’aura pas la même réception s’il se trouve dans un musée militaire que s’il est exposé dans un musée des arts décoratifs. Ce principe du lieu conditionnant le contenu est mal exploité dans Shalom Québec - Plusieurs fibres, une même étoffe : Les Juifs à Québec qui occupe la salle des pas perdus de la Gare du Palais à Québec.

Composée de panneaux aux motifs colorés sur lesquels se déclinent textes et reproductions d’artefacts, l’installation propose un voyage dans le temps sous le thème de la présence juive dans la Vieille-Capitale. La lecture s’offre à la vue des passants selon deux angles d’approche. En arrivant de la rue, le visiteur est confronté à des affiches qui condensent l’essentiel de l’exposition en quelques points saillants. Une photographie de très grand format situe l’événement, reprenant le poncif du Château Frontenac pour illustrer l’ancrage dans le milieu québécois.


Figure 1. Vue partielle de l’exposition Shalom Québec : Plusieurs fibres, une même étoffe : Les Juifs de Québec à la Gare du Palais, Québec.

Ici, les apports de la communauté à l’ensemble de la collectivité sont soulignés. Une photographie de bagels est difficile à manquer. Elle accompagne un texte sur la cuisine judaïque et ses déclinaisons québécoises. Le célèbre pain troué est présenté comme une contribution juive, tout comme la viande fumée de type smoked meat. Si la vérité historique de cette affirmation est difficile à vérifier, il en va tout autrement de l’électrification de Québec. Si l’on en croit les panneaux de l’exposition, la ville doit à l’immigrant juif Sigismund Mohr l’apparition des premières lumières électriques sur la Terrasse Dufferin. Mieux, le même personnage serait responsable de l’installation du système téléphonique dans la cité.

Or, les aspects controversés entourant ce personnage sont évacués. Nulle part il n’est fait mention qu’il est condamné en 1875, 1877 et 1879 pour non-paiement de ses créances [1]. La chaude lutte que lui mène Cyrille Duquet pour l’installation du télégraphe dans la ville est évacuée, tout comme les réactions extrêmement négatives des citoyens face à l’apparition des poteaux supportant le réseau de fils. Cette omission permet de souligner le manque de recul critique de Shalom Québec. Pourtant, le personnage est véritablement célébré comme héros national lors de l’illumination électrique de la Terrasse. Cette exposition met ainsi l’accent sur certains aspects positifs de la communauté juive.

Outre la cuisine et l’électrification de la ville, l’importance de John Franks dans la lutte contre les incendies est également soulignée, tout comme le développement du cimetière. À cet égard, une carte localisant les principaux lieux de l’histoire hébraïque à Québec ainsi que l’origine de certains noms de rues en l’honneur de personnalités fortes forment un survol rapide.

Si l’ensemble des panneaux présents dans la première section de l’exposition tirent un peu dans tous les sens et peuvent dérouter le visiteur, ce n’est pas le cas s’il commence sa visite à l’autre extrémité de l’installation. En suivant une approche chronologique, Shalom Québec gagne en signification. Le passé est découpé en cinq époques distinctes : 1608 à 1759, 1759 à 1832, 1832 à 1900, 1900 à 1960 et 1960 à 2008. Quatre cents ans d’histoire accompagnent le visiteur, ce qui situe l’exposition dans les célébrations officielles de l’anniversaire de fondation de Québec.

La première section est consacrée au Régime français. Le visiteur y apprend que l’accès à la Nouvelle-France était interdit aux Juifs et qu’une communauté organisée n’a fait son apparition qu’à partir de 1759. Pour illustrer ce propos, l’histoire d’Esther Brandeau est racontée. Cette fougueuse Européenne a vécu dans la ville après sa fuite du Vieux-Continent. Les autorités, ne sachant qu’en faire, l’auraient confiée aux soins des Soeurs de l’Hôpital Général de Québec. Elle demeurera dans la colonie pendant un an avant d’être renvoyée en France en 1739. Cet événement est présenté pour illustrer la fermeture d’esprit des Canadiens français à l’égard des minorités religieuses. S’il ne fait aucun doute que les pratiquants d’une foi autre que catholique n’étaient pas les bienvenus, il convient de souligner qu’Esther Brandeau est arrivée en Nouvelle-France habillée en garçon. Selon certains auteurs [2], il semblerait que cette transgression des identités sexuelles ait autant contribué au désarroi des autorités que sa religion. Cette hypothèse n’est pas évoquée dans Shalom Québec.


Figure 2. Vue du panneau 1759-1832 de l’exposition Shalom Québec

La seconde partie concerne la période entre la Conquête et 1832. On assiste à l’établissement de figures marquantes. Ezéchiel Hart est cité comme étant le premier Juif élu. Remportant ses élections en 1807, l’exposition indique qu’il « ne peut siéger car il ne veut pas prêter serment sur la bible chrétienne ». Or, les recherches soulignent que le débat entre francophones et anglophones aurait joué un rôle bien plus important dans son rejet de l’Assemblée, sa judéité n’ayant servi que de prétexte d’exclusion [3]. Si son élection met en relief avec justesse le caractère discriminatoire lors d’une élection, l’accent n’est placé que sur cet aspect au détriment d’un discours plus nuancé.

Durant la période allant de 1832 à 1900, la communauté s’ancre à Québec. Le cimetière juif est créé en 1850. Une première synagogue est ouverte dans la Haute-Ville en 1852. Un autre établissement religieux voit le jour dans le quartier Saint-Roch en 1907. Les activités commerciales se développent, principalement autour de la rue Saint-Joseph. L’épicier Abraham Joseph est donné en exemple.

Encore une fois, l’exposition achoppe sur la réalité historique lorsqu’elle décrit William Hyman comme étant le « premier maire Juif au Canada ». Élu maire de la municipalité de Cap-des-Rosiers en 1858, il est surprenant que cette exposition parle du Canada, un pays qui n’existera qu’une décennie plus tard. De plus, le lien entre ce personnage et la ville de Québec est pour le moins ténu puisqu’il vécut en Gaspésie la plus grande partie de sa vie pour finir ses jours à Montréal. Il est dit qu’il fait affaire avec un commerçant de Québec et que ses enfants étudieront dans la capitale. L’inclusion du premier maire Juif dans l’histoire du (futur) pays semble donc prédominer sur le thème de l’exposition qui, faut-il le souligner, célèbre les Juifs de Québec.

La première moitié du vingtième siècle est en vedette dans le quatrième volet de l’installation. L’affaire du notaire Plamondon est mise en valeur. Rappelons qu’en 1910, ce notable a prononcé un discours antisémite à l’église Saint-Roch. Un procès s’ensuivit en 1913 et en 1914. Le notaire fut finalement condamné pour diffamation. L’internement des Juifs allemands dans un camp sur les Plaines d’Abraham est porté à l’attention, tout comme l’arrivée massive des Juifs Sépharades du Maroc suite à l’indépendance de ce pays. L’élection en 1916 du premier député Juif ayant siégé à l’Assemblée nationale, Peter Bercovitch, est soulignée.

Finalement, l’époque contemporaine est marquée par un exode des membres de la communauté vers Montréal et Toronto après la Révolution tranquille. Quelques piliers de la collectivité locale sont mis de l’avant.

La plupart des panneaux explicatifs utilisent de nombreux raccourcis historiques qui présentent une version partielle de l’histoire. La communauté juive est montrée sous l’angle de la survivance dans un milieu hostile. Loin de nous l’idée de minimiser les souffrances dont cette minorité a pu souffrir au fil des siècles. Cependant, cette condition n’excuse pas les raccourcis historiques. En présentant une vue partielle des faits, l’exposition s’éloigne de l’histoire pour se rapprocher de la propagande.

Également, il convient de souligner que de nombreux individus mis en valeur au fil des panneaux explicatifs suscitent des interrogations. Si l’apport de la communauté juive au développement du pays est indéniable, l’inclusion de personnalités ayant un lien ténu avec Québec est douteuse dans le cadre d’un événement célébrant les quatre cents ans de fondation de la ville.

Finalement, Shalom Québec n’utilise pas correctement son lieu d’exposition. La salle des pas perdus est un endroit pour laisser passer le temps. Les passagers en attente de leur transport peuvent s’investir dans la lecture de textes sur des sujets qui leur sont peu familiers. Donc, il aurait été possible d’ajouter des nuances à l’information présentée sans alourdir la présentation outre mesure. Plutôt, le choix s’est porté sur une vision anecdotique et partielle de l’histoire. Comme les autobus et les trains qui passent dans la Gare du Palais, Shalom Québec disparaîtra rapidement des mémoires sans laisser de trace chez les passagers entre deux destinations.

- INFORMATIONS PRATIQUES -

  • L’exposition Shalom Québec : Plusieurs fibres, une même étoffe : Les Juifs de Québec est présenté à la Gare du Palais de Québec jusqu’au 28 septembre 2008. [carte d'accès]
  • L’événement est gratuit.

- NOTES -

  1. Denis Vaugeois, « Mohr, Sigismund », Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne], University of Toronto et Université Laval, 2000, (site consulté le 15 août 2008).
  2. Leslie Choquette, Frenchmen into Peasants : Modernity and Tradition in the Peopling of French Canada, Cambridge et Londres, Harvard University Press, 1997, 397 p., tel que citée par Mary Jean Green dans « Review », SubStance, [en ligne] vol. 27, no.1 (1998), p. 136, (site consulté le 15 août 2008).
  3. Denis Vaugeois, « Hart, Ezekiel (Ezechiel) », Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne], University of Toronto et Université Laval, 2000, (site consulté le 15 août 2008).

- BIBLIOGRAPHIE -

  • GREEN, Mary Jean. « Review : Leslie Choquette, Frenchmen into Peasants : Modernity and Tradition in the Peopling of French Canada », SubStance, [en ligne] vol. 27, no.1 (1998), p. 135-137, (site consulté le 15 août 2008).
  • LÉTOURNEAU, Jocelyn. Le coffre à outils du chercheur débutant. Montréal, Boréal, 2006, 266 p.
  • TISDALE, GASTON. « Brandeau, Esther ». Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne], University of Toronto et Université Laval, 2000, (site consulté le 15 août 2008).
  • VAUGEOIS, Denis. « Hart, Ezechiel (Ezekiel) ». Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne], University of Toronto et Université Laval, 2000, (site consulté le 15 août 2008).
  • VAUGEOIS, Denis. « Mohr, Sigismund ». Dictionnaire biographique du Canada, [en ligne], University of Toronto et Université Laval, 2000, (site consulté le 15 août 2008).  

Avec l’exposition Shanghai Kaleidoscope, le Musée royal de l’Ontario (ROM [1] ) pose un regard moderne sur la plus grande cité chinoise. La créativité shangaïenne se décline en quatre volets : architecture, esthétique urbaine, art contemporain et mode.

Ce musée a subi une transformation majeure depuis le début du millénaire [2] . Dans le cadre du projet Renaissance ROM, l’institution a été réorganisée. L’entrée s’est déplacée et les visiteurs sont maintenant accueillis dans le pavillon Cristal Michael Lee-Chin (fig. 1). Cette aile aux facettes multiples donne un air futuriste à l’immeuble patrimonial.

Figure 1 [3] . Musée royal de l’Ontario. Source photographique : wikipedia.org, sous licence Creative Commons Attribution ShareAlike 2.5

Ce greffon moderne sur un musée dont la presque totalité de la collection est consacrée aux arts anciens permet de souligner le caractère incongru de Shanghai Kaleidoscope au ROM. L’exposition est présentée par The Institute for Contemporary Culture (ICC) qui explore les sujets culturels et sociaux comtemporains [4] . Il s’agit de leur troisième exposition [5] . Nous assistons donc aux balbutiements de l’incursion du ROM dans l’art contemporain.

Ce mariage imposé déroute de nombreux visiteurs. Pour bien situer le lieu d’exposition, il faut avoir en tête que la salle voisine est dédiée aux vêtements et aux textiles. Robes de XVIIIe siècle et métiers à tisser traditionnels sont offerts en contemplation. L’étage au-dessous est consacré aux arts de l’Amérique précolombienne, du Pacifique et de l’Afrique ainsi qu’au Moyen-Orient. C’est la tête remplie d’images de statues, objets de rituel et autres artefacts que le visiteur pénètre dans cette réflexion sur la transformation rapide de la Chine. Le choc est brutal et plusieurs personnes s’expriment à haute voix sur la présence d’art contemporain dans la salle. À cet égard, il semble que la scénographie devrait être revue pour permettre une transition en douceur entre les collections permanentes du musée et les expositions temporaires consacrées à la créativité actuelle.

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Figure 2. Maison du quartier Bund, vers 1880.

Ici, la présence de Shanghai 1860-1949 : Historical Photographs (fig. 2) peut servir d’introduction malgré sa localisation au rez-de-chaussée de l’institution. Située dans la zone consacrée aux arts traditionnels de la Corée, de la Chine et du Japon, cette exposition expose des photographies chroniquant la vie d’Européens dans la ville chinoise au tournant du vingtième siècle. Cette mise en bouche s’intègre parfaitement dans son espace. On apprend que Britanniques, Français et Américains ont établi des concessions commerciales, au grand dam des autorités chinoises. Se situant hors de portée des lois du pays environnant, le commerce s’est développé de façon florissante. Cette richesse s’est traduite par la construction d’immeubles à l’architecture néo-classique sur la rue Bund.

Cette histoire européenne constitue le premier pilier sur lequel se construit l’appréciation de Shanghai Kaleidoscope. En effet, l’exposition d’art contemporain présente la réaction des artistes devant les mutations subies par leur ville depuis le début des années 1990. Or, le quartier aux allures européennes autour de la rue Bund fait partie de cet héritage que les nostalgiques voient menacé.

L’autre pilier nécessaire pour apprécier cette exposition concerne ces mutations que la ville a subies depuis une quinzaine d’années [6] . Ainsi, après la Seconde Guerre mondiale et faisant suite à l’avènement de la République populaire de Chine, les concessions étrangères sont passées sous le contrôle chinois. Tandis que les étrangers allaient trouver refuge à Hong Kong, les Chinois continuaient de faire de la ville un important centre industriel. Son importance économique a connu un second souffle durant les années 1990 alors que le gouvernement mettait en place des mesures fiscales incitatives pour encourager son développement.

Du point de vue commercial, la ville est un véritable succès. Son port gère depuis 2005 le plus gros trafic cargo au monde. Sa bourse financière est la plus importante en Chine. Son produit intérieur brut a connu en 2007 une augmentation de 13%. Elle contribue à elle seule pour 6% du PIB chinois.

Cette richesse économique est accompagnée par une croissance démographique sans précédent. La population de l’agglomération urbaine approche 15 millions d’habitants. Pour loger ces personnes, il faut construire de nombreux logements. Les tours d’habitation se sont multipliées. Plus de 4000 immeubles dépassant 20 étages ont poussé dans la ville, soit le double de New York. Il est prévu d’en construire 1000 autres.

L’attitude chinoise envers la préservation du patrimoine est ambivalente. Elle est explicitée par Ma Qingyun, architecte iconoclaste chinois, dans le catalogue de l’exposition [7] . La philosophie usuelle à l’égard de la croissance a consisté à raser puis à reconstruire. Si les Chinois ne s’opposent pas à la conservation des espaces urbains, ils mettent en application une approche confucéenne gérant le flux et le changement. Ainsi, l’architecte n’aime pas la préservation qui empêche les possibilités futures. Le territoire étant limité, cette façon de figer un lieu dans le temps est vue comme un handicap pour le développement de la génération suivante.

Donc, pour apprécier Shanghai Kaleidoscope, il faut s’appuyer sur la connaissance du passé et sur la croissance économique actuelle de la ville. Faute de ces informations, le visiteur ne pourra saisir le sens des installations qui lui sont proposées. Malheureusement, les textes accompagnant les œuvres mettent l’accent sur la perspective occidentale concernant la préservation des monuments historiques. Le point de vue de Qingyun n’est pas (ou peu) présenté. C’est plutôt la nostalgie qui prend le dessus.

Figure 3. Image couverture de Phantom Shanghai de Greg Girard.

Cette approche est criante dans les œuvres des deux artistes aux origines occidentales, soit l’Italien Olivo Barbieri et le Canadien Greg Girard. Ce dernier offre des photographies prises entre 2001 et 2006. Tirée du livre Phantom Shanghai (fig. 3), cette collection d’images veut préserver le souvenir de la ville telle qu’elle a existé entre 1949 et 1990. Il s’ensuit une présentation d’immeubles traditionnels entourés de débris de démolition. Les photos font penser à des îlots du passé résistant au présent ravageur. Ces bâtiments se tenant encore debout contrastent avec les briques, poutres et plâtre qui jonchent le sol. La ville semble avoir subi des bombardements, comme ces images de métropoles européennes ravagées par la guerre. La puissance d’évocation est très forte. Si l’artiste se décrit comme antinostalgique [8]  en présentant des immeubles délabrés, son œuvre ne peut faire autrement qu’alimenter l’exaltation du passé.

De son côté, Olivier Barbieri propose Site_Specific Shanghai 05, un film d’une douzaine de minutes. À vol d’oiseau, l’œuvre cinématographique enfile les images des tours commerciales peuplant la mégalopole. Les immeubles au revêtement blanc tournant au brun s’élèvent sur un sol en continuel martèlement où les flaques d’eau stagnante se multiplient. Les arbres sont rares dans cette vision d’un Shanghai en construction. Les prises de vue finissent par se ressembler, créant chez le spectateur un effet d’hypnotisme et de vide qui invite à la réflexion sur la disparition de la nature sous les marteaux-piqueurs. L’efficacité est totale : le visiteur repart avec l’impression que toutes les constructions sont semblables et que la seule variété se retrouve dans le développement organique des quartiers anciens. S’éloignant du film touristique, il évite les prises de vue les plus célèbres de la ville, comme la rue Bund et la Place du Peuple.

Ce point de vue contraste fortement avec celui proposé par Crystal CG Shanghai dans Shanghai Panorama 2008. Dans un film crée par ordinateur qui se présente comme un survol de la ville, on se promène dans un monde virtuel idéalisant le Shanghai d’aujourd’hui. Si le brun et la saleté dominaient l’œuvre de Barbieri, ici vibrent le bleu azur et le vert opulent. Les arbres sont nombreux, les défauts n’existent pas et tous les personnages sourient dans ce monde imaginaire. La standardisation est de rigueur, le critère esthétique dominant semblant être la mise en valeur du drapeau chinois associée à une conception utopique du bonheur. Si la propagande s’infiltre dans ce document, il faut la prendre avec un grain de sel. En effet, cette firme est le fournisseur en graphisme multimédia officiel des Jeux olympiques de Pékin et de l’Exposition universelle de Shanghai devant se dérouler en 2010. Cette œuvre doit donc se décoder en utilisation les critères commerciaux avec lesquels elle a été produite. Néanmoins, il s’agit d’un rappel magistral que le développement de la ville n’est pas vécu négativement par l’ensemble de la population.

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Figure 4. Let’s Puff [image tirée de l’installation], Yang Zhenzhong.

L’observation d’un changement inévitable semble être le mot d’ordre des artistes chinois s’exprimant sur la situation de Shanghai. Aucune œuvre n’illustre mieux cette approche que Let’s Puff (2002) de Yang Zhenzhong (fig. 4). Cette installation est composée de deux projections vidéo se faisant face. Sur l’un des écrans est projetée l’image d’une jeune femme à l’allure timide. Périodiquement, elle prend une grande inspiration, soulève sa main droite et l’utilise comme tremplin pour envoyer son souffle vers l’autre écran. Notre regard se tourne vers celui-ci où déambulent des passants dans une rue anonyme de la ville. Dès que le souffle de la jeune fille se fait entendre, cette image se met à trembler à son rythme. Cette oeuvre illustre le vent de changement frappant de plein fouet le mode de vie traditionnel des Chinois.

Le même artiste propose une autre installation vidéo à l’entrée de l’exposition. Light and Easy 2 (2002) projette l’image de Zhenzhong tenant en équilibre les immeubles de Shanghai dans sa main (fig. 5). Le profil de Shanghai est inversé et le sommet de la tour radiophonique Oriental Pearl se trouve au bout de son index. Dans cette métaphore visuelle, le vent du changement souffle également, pendant que la population maintient la ville en place dans un jeu d’équilibre fragile et continuel.

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Figure 5. Light and Easy 2 [image tirée de la vidéo], Yang Zhenzhong.

Dans Shanghai 1, August 18-19, 2004 et Shanghai, April 8-9, 2005, Shi Guorui propose de capter les transformations subies par la métropole (fig. 6 pour illustration de son travail). S’enfermant dans une chambre d’hôtel, il reprend le principe de la camera obscura en plongeant la pièce dans le noir le plus total. Il expose ensuite une pellicule à la lumière émanant de la ville. Pendant quelques heures, les mutations de Shanghai se sont donc inscrites sur le film photographique. Le résultat de ce travail met en dialogue l’ancien quartier Bund avec le nouveau quartier des affaires dans un échange immuable duquel est soustrait l’éphémère. La pérennité de l’(in)action enclenche une réflexion sur les rapprochements entre les activités commerciales passées et actuelles.

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Figure 6. Shanghai 9 May 2005, Shi Guorui. Cette image n’est pas présente dans Shanghai Kaleidoscope mais le travail artistique est similaire.

Une approche semblable se trouve dans Gravity – Shanghai Night Sky (2004) de Shi Yong. Dans une suite de photographies captant le sommet de quelques gratte-ciels de la ville. En éliminant le corps des immeubles pour se concentrer sur leur couronnement, l’artiste met l’accent sur le profil urbain en constante mutation et cette nouvelle façon de définir Shanghai : par ses tours. La projection voisine Flutter, Flutter, Jasmine, Jasmine (2002) de Yang Fudong est présentée comme une réponse humaine à la présence des bâtiments en béton. Dans cette histoire fictive d’un jeune couple habitant l’un des gratte-ciels de la métropole, le contraste entre l’idéalisme niais des chansons populaires et le réalisme cru de l’espace urbain est chanté dans un esprit de karaoké. Ce faisant, l’artiste réussit à extirper l’humanité de ses personnages malgré l’inhumanité des lieux.

Une seule œuvre chinoise semble rejeter d’une façon plus directe la modernité telle qu’elle est actuellement vécue. Il s’agit de la vidéo Crumpling Shanghai (2000) de Song Dong. Le principe est simple : un film du Shanghai traditionnel est projeté sur une feuille de papier blanche se découpant sur fond noir. Après quelques secondes, des mains surgissent pour froisser le papier et réduisant à néant les images du passé. Le processus recommence avec une nouvelle image et une nouvelle page. La fragilité de la vie urbaine et son caractère éphémère sont appuyés dans cette évocation efficace.

Mentionnons également qu’une œuvre de Shen Fan est présente dans l’exposition, mais que l’installation n’est pas complète. De plus, des créations issues de la mode sont proposées par les dessinateurs Gao Xin, Wang Yiyang et Zhang Da. Des entrevues – dont la plupart sont en mandarin, sans sous-titres – et des films mettant en vedette la ville peuvent aussi être visionnés.

Cette exposition permet de familiariser le spectateur canadien avec l’art contemporain se produisant à Shanghai. Cette ville en constante mutation depuis les années 1990 est à l’image de l’Empire du Milieu. Dans un monde où tout ce qui touche la Chine est porté à prendre une place de plus en plus importante, il s’agit d’une occasion inespérée de voir des œuvres significatives créées par des artistes à l’avant-garde de la scène chinoise.

Si le ROM n’est pas un musée d’art moderne, l’insertion d’œuvres contemporaines provenant d’un empire au passé plusieurs fois millénaires se défend plutôt bien. Cependant, le décalage entre les collections permanentes et cette exposition est très grand. Intéressant peu les visiteurs réguliers et n’ayant pas une force d’attraction assez puissante pour dévier le trafic passionné d’art contemporain, cet événement risque malheureusement de passer inaperçu auprès du public torontois.

Informations pratiques

  • L’exposition Shanghai Kaleidoscope est proposée au Musée royal de l’Ontario (Toronto) jusqu’au 26 octobre 2008. [ détails et localisation géographique ]
  • Horaire
    Du lundi au jeudi: 10h à 17h30
    Vendredi: 10h à 21h30
    Samedi et dimanche: 10h à 17h30
  • Droits d’entrée
    Adultes: 22$
    Tarifs réduits: 19$
    Enfants: 15$ [ détails ]

BIBLIOGRAPHIE

« Shanghai ». Wikipedia, [en ligne], 2008, <http://www.wikipedia.org> (page consultée le 10 août 2008).

MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. Site du Musée royal de l’Ontario, [en ligne], <http://www.rom.on.ca/>, (site consulté le 10 août 2008).

CHESNEAUX, Jean et Jean DELVERT. « Shanghai [Chang-Hai] ». Encyclopedia Universalis, [en ligne], 2007, < http://www.universalis-edu.com/> (page consultée le 10 août 2008).

LÉTOURNEAU, Jocelyn. Le coffre à outils du chercheur débutant. Montréal, Boréal, 2006, 266 p.

PHILLIPS, Christopher. Shanghai Kaleidoscope. Catalogue d’exposition (Toronto, Musée Royal de l’Ontario, 3 mai – 2 novembre 2008). Toronto, Musée Royal de l’Ontario, 2008, 144 p.

LISTE DES ILLUSTRATIONS

Figures

  1. Royal Ontario Museum – Musée Royal de l’Ontario. 2007. Photographie numérique. 2518 x 1747 pixels. Wikipedia Commons (photo tirée de Wikipedia Commons, juin 2007, Royal Ontario Museum, [en ligne], <http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Royal_Ontario_Museum.jpg>, (page consultée le 10 août 2008)).
  2. Maison du quartier Bund. [sans date]. Photographie numérique. 180 x 160 pixels. Musée Royal de l’Ontario (photo tirée du Musée Royal de l’Ontario, 2008, Maison du quartier Bund, [en ligne], <http://www.rom.on.ca/exhibitions/special/shanghai_photo_fr.php>, (page consultée le 10 août 2008)).
  3. Girard, Greg. Couverture du livre Phantom Shanghai. 2007. Photographie numérique. 400 x 321 pixels. Thames & Hudson [éditeurs] (photo tirée de FNAC, 2008, Phantom Shanghai, [en ligne], <http://livre.fnac.com/a1971873/Greg-Girard-Phantom-Shangai>, (page consultée le 10 août 2008)).
  4. Zhenzhong, Yang. Let’s Puff. 2002. Projection vidéo à deux canaux. Courtoisie de l’artiste et de la Haudenschild Collection (La Jolla, USA) (photo tirée de Canadian Art, Shanghai Kaleidoscope : Global China and the 21st Century, [en ligne],
    <http://www.canadianart.ca/online/see-it/2008/05/08/shanghai-kaleidoscope/>, (page consultée le 10 août 2008)).
  5. Zhenzhong, Yang. Light and Easy 2. 2002. Projection vidéo à canal unique (6 min), son. Courtoisie de l’artiste et de la Haudenschild Collection (La Jolla, USA) (photo tirée de Canadian Art, Shanghai Kaleidoscope : Global China and the 21st Century, [en ligne], <http://www.canadianart.ca/online/see-it/2008/05/08/shanghai-kaleidoscope/>, (page consultée le 10 août 2008)).
  6. Guorui, Shi. Shanghai May 9th 2005. Camera obscura, tirage sur gélatine argentique. (photo tirée de Artnet, Shi Guorui, [en ligne],
    <http://www.artnet.com/artist/424491738/shi-guorui.html>, (page consultée le 10 août 2008)).

NOTES

 [1]  Royal Ontario Museum

 [2]  Les informations concernant le ROM proviennent du site Internet de l’institution.

 [3]  Les photographies présentes dans ce document proviennent de sources électroniques variées. Leur qualité inégale en fait foi. Elles sont présentées dans le dessein d’appuyer le texte et elles ne doivent en aucun cas s’y substituer.

 [4]  Christopher Phillips, Shanghai Kaleidoscope, Catalogue d’exposition (Toronto, Musée Royal de l’Ontario, 3 mai – 2 novembre 2008), Toronto, Musée Royal de l’Ontario, 2008, p. 18.

 [5]  Ibid.

 [6]  Les informations sur développement de Shanghai proviennent du catalogue de l’exposition, de l’Encyclopedia Universalis (dont la bibliographie s’arrête en 1962) et elles sont complétées par quelques commentaires des contributeurs de Wikipedia.

 [7]  Philips, op. cit., p. 24.

 [8]  Ibid., p. 113.