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	<title>Marc Gauthier &#187; musée Carnavalet</title>
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	<description>Mon espace consacré à l&#039;art et à son histoire. Point focal: Québec.</description>
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		<title>Paris: Maison de Victor Hugo, photographie, musée Ernest Hébert</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 21:08:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_vosges.jpg" alt="" width="375" height="281" /></p>
<p>À côté d&#8217;une Place des Vosges sous la neige se trouve la <strong>Maison de Victor Hugo</strong>. Le musée est localisé à l&#8217;intérieur de deux appartements dont l&#8217;un a été habité par l&#8217;auteur pendant 18 ans, avant son exil dans les îles anglo-normandes. La dispersion de son mobilier a empêché toute tentative de reconstitution de l&#8217;appartement. À la place, le lieu est constitué de salles feutrées qui contiennent des portraits, des objets d&#8217;art et autres artefacts liés à Victor Hugo.</p>
<p>En ce moment, <em><a href="http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852&amp;document_type_id=2&amp;document_id=58233&amp;portlet_id=12987" target="_blank">Les Misérables, un roman inconnu?</a></em> est à l&#8217;honneur. Il s&#8217;agit du pendant littéraire de l&#8217;exposition conjointe réalisée avec le Musée Carnavalet que <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2009/01/09/paris-versailles-orsay-carnavalet-et-rosalind-krauss/" target="_blank">j&#8217;ai visitée</a> un peu plus tôt dans la semaine. Alors que mes attentes étaient réduites au minimum pour cet événement, c&#8217;est une jolie surprise qui m&#8217;attendait.</p>
<p>Lorsqu&#8217;on lit un roman aussi commenté que Les Misérables, les notes en fin de chapitre abondent. Le lecteur se soumet à un jeu de piste, cessant sa lecture pour approfondir un point précis pendant quelques instants. Très souvent, il est question des changements apportés par l&#8217;auteur au cours de la rédaction du livre. Par analogie, la première partie de l&#8217;exposition contient une foule de manuscrits des Misérables, raturés, corrigés, biffés: le visiteur a l&#8217;impression de circuler au milieu d&#8217;une multitude de notes de fin de chapitre. </p>
<p>Ensuite, l&#8217;exposition dévoile son volet visuel. Peintures, aquarelles, extraits de cinéma, affiches sont regroupés par thème autour de ceux explorées par le roman. Par exemple, une section est consacrée à <em>Les Misérables, roman de la rédemption</em>. Cet aspect du roman est soutenu par des oeuvres qui traitent de personnages qui, comme Jean Valjean, se sont écartés du droit chemin ou qui souffrent aux mains de la justice. Des toiles de Géricault (<em>Le naufragé</em>), Delacroix (<em>Christ à la couronne</em>) et une sculpture de Matisse (Le Serf) soutiennent habilement l&#8217;idée défendue. Le tout est ponctué d&#8217;artefacts comme des fers que l&#8217;on passait aux bagnards.</p>
<p>La section intitulée <em>Les Misérables, roman de la misère</em> part d&#8217;un personnage comme Cossette pour présenter à la fois ses représentations dans les arts visuels et, plus globalement, l&#8217;expression de la pauvreté en utilisant des fillettes. Aussi, on voit le gamin Gavroche et son ami ou les Thénardier dessinés par Victor Hugo. Ces personnages imaginaires prenant vie sous la main de leur créateur, cette image devient très forte et elle permet de visualiser ce qui a été écrit. Soulignons également la présence d&#8217;oeuvres contemporaines (comme Berlin de Brucyckere, <em>Hanne</em>, 2003) qui s&#8217;inscrivent parfaitement dans le discours offert.</p>
<p>L&#8217;exposition relève le pari difficile de créer une atmosphère tirée du roman sans sombrer dans la reconstitution factice. Si les oeuvres présentées n&#8217;ont parfois qu&#8217;un lien ténu avec le sujet du roman, elles s&#8217;inscrivent dans la problématique plus large explorée par les écrits de Victor Hugo. C&#8217;est donc un voile sur la misère, sur l&#8217;amour, sur la rédemption qui est levé dans chacune des salles du Musée, stimulant le visiteur par le médium artistique le touchant le plus: écriture, sculpture, dessins, cinéma&#8230; Une heureuse surprise.</p>
<p>Dans un tout autre registre, mais toujours dans le Marais, la <strong>Maison européenne de la photographie</strong> offre trois expositions importantes autour de Sabine Weiss, Göksin Sipahioglu et McDermott &amp; McGough. C&#8217;est une véritable rétrospective de l&#8217;oeuvre de Weiss qui est offerte dans <em><a href="http://www.mep-fr.org/actu/SW.htm" target="_blank">Un demi-siècle de photographies</a></em>, l&#8217;occasion en or pour un néophyte en la matière comme moi de s&#8217;initier à son travail. Ses images exhument un parfum d&#8217;humanité avec ses portraits d&#8217;enfants, de vieillards, d&#8217;amoureux. Même dans les localisations les plus pauvres, l&#8217;étincelle animant ses sujets est capturée avec justesse. Plaisir sensoriel.</p>
<p>Autre heureuse découverte que le travail de Göksin Sipahioglu dans<a href="http://www.mep-fr.org/actu/gs.htm" target="_blank"> </a><em><a href="http://www.mep-fr.org/actu/gs.htm" target="_blank">Monsieur Sipa, Photographe</a></em>. Ce photo-journaliste a couvert de nombreux événements historiques, allant de Mai 68 à la Chine de Mao. Plaisir intellectuel.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas accroché sur le travail de McDermott &amp; McCough dans <em><a href="http://www.mep-fr.org/actu/mc_2008.htm" target="_blank">An experience of amusing chemistry</a></em>. Ces deux dandys fusionnent l&#8217;art et la vie quotidienne en mélangeant époque victorienne et XXIe siècle . Dans leur pratique artistique, ils utilisent les procédés anciens pour créer leurs oeuvres. L&#8217;exposition propose des photographies prises au fil des vingt dernières années. Il s&#8217;agit clairement d&#8217;un exercice de style fort intéressant pour l&#8217;histoire de la photographie, mais n&#8217;étant pas historien de ce médium artistique, je ne peux que me rabattre sur mon goût. Dès lors, tout est discutable.</p>
<p>La dernière visite de la journée n&#8217;a pas eu lieu puisque le <strong>Musée national Ernest Hébert</strong> subit présentement des travaux de rénovation. Je n&#8217;avais pas consulté le <a href="http://www.rmn.fr/Musee-Hebert" target="_blank">site Internet</a> avec assez de soin puisque l&#8217;information y est publiée en caractères gras&#8230; Bah, c&#8217;était la dernière journée des soldes d&#8217;hiver! J&#8217;ai d&#8217;ailleurs acheté <a href="http://www.fabula.org/actualites/article22851.php" target="_blank">La Critique d&#8217;art à Paris (1890-1969)</a> publié par la <em>Librairie La Porte étroite</em> que j&#8217;ai croisée sur mon chemin, un des nombreux ouvrages que je lirai à mon retour.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_ernest_hebert.jpg" alt="" width="375" height="319" /><br />
<span style="color: #999999;">[Leçon de la journée: toujours consulter le site Internet avant une visite]</span></p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_porte_etroite.jpg" alt="" width="375" height="500" /><br />
<span style="color: #999999;">[Une librairie à la petite porte, mais aux grandes idées]</span></p>
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		<title>Paris: Versailles, Orsay, Carnavalet et Rosalind Krauss</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 22:16:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[Aperçu de Ballon Flower par Jeff Koons dans la cour royale, Château de Versailles] Le Château de Versailles durant l&#8217;hiver possède un je-ne-sais-quoi agréable. Peut-être est-ce la réduction dans l&#8217;achalandage qui redonne à l&#8217;ensemble une dimension humaine? Peut-être est-ce la présence de la neige qui semble agrandir les jardins en amenuisant les variations? Qui sait? Après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_versailles_koons.jpg" alt="" width="375" height="513" /><br />
<span style="color: #999999;">[Aperçu de </span><em><span style="color: #999999;">Ballon Flower</span></em><span style="color: #999999;"> par Jeff Koons dans la cour royale, Château de Versailles]</span></p>
<p>Le <strong>Château de Versailles</strong> durant l&#8217;hiver possède un je-ne-sais-quoi agréable. Peut-être est-ce la réduction dans l&#8217;achalandage qui redonne à l&#8217;ensemble une dimension humaine? Peut-être est-ce la présence de la neige qui semble agrandir les jardins en amenuisant les variations? Qui sait?</p>
<p>Après avoir passé l&#8217;horrible pavillon d&#8217;accueil temporaire et <a href="http://www.louvrepourtous.fr/Grille-en-stuc-pour-un-Versailles,077.html" target="_blank">sa grille d&#8217;entrée en toc</a>, le bonheur était au rendez-vous puisque les oeuvres de Jeff Koons se trouvaient encore sur le site. L&#8217;exposition <em><a href="http://www.jeffkoonsversailles.com/fr/" target="_blank">Jeff Koons &#8211; Versailles</a></em> se terminant le 4 janvier 2009, je n&#8217;en espérais pas autant. J&#8217;ai été parfois ravi, parfois déçu par cette exposition, surtout lorsqu&#8217;elle semblait incongrue. </p>
<p>Cependant, le clou de la visite a été <em><a href="http://www.chateauversailles.fr/fr/0_Le_Serment_du_Jeu_de_Paume_ou_quand_David_reecrit_l’Histoire.php" target="_blank">Le Serment du Jeu de Paume. Quand David réécrit l’Histoire</a></em> qui se termine le 11 janvier 2009. Cette exposition bien construite présente les influences, les dessins préparatoires, les esquisses et l&#8217;influence du tableau non terminé de David. À cette occasion, des dessins d&#8217;archives rarement montrés étaient exposés. De plus, l&#8217;accès à l&#8217;ébauche du peintre étant permis, le bonheur était total pour l&#8217;historien de l&#8217;art en moi.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_versailles_porte.jpg" alt="" width="375" height="265" /><br />
<span style="color: #999999;">[Pavillon d'accueil temporaire situé devant le Château]</span></p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_orsay.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
<span style="color: #999999;">[L'auteur de ce blogue devant l'affiche de l'exposition </span><em><span style="color: #999999;">Picasso / Manet : Le déjeuner sur l'herbe</span></em><span style="color: #999999;"> au Musée d'Orsay]</span></p>
<p>Les expositions temporaires sont nombreuses au <strong>Musée d&#8217;Orsay</strong> par les temps qui courent. Évidemment, l&#8217;incontournable <em>Picasso / Manet : Le déjeuner sur l&#8217;herbe</em> a constitué mon premier arrêt. À l&#8217;entrée de l&#8217;exposition, quelle ne fut pas ma surprise de croiser la directrice du Musée national des beaux-arts du Québec, Esther Trépanier, en discussion avec Guy Cogeval, directeur du Musée d&#8217;Orsay. La planète est un village.</p>
<p>Plus imposant que son homologue au Louvre, le dialogue réalisé par Picasso avec l&#8217;oeuvre de Manet occupe ici quatre salles de l&#8217;institution. Les oeuvres sont nombreuses et variées. Il m&#8217;a d&#8217;ailleurs semblé remarquer que le peintre catalan plaçait souvent trois personnages dans ses tableaux, plutôt que les quatre contenus dans la source de son inspiration. </p>
<p>De plus, selon les propos tenus par Rosalind Krauss lors de sa conférence au Louvre, une grille de lecture des tableaux de Picasso les conçoit comme des images inertes mises en mouvement comme un <em>flip book</em>. Dans cette succession d&#8217;images, l&#8217;implication érotique implicite dans l&#8217;oeuvre de Manet se transforme en pure pornographie dans les toiles de Picasso. </p>
<p>Comme son titre l&#8217;indique, <em><a href="http://www.musee-orsay.fr/fr/manifestations/expositions/au-musee-dorsay/presentation-generale/article/pastels-du-musee-dorsay-16509.html?tx_ttnews%5Btx_pids%5D=591&amp;tx_ttnews%5Btt_cur%5D=16509&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=223&amp;cHash=74364b51d3" target="_blank">Le mystère et l&#8217;éclat. Pastels du musée d&#8217;Orsay</a></em> propose des oeuvres mettant en valeur la technique du crayon pastel. Remontant le fil du temps jusqu&#8217;au XVIIIe siècle, l&#8217;exposition raconte les différentes phases de l&#8217;évolution de ce moyen artistique, ses succès et son rejet par certains artistes. Les autres manifestations temporaires ont piqué ma curiosité, sans plus. Seule la <em><a href="http://www.musee-orsay.fr/fr/manifestations/expositions/au-musee-dorsay/presentation-generale/article/ellsworth-kelly-paul-cezanne-20462.html?tx_ttnews%5Btx_pids%5D=591&amp;tx_ttnews%5Btt_cur%5D=20462&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=223&amp;cHash=2f8184d005" target="_blank">Correspondance</a></em> entre Ellsworth Kelly et un tableau de Cézanne m&#8217;a paru significatif.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_orsay_kelly.jpg" alt="" width="375" height="281" /><br />
<span style="color: #999999;">[Mise en contexte de la correspondance entre Cézanne et Ellsworth Kelly au Musée d'Orsay]</span></p>
<p>Originalité: Le <strong>musée Carnavalet </strong>de la ville de Paris et le musée Victor Hugo ont élaboré en collaboration une exposition autour du roman <em>Les Misérables</em> par Victor Hugo.On assiste dès lors à une double mise en contexte, soit historique pour Carnavalet et littéraire pour Hugo. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai eu le temps de visiter <em><a href="http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6468&amp;document_type_id=2&amp;document_id=59817&amp;portlet_id=14627" target="_blank">Paris au temps des Misérables de Victor Hugo</a></em>. L&#8217;exposition est bâtie selon un principe tout simple: à quoi ressemblait le Paris du roman?  Dès lors, gravures, photographies, maquettes et autres documents sont exposés au fil des salles, avec des extraits du texte de l&#8217;auteur, illustrant les lieux cités dans le livre. C&#8217;est un véritable voyage dans le temps qui est proposé. Le catalogue de l&#8217;exposition devient ainsi un compagnon indispensable au lecteur désireux de se replonger dans cette atmosphère disparue.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2009-01/paris_louvre_kiefer.jpg" alt="" width="375" height="500" /><br />
<span style="color: #999999;">[Anselm Kiefer, </span><em><span style="color: #999999;">Hortus Conclusus</span></em><span style="color: #999999;">, 2007, plâtre, aluminium, schellac, acrylique, Musée du Louvre]</span></p>
<p>La journée s&#8217;est terminée au <strong>Louvre</strong> pour une visite de <em><a href="http://www.louvre.fr/llv/exposition/liste_expositions.jsp?bmLocale=fr_FR" target="_blank">Bronzes français &#8211; De la Renaissance au siècle des Lumières</a></em>. Avec une scénographie extrêmement efficace, des oeuvres nombreuses, de qualité et rarement exposées ainsi que des cartels instructifs (quoique parfois trop didactiques), cette exposition monopolise l&#8217;attention des heures durant. D&#8217;ailleurs, <em>La Tribune de l&#8217;art</em> a publié <a href="http://www.latribunedelart.com/Expositions/Expositions_2009/Bronzes_Francais_601.htm" target="_blank">une critique</a> qui vaut bien tous les commentaires que je pourrais publier dans le cadre de ce billet. Un cas d&#8217;école pour une exposition bien réalisée. Dans un tout autre registre, j&#8217;ai également croisé l&#8217;oeuvre d&#8217;Anselm Kiefer. Deux sculptures et une peinture composent ce triptyque.</p>
<p>Finalement, c&#8217;est dans une salle bondée que j&#8217;ai assisté à la <strong>conférence de Rosalind Krauss</strong> intitulée <em>Picasso Pastiche, selon Freud</em>. L&#8217;historienne de l&#8217;art y a brièvement décrit son analyse psychanalytique de la méthode de Picasso qui passe d&#8217;un trait fin à un trait grossier en quelques années. Présentée en marge de <em><a href="http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres" target="_blank">Picasso et les maîtres</a></em>, elle propose une relecture des oeuvres qui pourrait s&#8217;intituler Picasso <em>contre</em> les maîtres. Son explication a été présentée en quelques grands traits, principalement liée au concept de réaction formation, c&#8217;est-à-dire l&#8217;expression de l&#8217;attitude opposée face au souhait réprimé. Cette théorie serait étayée, entre autres, par sa peur d&#8217;être le meneur d&#8217;une avant-garde picturale. Ce sentiment s&#8217;exprime par le <em>Photo Effect</em>, soit la production de multiples identiques. Intervient dès lors la notion de pastiche. Somme toute, une conférence intéressante, mais qui semble avoir laissé beaucoup de personnes sur leur faim.</p>
<p>Sur le plan personnel, c&#8217;est avec une voix chevrotante que j&#8217;ai posé la question suivante: « Dans son <em>Moïse</em>, Freud analyse l&#8217;oeuvre de Michel-Ange selon des critères psychanalytiques. Or, on critique parfois cette approche puisque la psychanalyse a été développée pour questionner des personnes, et non des objets. Quelles sont les limites dans l&#8217;analyse de la personnalité de Picasso par le biais de ses oeuvres? » J&#8217;ai été un peu déçu par sa réponse, puisqu&#8217;elle a tourné un peu en rond, en me disant que si Freud l&#8217;avait fait, il existait un modèle puissant lui permettant de procéder de la même façon. D&#8217;autres personnes ont posé d&#8217;excellentes questions, entre autres sur les notions de parodie et de pastiche, sans que les réponses ne soient à la hauteur des questions. Malgré tout, cette conférence s&#8217;est révélée instructive.</p>
<p>La suite prochainement&#8230;</p>
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		<title>Voyage à Paris: Bourdelle, Figuration narrative, Maurice Denis, Zadkine et bien d&#8217;autres</title>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2008 16:29:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Gauthier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite du billet précédent sur mon voyage à Paris en mai 2008. Mon voyage s&#8217;est poursuivi par un arrêt au Parc de sculptures entre l&#8217;île Saint-Louis et le Jardin des plantes. La Grande Fenêtre de Cardenas m&#8217;a particulièrement touché. Il s&#8217;agit d&#8217;une sculpture de l&#8217;artiste né à Cuba réalisée en 1974. [La Grande Fenêtre, Augustin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite du <a href="http://www.marcgauthier.com/blog/2008/05/02/voyage-a-paris-louise-bourgeois-gustave-moreau-et-bien-dautres/" target="_self">billet précédent</a> sur mon voyage à Paris en mai 2008.</p>
<p>Mon voyage s&#8217;est poursuivi par un arrêt au Parc de sculptures entre l&#8217;île Saint-Louis et le Jardin des plantes. La Grande Fenêtre de Cardenas m&#8217;a particulièrement touché. Il s&#8217;agit d&#8217;une sculpture de l&#8217;artiste né à Cuba réalisée en 1974.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/01_sculpture.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[La Grande Fenêtre, Augustin Cardenas, marbre blanc de Carrare, 1974; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>La ville se remémorait les événements de Mai 68. Sur la Place de la Sorbonne, là où tout a commencé, des photographies de Marc Riboud étaient proposées.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/02_mai_68.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Marc Riboud, reproductions photographiques, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Au cours de ce voyage, j&#8217;ai découvert l&#8217;oeuvre du sculpteur Antoine Bourdelle. Élève de Rodin, professeur de Giacometti, cet artiste possède un musée hébergé dans son ancien atelier dans le quartier Montparnasse. J&#8217;ai pu admirer une oeuvre clé dans la production de ce passeur de la modernité: Héraklès archer.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/03_bourdelle.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Hérakles archer (première grande étude), Antoine Bourdelle, bronze, 1909; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Au Grand Palais, j&#8217;ai visité l&#8217;exposition «Marie-Antoinette». La mise en scène mélodramatique m&#8217;a laissé froid. Si le personnage a joué un rôle historique non négligeable dans l&#8217;histoire de la France, je me questionne sur cette tendance vers une transformation mythico-romantique de la femme du luxe qui vécut une descente aux enfers. M&#8217;enfin.</p>
<p>Plus intéressante fut la rétrospective sur la figuration narrative. Ce mouvement artistique français est né au début des années 1960. Il cherche à raconter une histoire dans les oeuvres peintes, dans un style en opposition à l&#8217;abstraction. Parmi les artistes présents, j&#8217;ai particulièrement apprécié l&#8217;oeuvre de Gérard Fromanger ainsi que «Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp» par Aillaud, Arroyo et Recalcati. Malheureusement, la prise de photographies étant interdite lors de ces deux expositions temporaires, je ne peux illustrer ces oeuvres.</p>
<p>La situation est toute autre au Musée Carnavalet, qui raconte l&#8217;histoire de la ville de Paris. Si les portraits sont très (trop?) nombreux, les peintures d&#8217;histoire sont des plus intéressantes. Ainsi, on retrouve des illustrations de lieux historiques ou utopiques, de places en devenir qui ne seront jamais construites ou d&#8217;événements ayant modifié le visage de la capitale française.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/04_pont.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[La démolition des maisons du pont Notre-Dame, en 1786 (détail), Hubert Robert, huile sur toile; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Malheureusement pour moi, le Musée d&#8217;art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo étaient en processus de montage pour de nouvelles expositions. C&#8217;est le malheur lorsqu&#8217;on visite une ville au mois de mai, entre les expositions d&#8217;hiver et celle de l&#8217;été. Les lieux sont très intéressants puisqu&#8217;ils ont été construits pour l&#8217;Exposition de 1937.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/05_palais_tokyo_1.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Vue à partir de l'esplanade du Palais de Tokyo, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Au sommet de l&#8217;immeuble abritant le Palais de Tokyo se retrouve l&#8217;hotel Everland. Construit par une firme suisse, il s&#8217;agit d&#8217;un module qui se déplace au fil des ans. Ainsi, il est hébergé à cet endroit jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;année 2008. Il est possible d&#8217;y réserver une chambre pour une nuit mais la demande est forte. Le taux: entre 333 et 444 euros la nuit!</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/06_hotel_everland.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Hotel Everland, Palais de Tokyo, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Après plusieurs années d&#8217;essai, j&#8217;ai réussi à prendre le train jusqu&#8217;à Fontainebleau où j&#8217;ai visité le château de François 1er. Quel plaisir que celui de déambuler dans les pièces Renaissance comme la galerie de François 1er ou la salle de bal. Un plaisir pour les yeux!</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/07_fontainebleau.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Galerie de François 1er, Château de Fontaibleau, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>La foule était moins nombreuse qu&#8217;à l&#8217;accoutumée au Louvre. Il faut dire que ma visite se faisait la lendemain d&#8217;une journée gratuite; je suppose que le musée avait fait le plein de visiteurs la veille.</p>
<p>De plus, j&#8217;ai pu prendre des photographies dans la salle des grandes peintures françaises, ce qui m&#8217;était interdit lors de mes autres visites. Je m&#8217;en suis dès lors donné à coeur joie, question de ramener une bouffée d&#8217;air français en terre d&#8217;Amérique. Comme me le faisait remarquer une amie, la photographie avec la Joconde révèle un jeu de regards intéressant puisque le tableau, le spectateur en bleu et moi-même posons nos regards en des endroits différents dans cette image.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/08_joconde.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Galerie de la Joconde, Louvre, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Au fil de la visite, j&#8217;ai vu beaucoup de cartons de prêts d&#8217;oeuvres: Budapest, Tokyo, Kobe, Washington, etc. J&#8217;ai également remarqué quelques oeuvres prêtées à Québec pour l&#8217;exposition «Le Louvre à Québec». Je peux donc affirmer que l&#8217;auto-portrait réalisé par Hortense Haudebourt-Lescot en 1825 devrait se retrouver sur les plaines d&#8217;Abraham cet été!</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/09_louvre_quebec.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Cartel du Portrait de Hortense Haudebourt-Lescot, Musée du Louvre; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>La visite de la Manufacture des Gobelins s&#8217;est révélée être à la fois une découverte et une déception. Cette manufacture royale de tapisseries a tellement subi les aléas du temps au gré des révolutions qu&#8217;il est déjà surprenant que l&#8217;immeuble soit encore debout aujourd&#8217;hui. La visite des installations présente les oeuvres contemporaines qui sont réalisées sur les lieux. Ainsi, l&#8217;importance historique de la Manufacture est évacuée, ce que j&#8217;ai trouvé dommage. Certaines traces demeurent, comme ces crochets sur les murs extérieurs de l&#8217;immeuble auxquels étaient suspendues les tapisseries lors de la visite du roi.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/10_gobelins.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Manufacture des Gobelins, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Le musée départemental Maurice-Denis propose une vaste collection des oeuvres de ce peintre Nabi. J&#8217;avais déjà eu l&#8217;occasion de voir l&#8217;exposition proposée par le Musée des beaux-arts de Montréal en 2007. Il a été agréable de visiter le lieu de création tel que l&#8217;artiste l&#8217;habitait et d&#8217;entendre parler de la vie sur place par la petite-fille de Maurice Denis. Dans la cour se retrouvaient des oeuvres du sculpteur Antoine Bourdelle, en prêt.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/11_denis.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Autoportrait devant le prieuré, 1921, Maurice Denis, Huile sur toile; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/12_bourdelle.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Centaure mourant, Antoine Bourdelle, 1911-1914, bronze; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Archives nationales, musée Maillol, musée Zadkine, musée Cognacq-Jay: ces quatre lieux ont été visité lors de ma dernière journée à Paris. Das le premier lieu se trouvait une exposition consacrée Marcel Sembat et Georgette Agutte. On y retrouvait de nombreuses oeuvres visuelles ainsi que des écrits et des lettres &#8211; les Archives nationales organisant l&#8217;événement après tout!</p>
<p>Au musée Maillol, les oeuvres de la collection permanente étaient mises de l&#8217;avant plutôt qu&#8217;une exposition temporaire. Une salle complète a été consacrée à Marcel Duchamp. Sa «Fontaine» était d&#8217;ailleurs utilisée pour faire la promotion de l&#8217;événement.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/13_maillol.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Affiche de l'exposition du musée Maillol, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Situé dans un ancien hôtel particulier, le musée Cognacq-Jay propose des oeuvres précieuses. Porcelaine de Sèvres, chandeliers et fauteuils meublent l&#8217;espace feutré.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/14_cognacq.png" alt="" width="375" height="281" /><br />
[Vue de l'intérieur du musée Cognacq-Jay, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Finalement, le musée Zadkine situé près du jardin du Luxembourg propose une collection permanente intéressante des oeuvres du sculpteur d&#8217;origine russe établi à Paris au début du 20e siècle. Une visite très courte mais qui m&#8217;a révélé un artiste que je ne connaissais pas.</p>
<p><img style="vertical-align: middle; border: 0; margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" src="http://www.marcgauthier.com/blog/wp-content/images/2008-05/15_zadkine.png" alt="" width="375" height="500" /><br />
[Musée Zadkine, cour extérieure, 2008; Photo: Marc Gauthier]</p>
<p>Et voilà la fin de mon compte rendu de voyage parisien. De retour à la normale au cours des prochains jours!</p>
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