May 26th, 2008
Triennale du Musée d’art contemporain de Montréal: Julie Doucet et David Altmejd en tête du buzz sur Internet
Le Musée d’art contemporain de Montréal propose 135 oeuvres créées par 38 artistes dans le cadre de sa triennale intitulée «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». À l’occasion de cet événement, je me suis demandé quelle était la présence sur le Web de chacun de ces artistes.
Pour arriver à classer les artistes selon leur notoriété Internet, j’ai choisi trois critères: le nombre de liens tels que trouvés par Google, la gestion des noms de domaine [du type nom_artiste.com] et la présence ou non d’article dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

[Julie Doucet, Le Pantalitaire 2, 2007, 8 collages, 30 x 137,1 cm]
Le titre de reine de la notoriété dans Internet est attribué à Julie Doucet. Avec 63,000 liens sur son nom, 4 articles dans Wikipedia, un site Internet possédé par un éditeur et un site officiel, on peut dire sans gêne que l’artiste est connue sur le Web, principalement à cause de ses bandes dessinées.

[David Altmejd, Le Berger, 2008, bois, miroir, cristal, crin de cheval et peinture, 365,7 x 152,4 x 121,9 cm; avec l’aimable autorisation de la Andrea Rosen Gallery; photographie: Ellen Page Wilson]
Accompagnant Julie Doucet au sommet de la notoriété sur Internet, David Altmejd se classe bon deuxième, avec 51,400 liens, 3 articles dans Wikipedia et un site cybersquatté.
Parmi les autres résultats de cette étude sans prétention, je remarque que de nombreux artistes possèdent un site Internet bien réalisé: Nicolas Baier, Gwenaël Bélanger, Patrick Bernatchez, Michel de Broin, Raphaëlle de Groot, Manon De Pau, Doyon-Rivest, Romeo Gongora, Adad Hannah, Isabelle Hayeur, Bettina Hoffmann, Lynne Marsh, Serge Murphy, Jocelyn Robert.
Fait surprenant: certains artistes préfèrent le .net ou le .org plutôt que le .com même lorsque ce dernier est disponible. C’est le cas de Michel de Broin, Raphaëlle de Groot et Bettina Hoffmann.
Notons finalement que David Ross et Carlos Sanchez ont été exclus du classement. En effet, leurs noms sont également ceux de personnalités connues dans d’autres domaines, ce qui perturbe grandement les données.
Palmarès de la notoriété Internet des artistes de la Triennale de MACM
Julie Doucet : 11,30
David Altmejd: 9,14
Michel de Broin: 2,85
Isabelle Hayeur: 2,70
Jocelyn Robert: 2,42
Lynne Marsh: 2,15
Adad Hannah: 2,03
Bettina Hoffmann: 1,60
Nicolas Baier: 1,37
Michael Merrill: 1,26
Jason Sanchez: 1,23
Gwenaël Bélanger: 1,15
Patrick Bernatchez: 1,09
Doyon-Rivest: 1,08
Raphaëlle de Groot: 1,08
Serge Murphy: 1,06
Manon De Pauw: 1,06
Romeo Gongora: 1,01
Charles Guilbert: 0,70
Yannick Pouliot, WWKA, Louis-Philippe Eno, Chih-Chien Wang, Stéphane Gilot, Etienne Zack, Cooke-Sasseville, Emanuel Licha, Manon Labrecque, Cynthia Girard, Karen Tam, Tricia Middleton, Jon Knowles, David Armstrong Six, Patrick Coutu, Valérie Blass, Anthony Burnham, Jonathan Plante, Adrian Norvid suivent dans l’ordre avec moins de 0,5.
Méthodologie
Le nom de l’artiste ainsi que le terme art ont été entrés dans l’engin de recherche Google. J’ai obligé l’engin de recherche à inclure le terme art dans chacune des pages trouvées afin d’éviter que des artistes ayant des homonymes oeuvrant dans d’autres domaines soient privilégiés.
Les cinq premiers résultats sont les suivants:
David Ross: 163,000 liens
Carlos Sanchez: 148,000 liens
Julie Doucet: 63,000 liens
David Altmejd: 51,400 liens
Michel de Broin: 28,500 liens
Les cinq derniers résultats sont les suivants:
Valérie Blass: 360 liens
Anthony Burnham: 334 liens
Romeo Gongora: 132 liens
Jonathan Plante: 120 liens
Adrian Norvid: 48 liens
Chaque dizaine de milliers de liens donnait un point. Ainsi 163,000 liens attribuait 16,3 points.
La présence d’articles dans Wikipedia donnait un point par langue de rédaction.
Les noms de domaine achetés par une tierce personne donnait un point. David Altmejd et Lynne Marsh ont «bénéficié» de cette notoriété involontaire.
La présence d’un site Internet officiel donnait un point.
Il convient de noter que ce classement n’a aucune prétention scientifique. Il s’agit de refléter le buzz Internet selon des critères personnels à l’auteur de ce blogue.
Chacun des composants des scores peut être facilement critiqué. Ainsi, Paris Hilton obtient 3,3 millions de liens, même lorsqu’on lie son nom au mot «art». De plus, les résultats chez Google varient selon les serveurs sur lesquels la recherche est effectuée. Pour être plus efficace, j’aurais dû utiliser un outil de recherche qui fouille les différents centres de données de Google mais bon…
Au final, rien ne vaut une visite au musée pour laisser tomber le buzz et alimenter sa propre réflexion!