Quelques-unes de ces nouvelles sont un peu défraîchies puisque j’ai été passablement occupé cet automne, mais elles conservent leur intérêt pour quiconque est curieux quant au lien entre l’histoire, l’art et les sciences informatiques.
* L’Université de Leicester (Royaume-Uni) a reçu une subvention de 1,75 million de livres pour étudier le réseautage dans les civilisations du bassin de la Méditerranée, entre 1500 et 200 avant notre ère. Cette recherche servira à créer des modèles sur la création de réseaux d’échanges commerciaux. Ces modèles seront ensuite appliqués aux réseaux informatiques. [détails]
* Le Projet Europeana a débuté en novembre. À terme, on y retrouvera 2 million d’objets virtuels, provenant en grande partie des collections numérisées des musées, bibliothèques et archives nationales. Le projet veut faire contrepoids au Google Book Search Library Project. [détails]
* Dans un ordre d’idées similaires, des chercheurs européens ont levé plus de 3 millions d’euros pour créer MultiMatch, un engin de recherche spécialisé dans le domaine de la culture. [détails]
* L’université Princeton a mis au point un logiciel qui permet de reconstruire les peintures murales des Anciens Grecs, accélérant le travail des archéologues. [détails]
* Que faire lorsqu’une université reçoit un don anonyme de 360 millions de dollars? On construit un musée qui marie la science et l’art. [détails]

Les habitués du Vieux-Québec auront remarqué qu’une conduite d’aqueduc semble brisée au coin de la rue Sainte-Famille et de la rue Couillard. L’asphalte a déjà été découpée et les marquages au sol sont inscrits dans cette couleur orange caractéristique. Selon toute probabilité, la ville de Québec se prépare à intervenir pour réparer les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent.
On se rappellera que la dernière intervention de la ville sur la rue Couillard pour un problème similaire avait envoyé au dépotoir des travaux de maçonnerie datant du XVIIIe siècle. [Voir ce billet sur le sujet] Assisterons-nous au même mode opératoire sur un autre emplacement à haut potentiel archéologique?
Le lieu exact de l’opération se déroulera sur la rue Hébert, dans le prolongement de la rue Couillard. Or, ce lieu est identifié comme le site archéologique 480 dans l’étude Ethnoscop de 1998.
L’ouverture de la rue Hébert entre 1749 et 1755 a entraîné la démolition d’un bâtiment sur la rue Sainte-Famille. Le plan de la ville de 1727 montre d’ailleurs une série d’édifices sur cet emplacement mais ils ont disparu sur le plan de 1752.
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Les habitués de la rue Couillard dans le Vieux-Québec savent que des travaux d’excavation ont présentement cours en face de l’Épicerie de la rue Couillard et du café Chez Temporel.
Ce que les amoureux du patrimoine de la ville de Québec ignorent peut-être, c’est que l’endroit où les travaux se déroulent a été désigné comme haut lieu à potentiel archéologique par la ville dans une étude de 1998.
Identifié comme l’emplacement 022 dans l’étude d’Ethnoscop, il s’agit d’une structure en maçonnerie qui est représentée sur le plan de la ville de 1709. Ce bâtiment, construit sur l’ancien tracé de la rue, date d’avant cette époque. On y a déjà retrouvé une structure en pierre et des artefacts.
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