Archive for the 'Histoire' Category

Les habitués de la rue Couillard dans le Vieux-Québec savent que des travaux d’excavation ont présentement cours en face de l’Épicerie de la rue Couillard et du café Chez Temporel.

Ce que les amoureux du patrimoine de la ville de Québec ignorent peut-être, c’est que l’endroit où les travaux se déroulent a été désigné comme haut lieu à potentiel archéologique par la ville dans une étude de 1998.

Identifié comme l’emplacement 022 dans l’étude d’Ethnoscop, il s’agit d’une structure en maçonnerie qui est représentée sur le plan de la ville de 1709. Ce bâtiment, construit sur l’ancien tracé de la rue, date d’avant cette époque. On y a déjà retrouvé une structure en pierre et des artefacts.


[Détail, travaux d’excavation, rue Couillard]

Comment la ville de Québec traite-t-elle ce patrimoine historique? En enfonçant des coups de pelle pour dégager les tuyaux et en envoyant les pierres à la casse.

Désolant.

Et pour enfoncer le clou, je vous présente l’état lamentable du site du Palais de l’intendant. Célébrez gaiement le 400e de Québec en allant écouter Paul McCartney.

Mea Culpa: Les travaux d’excavation ont servi à réparer une conduite d’eau défaillante et non une conduite de gaz, comme «P» l’a signalé dans les commentaires.

Marc

El Coloso : (Ecole de) Goya


[El Coloso [Le Colosse], attribué à l’École de Francisco de Goya y Lucientes, c.1808-1812, huile sur toile, 116 x 105 cm, Museo del Prado]

Le musée du Prado (Madrid) a tranché : El Coloso sera maintenant attribué à l’École de Goya mais pas au maître espagnol. Le site du musée n’a pas encore été mis à jour.

Le premier signe que quelque chose clochait à propos de cette peinture est apparu en avril : El Coloso ne faisait pas partie d’une vaste rétrospective du Prado consacré au peintre.


[El Coloso [Le Colosse] (détail), attribué à l’École de Francisco de Goya y Lucientes, c.1808-1812, huile sur toile, 116 x 105 cm, Museo del Prado]

La piètre qualité des taureaux représentés dans la peinture a mis les conservateurs sur la piste puisque Goya connaissait très bien l’anatomie de ces animaux.

Conservez vos guides du musée, ils font maintenant partie de l’histoire de l’art…

* Le Moulin à Images de l’équipe de Robert Lepage est projeté depuis hier sur le moulin de la Bunge. Aucune trame narrative mais une suite d’impressions. Vous trouverez un diaporama intéressant sur le site d’Ex Machina.

[Site d’Ex Machina]

* Le Musée naval de Québec gagne à être connu. Situé dans le Vieux-port, il propose deux expositions cet été. Le Réfectoire est une oeuvre d’Isabelle Laverdière qui interprète les échanges survenus entre les marins ennemis au cours des siècles sur le fleuve Saint-Laurent. Par l’eau et dans la pierre aborde le développement des ouvrages défensifs de la région. Cette dernière exposition est présentée en collaboration avec le Musée du Royal 22e Régiment [Citadelle], le Musée du Régiment les Voltigeurs de Québec [Manège militaire; actuellement fermé pour cause d’incendie] et le Musée du Régiment de la Chaudière.

* L’exposition Québec Gold présente 17 artistes québécois à Reims (France) cet été, en collaboration avec L’Oeil de Poisson. Dix-sept artistes sont invités : Jean-Pierre Aubé, Mathieu Beauséjour, BGL, Sylvain Bouthillette, Michel de Broin, Cooke-Sasseville, Doyon-Rivest, Jérôme Fortin, Dominique Gaucher, Pascal Grandmaison, Isabelle Hayeur, Guillaume Lachapelle, Emmanuelle Léonard, Yann Pocreau, Yannick Pouliot, Michael A. Robinson et Ève K. Tremblay.
Notons que Michel de Broin, Cooke-Sasseville, Doyon-Rivest, Isabelle Hayeur et Yannick Pouliot font partie de la triennale du Musée d’art contemporain de Montréal.

* Des oeuvres d’artistes contemporains sont acquises par Loto-Québec dans le cadre de la Manif d’art 4. Les oeuvres suivantes ont été acquises: Linéament, la glacier 2, d’Éveline Boulva, Portrait J, d’Ève Cadieux, Mémoire de l’éléphant II (éléphant d’Asie), de Don Darby, Un, deux, trois… d’Isabelle Véronique, Arbre, de Lucie Lefebvre, Le rêve de Poséidon, le voyage d’Ulysse, de Reno Salvail, Xochitl, d’Helga Schlitter, Coeur Rose, de Bill Vincent et Envol, de Giorgia Volpe. De plus, Nathalie Thibault et Cooke-Sasseville ont reçu des bourses. Notons que ce dernier fait partie de la triennale du Musée d’art contemporain de Montréal et, comme mentionné précédemment, ses oeuvres seront exposées à Reims.

* Le Musée des beaux-arts de Montréal propose des visites guidées individuelles et gratuites dimanche et mercredi prochain. [détails]

* Le Congrès eucharistique de Québec perturbera la circulation autour du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) dimanche matin. Les heures à éviter : de 7h30 du matin au milieu de l’après-midi, le dimanche 22 juin 2008.

* Dans le cadre de l’exposition Le Louvre à Québec, le MNBAQ propose des représentations gratuites du film Louvre, la visite. Les représentations ont lieu à 13h30 et 15h00 aux dates suivantes :
Juin : 15, 18, 22 et 29
Juillet : 2, 9, 13, 20, 23, 27 et 30
Août : 3, 6, 10, 13, 20, 24, 27 et 31

* artv continue sa série originale démocratisant l’art. Cette semaine: Marcel Lafleur fait de l’aquarelle, de la sculpture et de la poésie. Priscille Martel s’adonne elle aussi à l’aquarelle et à la poésie, mais elle peint principalement des bouts de verre récupérés pour en faire toutes sortes d’objets, dont des colliers. Marcel et Priscille forment un couple pour qui l’art occupe une place primordiale dans leur vie. [détails]


[On est tous des artistes, artv]

* Le marché de la sculpture contemporaine continue d’être vigoureux. Par exemple, la sculpture My Lonesome Cowboy de Takashi Murakami s’est vendue pour 13,5 millions de dollars en mai. Artprice propose une analyse du marché.


[Takashi Murakami, My Lonesome Cowboy, 1998, résine epoxy]

* Le Mexique est trop petit pour le Guggenheim.

* Le collectionneur Charles Saatchi achète de nombreuses oeuvres de trois finissants en arts visuels.

* Vous passez par San Francisco? Une exposition sur les femmes impressionnistes débute aujourd’hui au Musée des beaux-arts. Une sélection des oeuvres est disponible sur le compte Picasa du Musée.


[Berthe Morisot, Intérieur, 1872, huile sur toile]

* Et sur une note plus personnelle, j’ai terminé mon cours d’été intensif en histoire de l’art. Intitulé Impression et sensation: aspects de la subjectivité artistique dans la peinture moderne au XIXe siècle, ce fut un approfondissement passionnant sur la peinture de paysage, les Impressionnistes et Cézanne.

La moitié des musées du Québec fonctionnent avec un budget inférieur à 123,000 dollars.

Manif d’Art 4 tire à sa fin - c’est le sprint final jusqu’à dimanche.

Le Musée de l’Amérique-Française propose l’exposition Une présence oubliée: les huguenots en Nouvelle-France. Vous avez jusqu’au 22 mars 2009 pour la visiter.


[crédits photographiques: Idra Labrie, Musée de l’Amérique-française]

C’est aussi le temps de visiter l’espace archéologique de l’ÃŽlot des Palais à Québec. Il est ouvert au public jusqu’au 13 juin prochain. C’est sur cet emplacement que le Palais de l’Intendant de la Nouvelle-France était situé. C’est aussi là que se trouvait la première brasserie du Québec. La Côte du Palais est baptisée en son honneur

Le Potager des visionnaires a été inauguré cette semaine. Charmant - mais je n’ai pas eu le souffle coupé.

Une autre semaine, un autre projet architectural grandiose pour Dubaï. Cette semaine: un nouvel amphithéatre pour l’opéra est dessiné par la firme Design Zaha Hadid et Patrik Schumacher. Il faut bien que l’argent de l’or noir soit dépensé. [Autre photos]


[Projet d’un centre culturel et d’un opéra, Dubaï; Source: Dezeen Blog]

Un gardien de musée qui n’aimait pas une peinture de Vija Celmin a décidé de la lacérer avec une clef. L’acte de vandalisme s’est révélé fatal à l’oeuvre. La peinture Night Sky #12 était exposée au Carnegie Museum de Pittsburgh.

Certaines des pièces d’orfèvrerie volées au musée d’anthropologie de l’université de la Colombie-Britannique sont de retour

En 1957, une galerie d’art est fermée en Californie par la police de Los Angeles. L’exposition de Wallace Berman est considérée obscène. Il s’agira de la seule exposition en solitaire de cet artiste.
En 1962, Andy Warhol propose sa première exposition solo au même endroit : Andy Warhol: Campbell’s Soup Cans. Cinq des conserves trouvent preneur à 100 dollars chacune mais le propriétaire de la galerie les rachète pour conserver le lot intact.
Ces deux événements se sont déroulés dans la Ferus Gallery. Son histoire est racontée dans le documentaire The Cool School qui a été diffusé cette semaine dans le cadre de l’émission Independent Lenses. Elle est en rediffusion sur Vermont Public Television (WETK) (jeudi 12, 3h00; vendredi 13, 22h00) et PBS Mountain Lake (WCFE) (dimanche 15, 23h30). Programmez vos vidéos!

Le photographe Claude Dityvon est décédé à La Rochelle.

La foire de l’art contemporain Art Basel s’est terminée avec un succès d’affluence: 60,000 personnes ont franchi les tourniquets.

Un milliardaire russe décide de ne plus sponsoriser une rétrospective consacrée à Kabakov. L’événement se déroulera malgré tout.

Tate Britain sollicite le public pour acheter une esquisse à l’huile de Rubens. L’oeuvre représentée, L’Apothéose de Jacques Premier, est une étude pour le plafond de la Banqueting House de Londres. C’est important pour certains Britanniques.


[Banqueting House; source: wikimedia.org]

* Manif d’Art 4 de Québec n’a pas apprécié la critique de Jérôme Delgado dans Le Devoir. La commissaire de l’événement Lisanne Nadeau et le directeur général et artistique Claude Bélanger ont répliqué par une lettre ouverte dans le journal. Déclarer que Jérôme Delgado manque de connaissance, comme ils le font, c’est ignorer l’immense travail de ce critique qui vise souvent juste. Pour ma part, il me semble que les artisans de la Manif d’Art 4 ont la peau sensible; ils se devaient de réagir mais à lire leur texte, leur événement ne souffre d’aucun problème


[Galerie d’Apollon, Musée du Louvre; photo: Marc Gauthier]

* L’exposition Le Louvre à Québec ouvre ses portes au grand public aujourd’hui. Plus de 18,000 personnes ont déjà acheté leur billet. L’événement sera certainement un succès populaire, le Louvre étant devenu une marque de commerce très prisée. N’oubliez pas de réserver vos billets pour une journée et une heure précise si vous désirez jeter un coup d’oeil aux 271 oeuvres proposées.

* L’Espace 400e de Québec a aussi ouvert ses portes cette semaine. On y retrouve, entre autres, l’exposition Passagers/Passengers.

* Le gouvernement espagnol a remis à la ville de Vancouver le portrait d’un chef autochtone réalisé en 1792. Je me surprend à rêver que la France aurait pu remettre à la ville de Québec les plans du régime français datant du 18e siècle comme cadeau du 400e

* Connaissez-vous l’art des arbres? [cia C-Monster]


[source: http://www.sonnyradio.com/]

* L’Art Gallery of Ontario (AGO) va rouvrir les portes de ses 110 salles (!) et proposer ses 4000 oeuvres (!) dès le 14 novembre 2008. La date d’ouverture a été annoncée cette semaine. L’immeuble, faut-il le rappeler, a été dessiné par le starchitecte canadien Frank Gehry. Il est possible de voir par webcam l’évolution des travaux.


[Frank Gehry (c) Susan King]

* Les pièces d’orfèvreries volées au musée d’anthropologie de l’Université de la Colombie-Britannique seraient toujours dans la région de Vancouver.

* L’histoire de l’art, une des spécialisations universitaires les plus inutiles?

* Incontournables: Un obélisque est retourné en Éthiopie et quatre toiles du musée de Marseille Nice sont retrouvées à Marseille après leur vol.

Suite du billet précédent sur mon voyage à Paris en mai 2008.

Mon voyage s’est poursuivi par un arrêt au Parc de sculptures entre l’île Saint-Louis et le Jardin des plantes. La Grande Fenêtre de Cardenas m’a particulièrement touché. Il s’agit d’une sculpture de l’artiste né à Cuba réalisée en 1974.


[La Grande Fenêtre, Augustin Cardenas, marbre blanc de Carrare, 1974; Photo: Marc Gauthier]

La ville se remémorait les événements de Mai 68. Sur la Place de la Sorbonne, là où tout a commencé, des photographies de Marc Riboud étaient proposées.


[Marc Riboud, reproductions photographiques, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Au cours de ce voyage, j’ai découvert l’oeuvre du sculpteur Antoine Bourdelle. Élève de Rodin, professeur de Giacometti, cet artiste possède un musée hébergé dans son ancien atelier dans le quartier Montparnasse. J’ai pu admirer une oeuvre clé dans la production de ce passeur de la modernité: Héraklès archer.


[Hérakles archer (première grande étude), Antoine Bourdelle, bronze, 1909; Photo: Marc Gauthier]

Au Grand Palais, j’ai visité l’exposition «Marie-Antoinette». La mise en scène mélodramatique m’a laissé froid. Si le personnage a joué un rôle historique non négligeable dans l’histoire de la France, je me questionne sur cette tendance vers une transformation mythico-romantique de la femme du luxe qui vécut une descente aux enfers. M’enfin.

Plus intéressante fut la rétrospective sur la figuration narrative. Ce mouvement artistique français est né au début des années 1960. Il cherche à raconter une histoire dans les oeuvres peintes, dans un style en opposition à l’abstraction. Parmi les artistes présents, j’ai particulièrement apprécié l’oeuvre de Gérard Fromanger ainsi que «Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp» par Aillaud, Arroyo et Recalcati. Malheureusement, la prise de photographies étant interdite lors de ces deux expositions temporaires, je ne peux illustrer ces oeuvres.

La situation est toute autre au Musée Carnavalet, qui raconte l’histoire de la ville de Paris. Si les portraits sont très (trop?) nombreux, les peintures d’histoire sont des plus intéressantes. Ainsi, on retrouve des illustrations de lieux historiques ou utopiques, de places en devenir qui ne seront jamais construites ou d’événements ayant modifié le visage de la capitale française.


[La démolition des maisons du pont Notre-Dame, en 1786 (détail), Hubert Robert, huile sur toile; Photo: Marc Gauthier]

Malheureusement pour moi, le Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo étaient en processus de montage pour de nouvelles expositions. C’est le malheur lorsqu’on visite une ville au mois de mai, entre les expositions d’hiver et celle de l’été. Les lieux sont très intéressants puisqu’ils ont été construits pour l’Exposition de 1937.


[Vue à partir de l’esplanade du Palais de Tokyo, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Au sommet de l’immeuble abritant le Palais de Tokyo se retrouve l’hotel Everland. Construit par une firme suisse, il s’agit d’un module qui se déplace au fil des ans. Ainsi, il est hébergé à cet endroit jusqu’à la fin de l’année 2008. Il est possible d’y réserver une chambre pour une nuit mais la demande est forte. Le taux: entre 333 et 444 euros la nuit!


[Hotel Everland, Palais de Tokyo, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Après plusieurs années d’essai, j’ai réussi à prendre le train jusqu’à Fontainebleau où j’ai visité le château de François 1er. Quel plaisir que celui de déambuler dans les pièces Renaissance comme la galerie de François 1er ou la salle de bal. Un plaisir pour les yeux!


[Galerie de François 1er, Château de Fontaibleau, 2008; Photo: Marc Gauthier]

La foule était moins nombreuse qu’à l’accoutumée au Louvre. Il faut dire que ma visite se faisait la lendemain d’une journée gratuite; je suppose que le musée avait fait le plein de visiteurs la veille.

De plus, j’ai pu prendre des photographies dans la salle des grandes peintures françaises, ce qui m’était interdit lors de mes autres visites. Je m’en suis dès lors donné à coeur joie, question de ramener une bouffée d’air français en terre d’Amérique. Comme me le faisait remarquer une amie, la photographie avec la Joconde révèle un jeu de regards intéressant puisque le tableau, le spectateur en bleu et moi-même posons nos regards en des endroits différents dans cette image.


[Galerie de la Joconde, Louvre, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Au fil de la visite, j’ai vu beaucoup de cartons de prêts d’oeuvres: Budapest, Tokyo, Kobe, Washington, etc. J’ai également remarqué quelques oeuvres prêtées à Québec pour l’exposition «Le Louvre à Québec». Je peux donc affirmer que l’auto-portrait réalisé par Hortense Haudebourt-Lescot en 1825 devrait se retrouver sur les plaines d’Abraham cet été!


[Cartel du Portrait de Hortense Haudebourt-Lescot, Musée du Louvre; Photo: Marc Gauthier]

La visite de la Manufacture des Gobelins s’est révélée être à la fois une découverte et une déception. Cette manufacture royale de tapisseries a tellement subi les aléas du temps au gré des révolutions qu’il est déjà surprenant que l’immeuble soit encore debout aujourd’hui. La visite des installations présente les oeuvres contemporaines qui sont réalisées sur les lieux. Ainsi, l’importance historique de la Manufacture est évacuée, ce que j’ai trouvé dommage. Certaines traces demeurent, comme ces crochets sur les murs extérieurs de l’immeuble auxquels étaient suspendues les tapisseries lors de la visite du roi.


[Manufacture des Gobelins, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Le musée départemental Maurice-Denis propose une vaste collection des oeuvres de ce peintre Nabi. J’avais déjà eu l’occasion de voir l’exposition proposée par le Musée des beaux-arts de Montréal en 2007. Il a été agréable de visiter le lieu de création tel que l’artiste l’habitait et d’entendre parler de la vie sur place par la petite-fille de Maurice Denis. Dans la cour se retrouvaient des oeuvres du sculpteur Antoine Bourdelle, en prêt.


[Autoportrait devant le prieuré, 1921, Maurice Denis, Huile sur toile; Photo: Marc Gauthier]


[Centaure mourant, Antoine Bourdelle, 1911-1914, bronze; Photo: Marc Gauthier]

Archives nationales, musée Maillol, musée Zadkine, musée Cognacq-Jay: ces quatre lieux ont été visité lors de ma dernière journée à Paris. Das le premier lieu se trouvait une exposition consacrée Marcel Sembat et Georgette Agutte. On y retrouvait de nombreuses oeuvres visuelles ainsi que des écrits et des lettres - les Archives nationales organisant l’événement après tout!

Au musée Maillol, les oeuvres de la collection permanente étaient mises de l’avant plutôt qu’une exposition temporaire. Une salle complète a été consacrée à Marcel Duchamp. Sa «Fontaine» était d’ailleurs utilisée pour faire la promotion de l’événement.


[Affiche de l’exposition du musée Maillol, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Situé dans un ancien hôtel particulier, le musée Cognacq-Jay propose des oeuvres précieuses. Porcelaine de Sèvres, chandeliers et fauteuils meublent l’espace feutré.


[Vue de l’intérieur du musée Cognacq-Jay, Paris, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Finalement, le musée Zadkine situé près du jardin du Luxembourg propose une collection permanente intéressante des oeuvres du sculpteur d’origine russe établi à Paris au début du 20e siècle. Une visite très courte mais qui m’a révélé un artiste que je ne connaissais pas.


[Musée Zadkine, cour extérieure, 2008; Photo: Marc Gauthier]

Et voilà la fin de mon compte rendu de voyage parisien. De retour à la normale au cours des prochains jours!

Sargol dans la Patrie

Sous-titre:

« Nous prouverons à nos frais qu’il n’est pas nécessaire d’être mince, décharné et non développé Â»

Sous l’image:

« Oh! Regarde donc ces deux chandelles! Pourquoi n’essaient-ils pas du Sargol? Â»

J’ai trouvé cette surprenante publicité pour un produit engraissant dans le journal La Patrie du 24 mai 1913.

Si l’idée d’un produit engraissant peut nous faire sourire, ce ne fut pas le cas en 1917. L’entreprise a en effet été condamnée pour fraude. Une tactique commerciale lucrative qui rapportait $1200 par jour, en moyenne!

New York Times + Sargol


[Image: Étude d’un cheval, Leonardo da Vinci, Royal Library, Windsor, par le biais de Wikipedia]

Les artistes qui travaillent sur les logiciels graphiques laissent rarement des traces comme Leonardo pouvait le faire. Les esquisses, dessins préparatoires et autres traces sont souvent absentes.

En tant que futur historien de l’art, ces questions m’interpellent. Dans 50 ans, sur quels matériaux les historiens pourront-ils se baser pour analyser les oeuvres de notre époque?

Est-ce qu’un vidéo comme celui-ci est le futur de l’histoire de l’art?

Marc

Art.com

Sur le Web aujourd’hui, les noms de domaine sont rendus tellement rares qu’ils n’ont souvent qu’un rapport lointain avec le sujet du site. On n’a qu’à penser à Flickr.com pour se questionner sur le lien entre le nom de domaine et le sujet du site.

En 1996, alors que le Web n’en était qu’à ses balbutiements, les créateurs de sites Internet étaient principalement des techniciens, des ingénieurs et des informaticiens. Qui aurait pu penser vendre des oeuvres d’art sur Internet? C’est probablement ce qui explique que le premier site hébergé sur ART.COM était l’Advanced Rotorcraft Technology, une firme de consultants dans l’industrie aéronautique [voir le site en 1996].

Réalisant probablement que de plus en plus d’internautes cherchaient des oeuvres d’art en tapant ART.COM dans leur navigateur Mosaic, l’entreprise s’est relocalisée sur le nom de domaine flightlab.com en 1998. Le site ART.COM s’est alors mis à vendre des posters d’oeuvres d’art, ce qu’il fait encore aujourd’hui [voir le site en 1998 et aujourd’hui].

Dire que cela fait à peine 10 ans…

In today’s Web, domain names are all taken. One has to resort to a name that has little to do with the content of the site, such as Flickr.com for posting pictures.

In 1996, when the Web was still in its infancy, populated with computer geeks, technicians and engineers, who would have made the link between art and technology? Therefore, it appears as no surprise that one would find an aerospace consultancy firm when entering ART.COM in his or her Mosaic browser [watch it here].

Specifically, the Advanced Rotorcraft Technology offered a small profile of their company on the homepage. Probably realizing that too many people were looking for art pieces when typing that domain name, they relocated to flightlab.com. ART.COM began offering art reproduction in 1998 [watch art.com in 1998 and today].

Such a long time ago and so recent…