
Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : vue de nuit
(Communiqué de presse) Québec, le 31 mars 2010 – Le Musée national des beaux-arts du Québec est heureux de dévoiler le concept gagnant et le nom de la firme lauréate du concours international d’architecture pour son nouveau pavillon.
C’est la firme d’architecture OMA (Office for Metropolitain Architecture) de Rotterdam aux Pays-Bas – en partenariat avec l’équipe québécoise Provencher Roy et Associés Architectes – qui a été retenue à l’unanimité par les membres du jury au terme d’un concours international prisé ayant suscité l’intérêt de plus d’une centaine de firmes à travers le monde.
De nombreux dignitaires et partenaires étaient présents lors du dévoilement, dont l’honorable Josée Verner, ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre de la Francophonie et ministre responsable de la région de Québec, Mme Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, et M. Shohei Shigematsu, architecte principal et associé de la firme lauréate. Le coup d’envoi du concours international d’architecture a été donné en mai dernier, en présence de représentants des gouvernements du Canada, du Québec et de la ville de Québec.

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : vue aérienne
UN CONCOURS INTERNATIONAL DE HAUT NIVEAU
Le jury du concours international d’architecture, présidé par M. Charles-Mathieu Brunelle, directeur général des Muséums Nature de Montréal, s’est réuni à Québec les 25 et 26 février dernier afin de recevoir les représentants des cinq firmes finalistes et de procéder à l’examen des différentes propositions.
Chaque équipe finaliste avait été appelée à développer la solution fonctionnelle du projet dans le respect du programme des besoins et des contraintes techniques du site.
L’élaboration de chaque proposition devait, entre autres, démontrer l’approche « développement durable » du concept et accorder une attention particulière à l’adéquation « idée/budget de construction ». De façon plus précise, les membres du jury ont été appelés à se prononcer sur le respect des contraintes suivantes :
- L’insertion urbaine (impact sur l’ensemble patrimonial – église et presbytère – et sur l’axe de la Grande Allée);
- La cohérence avec le concept déposé à l’automne 2009 (étape 1 du concours);
- La qualité de l’organisation fonctionnelle et son apport à l’ensemble muséal;
- La clarté de l’organisation des accès, de la circulation et du circuit de visite de l’ensemble muséal;
- La qualité des espaces intérieurs du nouveau pavillon générés par le concept architectural et leur potentiel évocateur;
- La pertinence du traitement architectural en regard de la certification LEED visée;
- La faisabilité technique et le respect du budget de construction;
- La qualité de l’équipe multidisciplinaire.
Rappelons que le jury était composé, outre M. Charles-Mathieu Brunelle, de deux architectes à l’international (Mme Nasrine Seraji, architecte et urbaniste, Atelier Seraji Architectes et associés, et directrice de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris Malaquais, ainsi que M. Xaveer De Geyter, architecte principal de la firme XDGA Architecten à Bruxelles), d’un architecte du Québec (M. André Bourassa, architecte et président de l’Ordre des architectes du Québec), d’un représentant du milieu universitaire (M. Jacques White, architecte, École d’architecture de l’Université Laval) et de deux représentants du Musée national des beaux-arts du Québec (Mme Esther Trépanier, directrice générale du MNBAQ, et M. John R. Porter, président de la Fondation du MNBAQ et commissaire du projet d’agrandissement).

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : maquette
UN CHOIX UNANIME
Le choix du jury s’est porté, à l’unanimité, sur le concept proposé par le consortium OMA, Rem Koolhaas / Provencher Roy et Associés, architectes. Sa recommandation a ensuite été agréée par l’ensemble des membres du conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec lors d’une réunion spéciale qui s’est tenue le 3 mars dernier.
Au fil de l’exercice, et par-delà le respect du programme des besoins et de l’enveloppe budgétaire, le jury a souligné la vaste expérience de la firme lauréate, la qualité de sa présentation, l’originalité des solutions proposées, la puissance du concept développé et la force de l’équipe sur le plan technique. Les concepteurs auront su conjuguer les exigences propres à la nature, à l’art et à la ville, se souciant tout à la fois du cadre naturel du parc, de l’ouverture du pavillon sur son environnement et de l’urbanité de l’esplanade ouverte sur la Grande Allée. Le jury a également apprécié le fait que le concept proposé puisse évoluer et se bonifier à la faveur d’échanges à venir entre la firme et le Musée.
Le bâtiment proposé témoigne en outre d’une préoccupation en matière de développement durable et d’un franc respect pour les bâtiments voisins tout en étant fort éloquent sur le plan typologique. L’architecture se prête à de multiples lectures, présente un étagement harmonieux et de généreuses surfaces muséales.
OMA : UNE FIRME AU PROFIL IMPRESSIONNANT
La firme d’architecture OMA (Office for Metropolitain Architecture) a été fondée en 1975 et est aujourd’hui dirigée par six partenaires, dont le célèbre architecte néerlandais Rem Koolhaas. La firme, dont le siège social est situé à Rotterdam, aux Pays-Bas, possède également des bureaux à New York et à Pékin et réalise des projets dans le monde entier. OMA emploie 275 personnes de plus de 35 nationalités différentes. Des architectes, des designers industriels et des graphistes travaillent en étroite collaboration. OMA est aujourd’hui reconnue pour la diversité de ses réalisations et la polyvalence de ses solutions.
Parmi les nombreux projets réalisés par la firme, mentionnons le Musée de l’Université nationale de Séoul, en Corée du Sud, la Casa da Música de Porto, au Portugal, le projet de modernisation du Musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, en Russie, et la Bibliothèque centrale de Seattle, aux États-Unis.

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : vue de l'atrium
DES RÉACTIONS ENTHOUSIASTES
La ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre de la Francophonie et ministre responsable de la région de Québec, l’honorable Josée Verner, s’est réjouie que le Musée ait franchi cette autre étape importante pour son projet d’agrandissement. « Le dévoilement du concept gagnant pour le nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec est un point marquant pour ce projet qui permettra d’augmenter le rayonnement artistique dans notre ville. Avec un financement pouvant atteindre 33,7 millions de dollars, notre gouvernement est un fier partenaire dans la création de ce projet visionnaire. Il aura un impact important pour le tourisme en plus d’être bénéfique pour la communauté culturelle ainsi que pour toute la région de Québec. »
Pour sa part, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, a tenu à saluer « l’originalité et le dynamisme de la proposition architecturale retenue et la détermination et l’efficacité du Musée national des beaux-arts du Québec dans l’organisation exemplaire de son concours international d’architecture, une première à Québec et une première à l’échelle du Québec dans le cas d’un établissement muséal. Avec son nouveau pavillon, le Musée national des beaux-arts du Québec pourra plus que jamais profiter de son réseau international pour renforcer son développement de partenariats et ainsi continuer à mettre en valeur un patrimoine exceptionnel comprenantnotamment l’une des plus belles collections d’art inuit au monde. »
Le maire de Québec, M. Régis Labeaume, se félicite quant à lui du caractère visionnaire du futur pavillon, un geste architectural qui symbolise bien le dynamisme de Québec comme ville d’avenir : « Je remercie le MNBAQ de son apport au nouveau visage culturel de Québec avec une contribution majeure au patrimoine architectural de la ville. Avec son futur pavillon, le Musée sera plus accessible que jamais et fera l’objet d’une fierté collective très légitime. »
De son côté, le président du conseil d’administration du Musée et grand mécène de la ville de Québec, M. Pierre Lassonde, considère que « l’agrandissement du Musée est une occasion en or pour développer le mécénat, tout particulièrement dans le domaine culturel. Ce projet se veut une contribution majeure au patrimoine architectural de la ville de Québec au XXIe siècle. Je vois déjà se réaliser un véritable joyau muséal, un écrin ouvert à toutes les générations, un lieu accessible à tous ceux et celles qui souhaiteront découvrir et partager la magie de l’art. »
La directrice générale du Musée, Mme Esther Trépanier, a ajouté que « le nouveau pavillon du Musée sera la réalisation d’un rêve auquel MM. Pierre Lassonde et John R. Porter auront consacré beaucoup d’énergie depuis plusieurs années. Ce sera pour mon équipe et pour la population l’occasion de vivre une aventure unique qui, à terme, permettra au Musée d’accueillir de très grandes expositions réalisées par d’importants partenaires internationaux, de donner un nouvel élan à la présentation de nos collections contemporaines et de renouveler le contenu des salles des pavillons existants. »

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : perspective
Président de la Fondation du Musée et commissaire du projet d’agrandissement, M. John R. Porter a déclaré que le dévoilement du concept lauréat marque un grand moment dans l’histoire du Musée et le point de départ d’une nouvelle aventure. « Le projet architectural de la firme de Rem Koolhaas constituera, à n’en pas douter, une source d’inspiration pour la grande campagne de financement que nous sommes à préparer et que nous souhaitons exemplaire en matière de mécénat culturel. »
Rappelons qu’en décembre 2007, les gouvernements du Canada et du Québec ont annoncé une contribution conjointe de 67,4 millions de dollars à ce projet. La contribution fédérale pourra atteindre 33,7 millions de dollars, soit jusqu’à un maximum de 50 % des coûts admissibles, qui proviennent du Fonds Chantiers Canada, volet grands projets. Ce financement est conditionnel à la signature d’une entente de contribution avec le gouvernement du Québec, lequel par l’entremise du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pourra également y consacrer 33,7 millions de dollars en provenance du Plan québécois des infrastructures. Il convient également de mentionner qu’une campagne de financement privé, menée par la Fondation du Musée, doit compléter le montage financier du projet évalué à 90 millions de dollars.

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : perspective (détail)
ANNEXE 1
Les prochaines étapes
Avril 2010
Le public pourra prendre connaissance des autres projets finalistes à la mi-avril, soit une fois qu’ils auront été mis en ligne sur le site Internet du Musée. Cette mise en ligne, sous forme d’hyperlien, sera rendue possible grâce à la collaboration du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (LEAP) attaché à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et dirigé par le professeur Jean-Pierre Chupin, directeur scientifique.
Automne 2010
Du 23 septembre 2010 au 3 avril 2011, le Musée présentera, dans la salle 1 du pavillon Gérard-Morisset, une exposition intitulée Le nouveau pavillon du MNBAQ. La population pourra alors apprécier la maquette réalisée par la firme lauréate, les concepts développés par les quatre autres firmes finalistes de même que les propositions des dix autres firmes ayant franchi avec succès la première étape du concours.
L’automne 2010 marquera aussi le lancement de la grande campagne de financement privé sous l’égide du mécène Pierre Lassonde, président du conseil d’administration du Musée, et de John R. Porter, président de la Fondation du Musée.
Printemps 2011
Début des travaux de construction.
Automne 2013
L’ouverture du nouveau complexe muséal du MNBAQ est prévue à l’automne 2013. D’ici là, de nombreuses étapes du projet d’agrandissement du Musée auront été franchies, qu’il s’agisse de l’achèvement du programme fonctionnel et technique, de la finalisation du dossier d’affaires initial ou de l’exécution des plans et devis, sans compter les différentes démarches et autorisations suivant les responsabilités des différents paliers gouvernementaux.

Agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec : vue de nuit (détail)
ANNEXE 2
Le projet d’agrandissement du Musée, en bref
UN MUSÉE EN CROISSANCE
Situé au coeur du majestueux parc des Champs-de-Bataille, le Musée national des beaux-arts du Québec a célébré ses 75 ans d’ouverture en 2008. Une histoire inspirante et jalonnée de succès auxquels la collectivité québécoise s’est associée avec enthousiasme et fierté. Au cours des 20 dernières années, la population a été témoin de multiples coups d’éclat, dont la mémorable exposition Rodin à Québec, l’acquisition de plusieurs chefs-d’oeuvre de Jean-Paul Riopelle et de la fabuleuse collection d’art inuit Brousseau, sans oublier l’événement Le Louvre à Québec.
Au gré d’une constante diversification des initiatives culturelles du Musée, le public a contribué à en accroître très considérablement l’achalandage : 677 870 visiteurs en 1998-1999 – le record absolu de fréquentation pour un musée au Québec au XXe siècle – et pas moins de 598 701 visiteurs en 2008-2009 à l’occasion des célébrations du 400e anniversaire de la ville. À l’évidence, le MNBAQ se distingue aujourd’hui comme une institution dynamique et performante, un musée accueillant et qui voit grand.
UN AMBITIEUX PROJET D’AGRANDISSEMENT
En militant pour un projet d’agrandissement dès 2001, le MNBAQ a souhaité pouvoir mettre en valeur un pourcentage plus significatif de ses collections et, du même coup, mieux s’intégrer dans la vie du quartier Montcalm. L’institution pourra ainsi continuer d’accroître le nombre de ses visiteurs et être plus accessible au grand public grâce à son ouverture sur la Grande Allée. Cette initiative sera l’occasion de doter la capitale d’un bâtiment identitaire au design unique, comme ce fut le cas pour plusieurs musées de grandes villes d’Amérique, d’Europe et d’Asie.
POURQUOI AGRANDIR?
- Pour permettre au Musée de mieux remplir sa mission envers les artistes et la collectivité.
- Pour mettre en valeur des chefs-d’oeuvre inestimables qui dorment présentement dans les réserves du Musée.
- Pour accueillir davantage de grandes expositions d’envergure nationale ou internationale.
- Pour disposer enfin de salles bien adaptées aux besoins de l’art actuel et à la fine pointe de la technologie.
- Pour mettre en oeuvre de nouveaux programmes éducatifs à l’enseigne de l’accessibilité et du partage.
- Pour bénéficier d’espaces d’accueil plus vastes.
- Pour avoir un musée exemplaire en matière de développement durable.
C’est sur l’emplacement de l’ancien couvent des Dominicains que sera érigé le futur pavillon du Musée. Le nouvel édifice viendra ajouter quelque 10 310 mètres carrés aux 18 566 mètres carrés de superficie que compte actuellement l’institution, soit une augmentation de plus de 55%. À l’issue des travaux d’agrandissement, les surfaces d’exposition auront augmenté de près de 90 %. Des espaces fonctionnels (réserves, zones de préparation, etc.) seront aussi aménagés. Une nouvelle aire d’accueil pour les visiteurs, un amphithéâtre à sièges fixes et des espaces locatifs bien équipés viendront bonifier la construction.
UN PROJET SOUTENU PAR DE GRANDS PARTENAIRES
L’agrandissement du MNBAQ est présentement le plus important projet dans le secteur culturel à Québec. Au coût de 90 millions de dollars, le projet est financé aux trois quarts par les gouvernements du Québec (33,7 millions) et du Canada (33,7 millions). La Fondation du MNBAQ aura quant à elle la responsabilité de recueillir la somme de 22,6 millions de dollars lors d’une campagne de financement auprès du secteur privé. En février 2007, le président du conseil d’administration du Musée, l’homme d’affaires et mécène Pierre Lassonde, a donné 3,9 millions à l’institution pour qu’elle puisse acquérir les lieux d’implantation de la nouvelle construction.
UN CONCOURS INTERNATIONAL D’ARCHITECTURE UNIQUE
En misant sur un concours international d’architecture, le MNBAQ a voulu favoriser l’émergence d’un signal architectural fort, original et distinctif, d’un repère identitaire aussi bien pour le quartier que pour la ville. C’est dans ce contexte qu’un concours international a été lancé en juin 2009 sous l’égide de l’Ordre des architectes du Québec et du gouvernement du Québec. Le concours a suscité un réel engouement dès son lancement, 108 firmes provenant de 19 pays ayant manifesté leur intérêt. C’est finalement 76 firmes qui ont déposé un dossier de candidature. Quinze d’entre elles ont été retenues en septembre 2009, dont cinq allaient être invitées à passer à l’étape finale en décembre 2009. Hormis la firme lauréate du concours, OMA, Rem Koolhaas / Provencher Roy et Associés, architectes (www.oma.eu / www.praa.qc.ca), les quatre autres finalistes étaient, par ordre alphabétique :
Barkow Leibinger Architekten / Imrey Culbert Architects
Berlin (Allemagne) / New York (États-Unis)
www.barkowleibinger.com / www.imreyculbert.com
Brière, Gilbert et Associés / Nieto Sobejano
Montréal et Québec / Madrid (Espagne)
www.brieregilbert.com / www.nietosobejano.com
Fichten Soiferman et Associés, architectes / Allied Works Architecture
Montréal / Portland (États-Unis)
www.fsa-arch.qc.ca / www.alliedworks.com
Groupe ARCOP / David Chipperfield Architects
Montréal / Londres (Angleterre)
www.arcop.com / www.davidchipperfield.com
DES RETOMBÉES FAVORABLES POUR LA COMMUNAUTÉ
Le projet d’avenir du MNBAQ permettra l’émergence d’un édifice phare, d’un signal architectural puissant mettant en lumière le côté moderne et novateur de la ville de Québec. Et cela, à l’entrée la plus achalandée et la plus prestigieuse de la capitale. Du même souffle, le Musée se rapprochera de façon tangible des gens et de la vie du quartier et pourra ainsi jouer encore mieux son rôle culturel, économique et touristique. L’environnement immédiat du nouveau pavillon fera l’objet d’aménagements dont les citoyens de Québec seront les premiers à profiter : accessibilité universelle, nouvelle zone d’embarquement pour le réseau de transport en commun, présence d’un large parvis, etc. Tout cela, sans compter que ce projet mené avec autant de rigueur que de transparence permettra de maintenir ou de créer plusieurs emplois dans la grande région de la Capitale-Nationale.
ANNEXE 3
Rapport d’étude : sondage relatif au projet d’agrandissement du MNBAQ
Un sondage téléphonique a été réalisé entre le 24 et le 27 mars 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 301 personnes âgées de 18 ans ou plus résidant dans les quartiers de Saint- Sacrement, de Montcalm et du Vieux-Québec, situés dans la ville de Québec.
BONNE NOTORIÉTÉ DU PROJET D’AGRANDISSEMENT DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC
Au global, plus des deux tiers des répondants (69 %) ont entendu parler du projet d’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec.
LES RÉSIDENTS SONT MAJORITAIREMENT EN ACCORD AVEC LE PROJET D’AGRANDISSEMENT
Les résidents des quartiers de Saint-Sacrement, de Montcalm et du Vieux-Québec sont majoritairement en accord avec le projet d’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec, plus de huit répondants sur dix (82 %) appuyant le projet.
PLUSIEURS IMPACTS POSITIFS ASSOCIÉS AU PROJET D’AGRANDISSEMENT
La majorité des répondants croit que l’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec aura des répercussions positives, et ce, sur tous les aspects sondés : le prestige des expositions présentées (81 %), l’attrait touristique de la ville de Québec (80 %), la fréquentation de l’institution (77 %), le rayonnement international de la ville de Québec (70 %) et la vitalité du quartier de Montcalm (67 %).
Source : Léger Marketing
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Survol très complet et précis. Merci, infiniment.
Les coupes sur le projet, dont vous postez ici deux images, sont essentielles à la compréhension de l’agrandissement, lequel se déploie selon une descente à partir du bâtiment existant, puis une remontée sur rue, en façade. Comme souvent, OMA amorce sa recherche formelle à partir de la coupe des niveaux. Merci, donc, d’avoir publié.
Information non reprise dans les journaux, mais dite lors de la conférence de presse: les architectes ont compris Québec comme une ville où les couches historiques se superposaient.
Leur immeuble est donc conçu comme une nouvelle couche qui partirait de la rue pour venir se glisser sous la couche de l’ancienne prison et des Plaines d’Abraham.
Merci pour le complément.
Cependant, il s’agit d’un ‘branding’, c’est-à-dire d’une narration locale,
ancrée dans le contexte, et destinée à séduire un auditoire habitué à l’historicisme.
Le travail de coupe est central à la production de OMA : voir entre autres
Delirious New York (le chapitre sur le Downtown Athletic Club), la notion de « cross-programming »
dans les projets de la bibliothèque de Seattle ou de la Villa dall’Ava,
pour citer les exemples les plus connus.
http://www.ibiblio.org/istudio/r_koolhaas/0athletic_club.jpg
J’ai l’impression que la notion de «cross-programming» n’a pas été tellement développée dans ce projet-ci puisque les activités du nouveau bâtiment seront en lien étroit avec sa fonction muséo-touristique: café, librairie, espaces d’exposition, amphithéâtre, etc.
Je vous ai placé l’image en haute résolution de la coupe perspective. Elle fait 13Mo. Vous pourrez vous faire une meilleure idée du projet.
Merci pour la coupe.
J’y discerne ceci :
Aux deux étages supérieurs de la nouvelle extension proposée par OMA,
de larges fenêtres rectangulaires permettent de cadrer l’ancien musée :
la prison de Québec.
L’ancienne partie se trouve encadrée, captive de la nouvelle, en un tableau virtuel.
L’ancien édifice du musée y est… muséifié.
À défaut de cross-programming, force est d’admettre
qu’OMA n’a rien perdu de son sens de l’humour.