(Communiqué de presse) Québec, le 20 janvier 2010 – Denys Morisset a vécu comme peu de ses contemporains. Il est donc naturel qu’un hommage à son exceptionnel parcours se fasse de façon atypique. Pierre Bernier a conçu cet événement comme un parcours dans l’œuvre de son ami disparu. Cet artiste multidisciplinaire indiscipliné aura ainsi droit à une imposante exposition rétrospective de ses œuvres dans une enfilade de six lieux principaux et plusieurs lieux parallèles.
DE DÉCEMBRE 2009 À LA FIN JANVIER 2010
VERNISSAGE LE 6 DÉCEMBRE 2009 À L’INOX, 14H00
5 À 7 À LA MÉMOIRE DE DENYS LE 25 JANVIER 2010 DANS LES QUATRE BARS
Denys Morisset est né à Paris le 8 août 1930. Sa famille rentre au Québec en 1934. Il y complète en 1950 des études primaires, secondaires et classiques. Dès 1945, il s’intéresse à l’histoire de l’art, la peinture, le dessin, le modelage, la sculpture sur bois, l’émaillerie et la gravure sous la tutelle discrète de son père, l’historien d’art Gérard Morisset.
En 1951, à vingt ans, il partage avec Dallaire, Lemieux et Pellan les honneurs des Concours artistiques du Québec. Dès lors et jusqu’en 1962, il installe son atelier de peintre-sculpteur dans divers lieux du Quartier Latin.
Il quitte pourtant Québec de 1962 à 1965 pour un séjour à Mexico qui lui permet de prendre un recul nécessaire sur l’art et notre société. Il s’y initie également à la photographie. Cette recherche le pousse, à son retour, à s’intéresser à l’anamorphose en photo et au cinéma avec la collaboration de Paul Vézina.
Malgré de nombreuses expositions dans diverses galeries et même au Musée du Québec, Morisset doit trouver sa subsistance dans des emplois à court terme. Par force, il devient tour à tour rédacteur, communicateur, journaliste, critique, conférencier, enseignant et même caricaturiste.
En 1979 il s’établit dans un loft-atelier-galerie sur la rue St-Paul qu’il surnomme “Art and knowledge International; Canadian Division”. Il y accueilera, tous les mardis soirs, des rencontres où toute l’intelligentsia culturelle se retrouve. Chaque convive devait y apporter une bouteille. C’est lors d’une de ces effervescentes soirées qu’il rencontre Pierre Bernier.
A l’aide de ce nouveau complice énergique, Denys Morisset multiplie les évènements en choisissant d’autodiffuser son travail dans des lieux inusités; bars, restaurants, institutions publiques, antiquaires et même un marchand de meubles. Ainsi il arrive à vivre de son expression artistique tout en s’affranchissant des galeries et des institutions. Il préfère savoir ses œuvres sur les murs de collectionneurs plutôt que dans des voûtes de musée.
Malgré son diabète qu’il gérait mal, son bras droit cassé pendant un curieux évènement et son déplacement en chaise roulante, il conserve la fureur de peindre chaque jour jusqu’à son décès à Québec le 25 janvier 1990.
Pour commémorer le départ de son mentor en perpétuant son esprit, Bernier reprend la diffusion de l’œuvre de Morisset dans des lieux de diffusions parallèles, en marge des réseaux officiels de l’art. Comme du vivant de Morisset, ce parti pris d’ouverture vers le public permet aux initiés comme aux néophytes de découvrir et d’apprécier, d’égal à égal, toute l’envergure du travail d’un artiste souvent négligé par les historiens de l’art.
Plus de détails dans le communiqué de presse complet.
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