Marc Gauthier
Mon espace consacré à l'art et à son histoire. Point focal: Québec.
Un aperçu des nouvelles expositions proposées au Musée national des beaux-arts du Québec en 2010

[Robe du soir, par Pierre Balmain, 1957.
Soie imprimée. L'Officiel. Mars 1957.
© V&A Images]

(Communiqués de presse) Québec, le 13 janvier 2010 –

HAUTE COUTURE PARIS, LONDRES, 1947-1957. L’ÂGE D’OR
DU 4 FÉVRIER AU 25 AVRIL 2010

Le Musée national des beaux-arts du Québec présente cet hiver Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or, une exposition sur l’une des décennies les plus étonnantes et les plus riches de l’histoire de la mode.
S’ouvrant sur le coup de tonnerre que représente l’apparition du new look de Christian Dior juste après la Seconde Guerre mondiale, l’exposition met en lumière cet apogée de la haute couture, autour du célèbre couturier et de ses contemporains.

Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or vient rappeler l’effervescence et la spontanéité de ces années où la mode se réinvente via un large panorama de créations. À Paris, Cristóbal Balenciaga, Hubert de Givenchy, Pierre Balmain et Jacques Fath illuminent les passerelles. Au même moment, à Londres, Norman Hartnell, Hardy Amies, Victor Stiebel ou Michael of London suivent le mouvement selon leurs propres critères…

L’exposition présente plus de 200 créations, dont une centaine de modèles – tenues de ville, robes de cocktail, robes du soir – qui furent portés par la haute société internationale de l’époque et la famille royale britannique. La photographie de mode est également bien représentée avec des clichés d’une grande modernité de Richard Avedon, Irving Penn et autres. Films documentaires, extraits de longs métrages hollywoodiens, documents sonores et archives de toutes sortes complètent la présentation.

Constituée essentiellement à partir de la collection du Victoria and Albert Museum (Londres, Angleterre), l’exposition a d’abord été présentée au V&A, puis dans quelques musées à travers le monde, dont la Bendigo Art Gallery (Victoria, Australie) et le Hong Kong Heritage Museum (Hong Kong, Chine).


[Alfred Pellan, Fabrique de fleurs magiques, vers 1950.
Huile et silice sur toile, 180x145 cm.
Collection Groupe financier Banque TD (79.22)
© Succession Alfred Pellan / SODRAC (2009)]

DE PELLAN À FERRON. SÉLECTION D’OEUVRES QUÉBÉCOISES DE LA BANQUE TD
DU 4 FÉVRIER AU 28 MARS 2010

Il y a 150 ans, La Banque TD ouvrait sa première succursale au Québec. Pour célébrer cet anniversaire, l’institution financière a choisi de présenter une exposition d’art contemporain québécois au Musée national des beaux-arts du Québec.

De Pellan à Ferron. Sélection d’oeuvres québécoises de La Banque TD propose un bref survol de la peinture abstraite au Québec de 1950 à 1980 à travers douze oeuvres et onze artistes. Parmi ceux-ci, quelques grandes figures des mouvements automatiste et plasticien : Paul-Émile Borduas, Marcelle Ferron, Jean McEwen, Guido Molinari et Claude Tousignant. Alfred Pellan, quant à lui, apporte une touche de surréalisme…

Mise sur pied en 1962, la collection de La Banque TD regroupe plus de 5 000 peintures, gravures et sculptures. Exclusivement composée d’art canadien, la majeure partie de la collection est constituée d’oeuvres contemporaines et actuelles.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue comprenant des textes de Natalie Ribkoff, conservatrice de la collection du Groupe Financier Banque TD, et de Jean-Pierre Labiau, commissaire de l’exposition.


[Tenue «Career Girl», conçue pour Barbie en 1963.
Inspirée de Balanciaga. Photo: MNBAQ]

BARBIE ET LA MODE. 1959-1966
DU 16 FÉVRIER AU 28 MARS 2010

À l’occasion de la semaine de relâche, le Musée national des beaux-arts du Québec propose une exposition tout à fait originale : Barbie et la mode. 1959-1966. Cinquante poupées parmi les plus belles et les plus élégantes sont présentées pour le plus grand bonheur des petits… comme des grands!

Dès ses débuts, dans les années 60, Barbie devient un véritable modèle de raffinement pour des millions de fillettes à travers le monde. Élégants tailleurs inspirés de Balanciaga, splendides fourreaux style Balmain, somptueuses robes du soir façon Dior… Entre 1959 et 1966, la poupée en met plein la vue avec sa garde-robe chic et variée.

Le parcours de l’exposition est regroupé en sept thèmes qui rappelleront assurément aux « grands enfants » de beaux souvenirs : La garde-robe de Barbie, La boutique, Les tailleurs, Les robes cocktail, La séance photo, Les robes de bal et de soirée et Le collectionneur.

Toujours à l’avant-garde, la célèbre poupée a influencé la mode pendant plus de 50 ans. Grâce à l’exposition Barbie et la mode. 1959-1966, le public est invité à retrouver certains de ses looks les plus mémorables. Un complément ludique à l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or.

Fait cocasse : 105 millions de verges de tissu ont servi à confectionner les vêtements de Barbie et de ses amis depuis sa création en 1959, ce qui fait de Mattel l’un des plus importants fabricants de vêtements au monde!


[Stéphane LaRue, Couverture (détail), 1996.
Ensemble de 30 éléments. Acrylique sur bois.
32,5 x 1176,3 x 215,7 cm]

STÉPHANE LA RUE RETRACER LA PEINTURE
DU 15 AVRIL AU 23 MAI 2010

Le Musée national des beaux-arts du Québec consacre au printemps une exposition à l’artiste Stéphane La Rue. Figure dominante de la nouvelle génération de peintres québécois, ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment celle du MNBAQ.

Malgré leurs formes tridimensionnelles, les oeuvres de La Rue sont généralement considérées comme appartenant au monde de la peinture. Depuis plus de dix ans, l’artiste explore un périmètre de production restreint, à l’intérieur duquel il examine les phénomènes de perception face au monochrome blanc et les innombrables possibilités d’effets illusionnistes du tableau.

Stéphane La Rue. Retracer la peinture réunit un ensemble d’oeuvres réalisées au cours des quinze dernières années. La sélection effectuée par les commissaires Marie-Ève Beaupré et Louise Déry illustre les prolongements du projet artistique de l’artiste dans la sculpture et le dessin. Ainsi, l’idée de « retracer » la peinture comporte une multitude de dimensions qui, comme le démontre l’exposition, offrent à l’artiste un terrain fertile d’exploration.

L’exposition Stéphane La Rue. Retracer la peinture est une coproduction de la Galerie de l’UQAM et du Musée national des beaux-arts du Québec. Un catalogue bilingue accompagne l’exposition.


[Sir John Everett Millais, Les Princes captifs de la tour, 1878.
Huile sur toile. Collection Royal Holloway,
University of London]

LA PEINTURE À L’ÉPOQUE DE LA REINE VICTORIA. COLLECTION ROYAL HOLLOWAY, LONDRES
DU 27 MAI AU 6 SEPTEMBRE 2010

À l’été 2010, le Musée national des beaux-arts du Québec invite le public à plonger dans l’ère victorienne, époque de splendeur et de bouleversements. Scènes de la vie urbaine ou rurale, paysages, portraits, études de la vie animale… L’exposition La peinture à l’époque de la reine Victoria. Collection Royal Holloway, Londres présente 60 toiles parmi les plus courues et les plus appréciées à Londres dans les années 1880.

Vers la fin du XIXe siècle, Thomas Holloway, homme d’affaires et mécène, fait construire en banlieue de Londres un collège destiné à l’éducation des jeunes femmes de la classe moyenne : le Royal Holloway College. Entre 1881 et 1883 – soit en quatre ans seulement! – il acquiert de nombreux tableaux afin de décorer son institution. Le philanthrope dépensera alors l’équivalent aujourd’hui de 85 millions de dollars.

La reine Victoria et les critiques de l’époque ont admiré ces tableaux qu’ils ont qualifié de spectaculaires, tant par leur format que par leurs qualités picturales. La collection Holloway a cette particularité d’être imprévisible, diversifiée et fondée sur la volonté du mécène de montrer la quintessence de l’art britannique de son temps. Un art conservateur certes, mais constamment à la recherche du Beau.

L’exposition est organisée et mise en circulation par Art Services International, Alexandria, Virginie (États-Unis). La circulation nord-américaine de l’exposition est soutenue par The Chisholm Foundation, et Hiscox est le commanditaire du catalogue.


[Irene Wittome, L'Oeil, 1970.
Sérigraphie, ouate et boîtier,
62,4 x 52,3 x 10,8 cm. Coll. MNBAQ.
© Irene Wittome / SODRAC (2009)]

FEMMES ARTISTES. L’ÉCLATEMENT DES FRONTIÈRES, 1965-2000
Œuvres de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec
DU 17 JUIN AU 10 OCTOBRE 2010

50 femmes artistes. 110 oeuvres marquantes réalisées entre 1965 et 2000. Pendant ces 35 ans, les femmes s’impliquent dans les grands mouvements artistiques du moment. Elles portent un regard critique sur le monde qui les entoure et sur elles-mêmes. Elles s’engagent, se libèrent, s’affirment. Elles font éclater les frontières…

Femmes artistes. L’éclatement des frontières, 1965-2000 fait suite au premier volet de l’exposition présenté l’été dernier. La conquête d’un espace, 1900-1965 réunissait les oeuvres de femmes qui ont revendiqué le statut d’artistes professionnelles. Le Musée national des beaux-arts du Québec propose aux visiteurs de poursuivre cette formidable épopée pendant la saison estivale.

L’exposition réunit peintures, sculptures, installations, photographies et vidéos de femmes parmi les plus célébrées sur la scène artistique québécoise, telles Raymonde April, Claudie Gagnon, Betty Goodwin, Diane Landry, Jana Sterbak et Irene Whittome.

La sélection des oeuvres a été effectuée parmi les quelque 2 600 oeuvres d’artistes femmes de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec.

Femmes artistes du XXe siècle. Collection du Musée national des beaux-arts du Québec, un livre de 300 pages, abondamment illustré, sera publié à l’occasion de cette exposition. Esther Trépanier, directrice générale du MNBAQ, a rédigé l’essai historique, et Pierre Landry, commissaire de l’exposition, l’essai beaux-arts. Le livre, premier ouvrage de la collection Arts du Québec, propose également 101 biographies d’artistes femmes du Québec.


[Nicolas Baier, Vanités, 2007-2008.
Épreuve au jet d'encre, 345 x 900 cm]

NICOLAS BAIER. PARÉIDOLIES
DU 17 JUIN AU 22 AOÛT 2010

Il y a longtemps que vous avez joué à voir des formes dans les nuages? À distinguer un visage dans une tache d’encre? À percevoir des images dans le mouvement de l’eau? Ces illusions visuelles se nomment « paréidolies ». Si l’exposition s’intitule ainsi, c’est que la production récente de Nicolas Baier porte justement sur notre perception du réel et le sur le mystère de la matière.

Né en 1967 à Montréal, Nicolas Baier a d’abord été peintre. Il a ensuite pris, dans les années 1990, le virage de la photographie numérique retravaillée sur ordinateur, procédé par lequel il concocte des « fictions numériques ». Avec Paréidolies, ces fictions dépassent parfois la réalité.

L’exposition est construite autour d’une oeuvre monumentale intitulée Vanités, qui atteint plus de 9 mètres de longueur. Faite de l’image numérisée de dizaines de miroirs abîmés, cette oeuvre imposante ouvre une brèche dans le regard, invité à s’y projeter, mais ne retourne forcément aucune image, mis à part ce que le spectateur y trouvera.

Cette pièce centrale sera accompagnée de paysages altérés par l’artiste. Ces manipulations donnent lieu à des nocturnes menaçantes dont les détails se confondent avec la tache. Encore une fois, Nicolas Baier encourage l’apparition de formes précises à partir de sensations vagues…

L’exposition Nicolas Baier. Paréidolies est organisée par le Museum of Canadian Contemporary Art (Toronto), le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée canadien de la photographie contemporaine (Ottawa), la Galerie d’art de l’Université Saint-Mary’s (Halifax) et le Musée régional de Rimouski.


LE NOUVEAU PAVILLON DU MNBAQ
DU 23 SEPTEMBRE 2010 AU 16 JANVIER 2011

C’est à la fin du mois de mars 2010 que le Musée national des beaux-arts du Québec dévoilera le projet gagnant de son concours international d’architecture.

À l’automne, alors que les travaux seront déjà entamés sur la Grande Allée, le public pourra découvrir quelle forme prendra l’agrandissement du Musée et comment seront aménagés les espaces du nouveau bâtiment. L’exposition Le nouveau pavillon du MNBAQ présentera les maquettes 2D et 3D des finalistes et, évidemment, celles du lauréat.

Les 5 équipes finalistes, par ordre alphabétique, sont :

  • Barkow Leibinger architekten (Berlin) / Imrey Culbert architects (New York)
  • Brière, Gilbert et associés (Québec et Montréal) / Nieto Sobejano (Madrid)
  • Fichten Soiferman et Associés Architectes (Montréal) / Allied Works Architecture (Portland)
  • Groupe ARCOP (Montréal) / David Chipperfield architects (Londres)
  • OMA, Rem Koolhaas (Rotterdam)

Le nouveau pavillon du MNBAQ : un signal architectural puissant et bien présent dans le milieu urbain. Un bâtiment moderne et novateur, original et distinctif.


[Salvador Dalí, L'Ascencion du Christ, 1958.
Huile sur toile, 115 x 123 cm.
Collection Pérez Simón]

DU GRECO À DALÍ. LES GRANDS MAÎTRES ESPAGNOLS. LA COLLECTION PÉREZ SIMÓN
DU 7 OCTOBRE 2010 AU 9 JANVIER 2011

Soleil, chaleur et rythmes latins se donnent rendez-vous au Musée national des beaux-arts du Québec à l’automne 2010!

Le public est invité à parcourir 500 ans d’histoire de l’art hispanique à travers une sélection de 75 oeuvres issues de la collection du Mexicain Juan Antonio Pérez Simón. Une occasion unique de voir à Québec les maîtres espagnols anciens et modernes, dont Le Greco, Murillo, Goya, Picasso, Miró et Dalí.

L’exposition Du Greco à Dalí. Les grands maîtres espagnols. La collection Pérez Simón propose un passionnant voyage esthétique et artistique à travers différentes époques et divers mouvements picturaux. La confrontation de ces oeuvres au sein d’un même parcours permet de saisir les continuités et les ruptures qui ont marqué l’évolution de l’art espagnol, de la Renaissance jusqu’au XXe siècle.

Le survol est divisé en cinq thématiques : La peinture religieuse et La peinture de cour des maîtres espagnols anciens, Le XIXe siècle en Espagne, La période post-impressionniste et Les maîtres espagnols modernes.

L’exposition est coproduite par la Fondation JAPS, Mexico, et le Musée Jacquemart-André à Paris, où est présentée l’exposition du 12 mars au 1er août 2010.


[William Brymner, Harvesting, Sainte-Famille, vers 1892.
Huile sur toile, 74 x 102 cm]

WILLIAM BRYMNER. PEINTRE, PROFESSEUR, CONFRÈRE
DU 11 NOVEMBRE 2010 AU 27 FÉVRIER 2011

Peintre de grand talent, William Brymner (1855-1925) a aussi été un professeur très apprécié. Il a joué un rôle important auprès de nombreux artistes de Montréal qui ont eux-mêmes connu, plus tard, la notoriété.

Parmi ses élèves à l’Art Association of Montreal, on retrouve notamment Clarence Gagnon et certains peintres parmi les plus célèbres de la modernité québécoise : Adrien Hébert, Henri Hébert, Prudence Heward, Edwin Holgate, A.Y. Jackson, Lilias Torrance Newton et Marian Dale Scott.

Comme membre de différentes associations – l’Académie royale des arts du Canada, le Canadian Art Club et le Pen and Pencil Club de Montréal – William Brymner a fait partie d’un cercle influent d’artistes, tels Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Maurice Cullen, Robert Harris, James Wilson Morrice et Horatio Walker.

Une dizaine de tableaux parmi les plus remarquables de William Brymner constitue le coeur de cette exposition. Celle-ci comprend également quelque 50 oeuvres de ses élèves et collègues qui proposent un regard unique sur ce milieu artistique où ont évolué certains des peintres canadiens les plus reconnus du début du XXe siècle et de l’entre-deux-guerres.

L’exposition William Brymner. Peintre, professeur, confrère est organisée et mise en circulation par l’Agnes Etherington Art Centre, Université Queen’s (Kingston, Ontario), en partenariat avec Power Corporation du Canada et avec l’appui du Programme d’aide aux musées du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des arts de l’Ontario.


[Valérie Blass, L'homme souci, 2009.
Courtoisie de Parisian Laundry.
Photo : Guy L'Heureux]

SPLENDEURS BARBARES
DU 11 NOVEMBRE 2010 AU 10 AVRIL 2011

Splendeur : beauté évoquant la richesse. Barbare : qui choque, qui transgresse les règles. Splendeurs barbares : beautés qui contreviennent au bon goût et à l’usage…

L’exposition réunit une vingtaine de dessins, sculptures et vidéos de figures montantes de la scène artistique actuelle, dont Valérie Blass et Shary Boyle. Leurs univers plastiques et symboliques ont en commun de mettre en scène une forme de déraison du monde.

L’exposition met en valeur le goût marqué pour l’étrange, l’extravagant, l’incongru et l’inconvenant. Par leurs explorations conceptuelles et formelles teintées d’excentricité, les artistes réunis tentent de déconstruire une certaine manière de voir l’art où le joli et l’élégant auraient préséance. Les déformations et les hybridations aux accents lubriques et salaces qu’ils font subir à leurs personnages imaginaires ne laissent personne indifférent. Au contraire, elles placent le visiteur devant ses limites et ses tabous. Il devra alors faire face à ses inquiétudes et à ses fantasmes…

Splendeurs barbares propose ainsi des images surréelles, provenant de mondes mythiques et enchantés. Mues par les forces de l’inconscient, ces splendeurs se font écho par leur pouvoir d’émerveillement et de déroute.
Splendeurs barbares sera accompagnée d’un catalogue comprenant un essai de Nathalie de Blois, commissaire de l’exposition.

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