Une de mes lettres est publiée dans le Courrier des lecteurs du Devoir d’aujourd’hui. Sujet: La perte du Grand Prix de Formule Un de Montréal. J’y propose de remplacer le GP par une course de voitures électriques.

Évidemment, je me trouvais brillant d’avoir trouvé cette solution de rechange, pour me rendre compte par la suite que l’idée est défendue par Jacques Duval depuis quelques semaines déjà. *Soupir* Difficile d’être original.

Cependant, cette anecdote soulève la question suivante, fort pertinente: Faut-il être un expert pour défendre une opinion? Doit-on toujours se renseigner, faire des recherches et développer une argumentation solide avant d’émettre une idée sur la place publique? Le Devoir semble croire que non, puisqu’ils ont publié ma lettre en sachant probablement que l’idée avait déjà été lancée. Quelle est donc la place d’une opinion aujourd’hui, alors que tout le monde peut s’offrir un blogue, écrire aux médias établis et appeler aux lignes ouvertes de la radio et de la télévision?

Je suppose que je touche au noeud de la différence entre la critique et l’opinion. La critique se doit d’argumenter les idées avancées tandis que l’opinion est plus viscérale et tranchée. Il s’agit, à tout le moins, du point de départ de ma réflexion sur le travail de critique que j’explore sur ce blogue.

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