Jul 23rd, 2008
Critique d’exposition : Le Louvre à Québec, exposition scientifique ou événement touristique?
L’exposition Le Louvre à Québec. Les arts et la vie est un succès médiatique et populaire incontestable. Ainsi, l’inauguration de l’événement au début de juin a fait partie des cinq manchettes les plus médiatisées de la semaine[1]. La foule se presse aux caisses, les guichetiers ayant remis plus de 100 000 billets d’entrée en un mois d?activité[2]. Quand on sait que le Musée a reçu environ 365 000 visiteurs pour l’année 2006-2007[3], on mesure l’important achalandage généré par Le Louvre à Québec.

[Jean de Liège, Charles IV Le Bel et Jeanne d'Évreux, 1372, marbre, ancienne église abbatiale cistercienne de Maubuisson (Val-d?Oise), no. 25 au catalogue Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Source photographique: photo personnelle de Gérard Ducher, wikipedia.org]
Les oeuvres sont réunies autour de quatre thèmes qui doivent servir de fil conducteur. La première salle concentre deux aspects, soit Aimer et mourir en son centre et Apprendre et ?uvrer en périphérie. Aimer et mourir constitue un regroupement de monuments antiques ou médiévaux et de sculptures académiques du XIXe siècle. Toutes ces oeuvres représentent un homme et une femme, dont plusieurs stèles funéraires. Les gisants du tombeau des entrailles de Charles IV Le Bel et Jeanne d’Évreux[4], créés en 1372, méritent particulièrement le coup d??il. Cette sculpture est l’une des six oeuvres survivantes réalisées sous le mécénat de Jeanne d’Évreux. Il s’agit également d’un bel exemple de figures profanes faisant leur entrée dans les églises grâce au pouvoir de l?argent. Le thème Aimer et mourir est complété par la présence de Zéphyr et Psyché[5] et Daphnis et Chloé[6], excellents exemples académiques datant de la première moitié du XIXe siècle. S’alimentant à la littérature et à la mythologie antiques, les couples représentés côtoient des sculptures grecques et romaines dans un juste retour des choses. Cette proximité peut cependant occasionner de la confusion dans l’esprit du grand public puisque l’apparence plastique des oeuvres pourrait le porter à croire qu’il s?agit de sculptures gréco-romaines. En ce sens, les indications sur les cartels mériteraient de créer une distinction plus importante entre les pièces antiques et celles qui s’alimentent à l?Antiquité.

[Portrait de l'artiste tenant une académie, Luis Eugenio Meléndez, 1746, huile sur toile, musée du Louvre, no. 33 au catalogue de l'exposition Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Source photographique: wikipedia.org]
Sur les murs de cette même salle sont regroupées les oeuvres du thème Apprendre et oeuvrer. Les métiers de la peinture et de la sculpture sont à l’honneur : autoportraits et ateliers de peintres, esquisses préparatoires pour la statue équestre de Louis XV et pour la décoration de la chapelle de Versailles et le Palais-Royal. La cohérence entre les dessins et les peintures proposées est plus grande dans cette sélection à cause du resserrement autour d’une période (XVIIIe et XIXe siècles) et de thèmes plus pointus. Six portraits de peintres sont accrochés au mur. À tout seigneur tout honneur : on retrouve Charles Le Brun et Pierre Mignard[7] peint par Hyacinthe Rigaud. Cette oeuvre de 1730 rend hommage au père de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture et à son successeur. Les huiles sur toile représentant des ateliers d?artiste du XIXe siècle offrent un rapide panorama de ce sujet. Les lieux de travail de Corot, Delacroix et David font partie du lot. Les esquisses de Bouchardon pour la statue de Louis XV sont une sélection des 400 dessins préparatoires conservés au Louvre. Leur important volume ainsi que leur fragilité expliquent que les 24 feuillets prêtés au Musée national des beaux-arts du Québec seront exposés en rotation[8]. La statue équestre, inaugurée sur l’actuelle place de la Concorde en 1763, a été détruite pendant la Révolution. Il n’en reste aujourd’hui qu’une main, conservée au Louvre. Occupant l’ensemble d’un mur au milieu duquel se trouve un bronze de taille réduite de la statue, la série de dessins permet d’appréhender l’important travail préparatoire nécessaire pour réaliser un tel chantier. Dans un même ordre d’idée, un autre mur est complètement couvert de dessins pour la décoration de la chapelle de Versailles et la galerie d’Enée du Palais-Royal. Réalisé par Coypel, l’ensemble de 44 oeuvres est présenté partiellement. Contrairement à la statue de Louis XV qui est représentée par un modèle réduit et qui donne une idée du résultat final, aucune photographie ou gravure ne vient appuyer les esquisses du Palais-Royal.
La mise en scène de cette première salle est sobre. Les murs sont peints en gris, ce qui permet de mettre en valeur les oeuvres grâce à un subtil jeu d’éclairage. Les pièces aménagées au centre pour la section Aimer et mourir communiquent par des ouvertures rehaussées par des arcs en plein-cintre. Cette structure architecturale relie les zones égyptiennes, grecques, romaines et gothiques. Il s’agit d’un choix esthétique qui permet un joli coup d’oeil, mais qui est gravement anachronique. Pourquoi choisir ce style plutôt que le linteau et la colonne des Grecs ou l’arc brisé gothique? Cette maladresse dans l’utilisation d’un élément architectural mineur illustre la difficulté d’unifier des périodes si distantes dans le temps et sur le plan culturel autour d’un même thème. Notons finalement que le foisonnement des oeuvres présentes dans cette pièce et la popularité de l’exposition résultent en une foule compacte qui rend difficile l’accès aux toiles.
La visite se poursuit au premier niveau de l’aile Gérard-Morisset du musée. Deux salles se font face autour de l’atrium. Sur la gauche, il est difficile de manquer Habiter et embellir à cause de sa couleur cyan. Cette teinte entre le vert et le bleu attire le regard et dirige les visiteurs. L’autre salle, consacrée au thème Célébrer et divertir, se revêt d’un rouge bourgogne beaucoup plus sobre.

[Brûle-parfum ou porte-flambeau aux protomés de félins, Khurasan (Iran), XIe-XIIe siècle, alliage cuivreux moulé, décor ajouré et gravé, no. 33 au catalogue de l'exposition Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Source photographique: Marie-Lan Nguyen, wikipedia.org]
Habiter et embellir regroupe des oeuvres du domaine des arts décoratifs. Mobilier, céramiques, objets domestiques et précieux constituent le coeur de l’exposition. Les bijoux sont principalement issus de l’Égypte du Nouvel Empire (1550-1069 avant notre ère). La sélection est variée : colliers, bagues, bracelets. Des accessoires pour le maquillage et la parure tels des étuis à khôl (un type de fard appliqué autour des yeux) et des peignes sont présents. En excellente condition, ils appuient la partie Embellir associée à la salle. Deux portraits[9] de l’époque romaine s’apparentent aux portraits funéraires du Fayoum qui sont présentés dans les galeries du Louvre. Dix lampes zoomorphes iraniennes produites entre les Xe et XIIe siècles offrent un survol de l’art spécifiquement islamique qui se développe à cette période, en lien avec l’interdiction de représenter la figure divine. Les nombreux pichets et assiettes décorés de calligraphie en arabe viennent également appuyer cette idée. La céramique décorative islamique du XVe au XVIIIe siècle est à l’honneur avec la présence de six compositions imposantes. Seul hic : ces panneaux reconstitués de carrés de céramique laissent apparaître des pièces qui sont décalées par rapport à l?ensemble. Ainsi, le Panneau de revêtement aux vases fleuris[10] et le Panneau de revêtement aux grappes de raisin[11] contiennent des carreaux qui ne se marient pas avec leurs voisins. Pour le néophyte, ces pièces de céramique semblent imposées à l?ensemble pour créer un panneau complet. Malheureusement, aucun texte ne vient expliquer ce décalage.

[L'Offrande du coeur, Paris, vers 1400-1410, tapisserie en laine et soie, no. 199 au catalogue de l'exposition Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Source photographique: Musée national des beaux-arts du Québec]
Le fond de la salle est occupé par L’Offrande du coeur[12], une magnifique tapisserie parisienne du début du XVe siècle. Cet exemple de l’amour courtois met en scène un prétendant qui se soumet à sa dame. On retrouve aussi de très nombreux objets d’art réalisés en ivoire autour de la même époque. Les motifs illustrés s’apparentent à ceux de la tapisserie.
Les oeuvres de cette thématique sont proposées dans une salle beaucoup plus aérée que le premier arrêt du circuit. Dans cette pièce plus spacieuse, on trouve de grandes compositions (céramiques islamiques) qui permettent une circulation plus rapide des visiteurs. Les présentoirs ne sont pas disposés dans une structure artificielle comme celle qui est imposée dans la première salle par la cohabitation de deux thèmes.
La période islamique est très présente dans cette salle. Si l’importance de la décoration des objets du quotidien au Moyen-Orient ne fait aucun doute et que lesdits objets méritent amplement d’être admirés par le plus grand public possible, la fermeture du département des arts de l’Islam jusqu?en 2010 pourrait expliquer cette surreprésentation à Québec[13].

[François Biard, Quatre heures, au Salon, 1847, huile sur toile, no. 258 au catalogue de l'exposition Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie.]
Le dernier thème, Célébrer et divertir, se décline autour de quatre sujets bien disparates. En entrant dans la salle, des peintures et sculptures européennes représentant fêtes, concerts et danse accueillent le visiteur. Dans la partie arrière droite, ce sont principalement des vases grecs aux motifs sportifs, des masques de théâtre antique et des marbres italiens qui composent le c?ur de la section. Gravures et plaques de cuivre commémorant de grands événements du Paris du XVIIIe siècle leur font face. Finalement, le fond de la pièce est occupé par une photographie surdimensionnée de l’intérieur du Louvre et quelques tableaux de ses galeries au fil des siècles.
Il s’agit de la salle la plus éclatée de l’exposition. La faiblesse de la thématique unissant les objets rassemblés est évidente. Il est en effet rare qu’une Base de candélabre italienne[14] vieille de deux milles ans côtoie de quelques mètres une gravure célébrant L’Arrivée de la Sainte Ampoule[15] de 1722, sauf peut-être dans certains petits musées provinciaux.
La visite se termine par des reconstitutions de sculptures qui sont offertes aux mains des visiteurs. Si l’idée de briser l’interdit du toucher est brillante, une portion éducative sur l’usure prématurée aurait enrichi le propos et agrandi sa portée. La présentation d’une oeuvre abîmée par les doigts vagabonds des passants aurait permis d’ancrer dans l’imaginaire le travail infime mais dommageable que causent des milliers de petites caresses. Au même endroit, un documentaire sur la numérisation en trois dimensions de La Joconde est proposé.

[Le Conseil national de recherches du Canada propose une visite virtuelle de La Joconde]
Pour souligner les lacunes du Louvre à Québec, il convient de revenir quelques instants sur la gravure illustrant la Décoration pour la fête de la paix de 1763[16], accrochée dans la troisième salle. Célébrant la fin de la guerre de Sept ans, cet événement fut l’occasion d’inaugurer la statue équestre de Louis XV, présentée dans la première partie de l’exposition. La gravure reproduit certaines décorations posées lors du troisième jour de la fête. Accrochée au dos du mur sur lequel se trouve Le Concert au bas-relief[17] du Valentin, perdue dans une quantité importante d’autres oeuvres du même genre, il est facile de passer devant cette gravure sans la remarquer, surtout en fin de parcours.
Or, l?année 1763 marque la cession des colonies de la Nouvelle-France à l’Angleterre par Louis XV. Doit-on rappeler que la bataille des Plaines d’Abraham a eu lieu pendant ce conflit et qu’il s’agit d?un événement important dans l’histoire de la ville de Québec? Doit-on également souligner que l’exposition Le Louvre à Québec est présentée dans le cadre de l’anniversaire de fondation de cette ville, une fondation qui constitue un acte majeur dans le développement de la Nouvelle-France?
On pourrait croire que le musée national du Québec, chargé du souvenir d’un peuple, eût pris un soin particulier pour inclure un aspect à la fois historique et québécois dans cette exposition. Il n’en est malheureusement rien. Plutôt, le musée propose environ 270 oeuvres présentées sans aucune prétention scientifique. La sélection des pièces est trop disparate pour faire avancer les connaissances sur un sujet historique. De plus, le regroupement autour de thèmes aussi vagues que l’Amour, la Mort ou la Célébration permet de lier ensemble des oeuvres qui ont bien peu en commun, comme c’est le cas dans la dernière salle. Avec une telle approche, on pourrait placer La Vénus de Milo et La Joconde dans la même salle sous un thème-parapluie comme La Femme.
Une bonne exposition muséale devrait chercher l’équilibre entre le côté didactique de l’événement et le côté plus divertissant et spectaculaire. L’intérêt du visiteur est dès lors maintenu tout en lui permettant de sortir du musée avec l’impression d’en savoir plus sur un artiste, un mouvement, une période. C’est d’ailleurs cet équilibre que les expositions récentes sur Botero et Picasso à Antibes ont réussi à atteindre. Même le plus grand succès de foule du MNBAQ, Rodin en 1998, proposait une importante collection des oeuvres du sculpteur qui permettait d?enrichir les connaissances sur l’artiste tout en satisfaisant les visiteurs.
Il convient également de signaler que le Musée du Louvre est fortement critiqué depuis quelques années pour ses pratiques commerciales qui s?assimilent à celles de l’entreprise privée[18]. Le nom du musée est utilisé comme une marque de commerce qui garantit la qualité du produit muséal offert. Des succursales sont ouvertes (Abu Dhabi, Atlanta) à fort prix. Un business plan est rédigé qui doit servir à guider le travail des conservateurs.
Il faut bien avouer que le nom du Louvre en fait rêver plusieurs. En ce sens, Le Louvre à Québec est un événement touristique important proposé dans le cadre des célébrations entourant le 400e anniversaire de fondation de Québec. Les visiteurs qui n’ont pas la chance d’aller voir le Louvre pourront se dire qu’ils en ont eu un aperçu de cette marque de commerce, qui impressionne.
Cette exposition est la dernière réalisation de John R. Porter en tant que directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec. Partir sur un coup d’éclat comme le Louvre à Québec - qui pourrait bien fracasser des records de fréquentation - plairait à bien des personnes.
Pour ma part, j’aurais préféré que les conservateurs fouillent dans les collections du Louvre pour illustrer l’art tel qu’il se déclinait en 1608, année de la fondation de Québec. Il me semble que cette approche aurait permis de faire le lien entre le grand musée français et l’événement qui est célébré.
[1] « Le Grand Prix, sans surprise », Infopresse, [en ligne], 10 juin 2008, (page consultée le 23 juillet 2008).
[2] Musée national des beaux-arts du Québec, Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Déjà 100 000 visiteurs, [communiqué de presse], 8 juillet 2008, p. 1.
[3] Musée national des beaux-arts du Québec, Rapport annuel 2006-2007, [en ligne], (page consultée le 23 juillet 2008).
[4] Jean de Liège, Charles IV Le Bel et Jeanne d’Évreux, 1372, marbre, ancienne église abbatiale cistercienne de Maubuisson (Val-d?Oise), no. 25 au catalogue.
[5] Jean-Pierre Cortot, Daphnis et Chloé, Salon de 1827, marbre, no. 21 au catalogue.
[6] Henri Joseph Ruxthiel, Zéphyr et Psyché, Salon de 1814, marbre, no. 28 au catalogue.
[7] Hyacinthe Rigaud, Charles Le Brun et Pierre Mignard, 1730, huile sur toile, no. 36 au catalogue.
[8] Christiane Baillargeon, « Le Louvre ou presque », Vie des arts, no. 211 (été 2008), p. 67
[9] Portrait de femme en vêtement sombre, époque romaine, IIe siècle après J.-C., bois de figuier sycomore peint à l’encaustique, no. 113 au catalogue et Fragment de linceuil funéraire dit «Portrait d’Ammonios», époque romaine, deuxième quart du IIIe siècle après J.-C., toile de lin peinte à l?encaustique, no. 126 au catalogue.
[10] Panneau de revêtement aux vases fleuris, Damas (Syrie) (?), fin du XVIe ? début du XVIIe siècle, céramique siliceuse, décor peint sur engobe, glaçure transparente, no. 188 au catalogue.
[11] Panneau de revêtement aux grappes de raisins, Damas (Syrie), seconde moitié du XVIe siècle, céramique siliceuse, décor peint sur engobe, glaçure transparente, no. 189 au catalogue
[12] L’Offrande du coeur, Paris, vers 1400-1410, tapisserie en laine et soie, no. 199 au catalogue.
[13] Musée du Louvre, Site du département des arts de l’Islam, [en ligne], (page consultée le 23 juillet 2008).
[14] Base de candélabre, Italie, entre 25 avant J.-C. et 25 après J.-C., bas-relief, marbre, no. 234 au catalogue.
[15] Vue perspective de la salle du bal construite dans la cour de l’Hôtel de Ville, 1745, extrait du recueil Fêtes publiques données par la ville de Paris à l?occasion du mariage de Monseigneur le Dauphin les 23 et 26 février MDCCXVV, eau-forte, burin et rehauts d?aquarelle, no. 240 au catalogue.
[16] Jean-Charles de la Fosse, Décoration pour la fête de la paix de 1763, 1763, plume et encre noire, lavis gris, plume et encre brune, no. 243 au catalogue.
[17] Valentin de Boulogne, dit Le Valentin, Le Concert au bas-relief, vers 1622-1625, huile sur toile, no. 205 au catalogue.
[18] « Le business plan du Louvre », La tribune de l’Art, [en ligne], 5 octobre 2007, La tribune de l’art, (page consultée le 23 juillet 2008).



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Bonsoir,
Il s’agit d’un événement touristique.
Ma question : les oeuvres sont-elles toutes les originales? Je ne suis pas connaisseur, mais je préfère savoir s’il s’agit d’une reproduction. Une amie a vu Psyché à Paris cet été…
Merci
Bonjour Patrick,
Il serait très surprenant que les oeuvres exposées ne soient pas des originaux. En fait, le Louvre a même pris des risques en faisant traverser l’Atlantique à des oeuvres fragiles comme la Coupe au cavalier fauconnier (XIIIe siècle) qui s’est brisée durant l’installation.
Je ne sais pas quelle oeuvre votre amie a vue à Paris mais le thème de Psyché était très populaire au XIXe siècle. Selon moi, il s’agit d’une oeuvre semblable mais pas d’un original dont la copie serait à Québec.
Merci pour le commentaire,
Marc
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