Archive for July, 2008

Musée national des beaux-arts du Québec - Bonne nouvelle! Devant le succès fulgurant de l’exposition Le Louvre à Québec. Les arts et la vie, le Musée national des beaux-arts de Québec est heureux d’annoncer de nouvelles heures d’ouverture afin de satisfaire le plus de visiteurs possible.

À compter du mercredi 30 juillet, les salles de l’exposition Le Louvre à Québec seront donc ouvertes du lundi au dimanche dès 9 h. Elles le seront également le mercredi soir jusqu’à 22 h. Les différents services offerts au Musée seront également accessibles, notamment le café, le restaurant et la boutique. 

Précisons que les salles d’expositions permanentes du Musée demeurent ouvertes suivant l’horaire régulier, soit du lundi au dimanche de 10 h à 18 h, et le mercredi jusqu’à 21 h.

Les visiteurs qui n’ont pas encore eu la chance d’admirer les 274 oeuvres provenant des huit départements du musée du Louvre sont invités à réserver leur billets en s’adressant à la billetterie du Musée ou sur Billetech 1 877 643-8131 ou www.billetech.com.

Présentée par Desjardins, l’exposition propose un voyage captivant à la découverte de 5 000 ans d’histoire et de civilisations, révélant les innombrables liens qui se sont tissés entre les arts et la vie de l’homme à travers les époques. 

Le Louvre à Québec. Les arts et la vie est présentée au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu’au 26 octobre 2008.

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Vous avez peut-être manqué:
* Ma critique de l’exposition Le Louvre à Québec. Les arts et la vie.
* Le Louvre à Québec accueille son 100 000e visiteur
* Le micro-site de l’exposition

Les habitués du Vieux-Québec auront remarqué qu’une conduite d’aqueduc semble brisée au coin de la rue Sainte-Famille et de la rue Couillard. L’asphalte a déjà été découpée et les marquages au sol sont inscrits dans cette couleur orange caractéristique. Selon toute probabilité, la ville de Québec se prépare à intervenir pour réparer les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent.

On se rappellera que la dernière intervention de la ville sur la rue Couillard pour un problème similaire avait envoyé au dépotoir des travaux de maçonnerie datant du XVIIIe siècle. [Voir ce billet sur le sujet] Assisterons-nous au même mode opératoire sur un autre emplacement à haut potentiel archéologique?

Le lieu exact de l’opération se déroulera sur la rue Hébert, dans le prolongement de la rue Couillard. Or, ce lieu est identifié comme le site archéologique 480 dans l’étude Ethnoscop de 1998.

L’ouverture de la rue Hébert entre 1749 et 1755 a entraîné la démolition d’un bâtiment sur la rue Sainte-Famille. Le plan de la ville de 1727 montre d’ailleurs une série d’édifices sur cet emplacement mais ils ont disparu sur le plan de 1752.

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L’exposition Le Louvre à Québec. Les arts et la vie est un succès médiatique et populaire incontestable. Ainsi, l’inauguration de l’événement au début de juin a fait partie des cinq manchettes les plus médiatisées de la semaine[1]. La foule se presse aux caisses, les guichetiers ayant remis plus de 100 000 billets d’entrée en un mois d?activité[2]. Quand on sait que le Musée a reçu environ 365 000 visiteurs pour l’année 2006-2007[3], on mesure l’important achalandage généré par Le Louvre à Québec.


[Jean de Liège, Charles IV Le Bel et Jeanne d’Évreux, 1372, marbre, ancienne église abbatiale cistercienne de Maubuisson (Val-d?Oise), no. 25 au catalogue Le Louvre à Québec. Les Arts et la vie. Source photographique: photo personnelle de Gérard Ducher, wikipedia.org]

Les oeuvres sont réunies autour de quatre thèmes qui doivent servir de fil conducteur. La première salle concentre deux aspects, soit Aimer et mourir en son centre et Apprendre et ?uvrer en périphérie. Aimer et mourir constitue un regroupement de monuments antiques ou médiévaux et de sculptures académiques du XIXe siècle. Toutes ces oeuvres représentent un homme et une femme, dont plusieurs stèles funéraires. Les gisants du tombeau des entrailles de Charles IV Le Bel et Jeanne d’Évreux[4], créés en 1372, méritent particulièrement le coup d??il. Cette sculpture est l’une des six oeuvres survivantes réalisées sous le mécénat de Jeanne d’Évreux. Il s’agit également d’un bel exemple de figures profanes faisant leur entrée dans les églises grâce au pouvoir de l?argent. Le thème Aimer et mourir est complété par la présence de Zéphyr et Psyché[5] et Daphnis et Chloé[6], excellents exemples académiques datant de la première moitié du XIXe siècle. S’alimentant à la littérature et à la mythologie antiques, les couples représentés côtoient des sculptures grecques et romaines dans un juste retour des choses. Cette proximité peut cependant occasionner de la confusion dans l’esprit du grand public puisque l’apparence plastique des oeuvres pourrait le porter à croire qu’il s?agit de sculptures gréco-romaines. En ce sens, les indications sur les cartels mériteraient de créer une distinction plus importante entre les pièces antiques et celles qui s’alimentent à l?Antiquité.

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[L’église d’Auvers-sur-Oise, Vincent van Gogh, 1890, huile sur toile, 74×94,5 cm, Musée d’Orsay]

Une sélection d’articles récents en anglais sur les sciences informatiques touchant de près ou de loin le domaine artistique.

* Des chercheurs de Penn State analysent les motifs et les caractéristiques géométriques du coup de pinceau de van Gogh pour détecter les faux. [Article

* Un nouveau logiciel baptisé Zotero permet aux historiens de classer images, textes, pages web d’une façon plus efficace. L’image du professeur entouré de ses boîtes de documents fera-t-elle bientôt partie du folklore? [Article

* Une nouvelle technique permet aux artistes graphiques de modifier leurs images pour diriger le regard des spectateur. [Article

L’architecte Bechara Helal, propriétaire du premier gratte-ciel de Montréal construit en 1887, rêvait de construire deux appartements sur le toit de cet édifice du Vieux-Montréal, le 511 Place d’Armes, aussi appelé Édifice New York Life.

Depuis l’été 2007, c’est chose faite : deux lofts totalisant environ 4 000 pieds offrent une vue exceptionnelle sur le centre-ville de Montréal. Ce magnifique projet a valu aux maîtres d’œuvre le Prix du patrimoine commercial CIGM de Patrimoine architectural Montréal et d’Héritage-Montréal.

À voir dans le cadre de l’émission Visite libre sur les ondes d’artv, le vendredi 25 juillet (19h30) et le lundi 28 juillet (19h00).

Les habitués de la rue Couillard dans le Vieux-Québec savent que des travaux d’excavation ont présentement cours en face de l’Épicerie de la rue Couillard et du café Chez Temporel.

Ce que les amoureux du patrimoine de la ville de Québec ignorent peut-être, c’est que l’endroit où les travaux se déroulent a été désigné comme haut lieu à potentiel archéologique par la ville dans une étude de 1998.

Identifié comme l’emplacement 022 dans l’étude d’Ethnoscop, il s’agit d’une structure en maçonnerie qui est représentée sur le plan de la ville de 1709. Ce bâtiment, construit sur l’ancien tracé de la rue, date d’avant cette époque. On y a déjà retrouvé une structure en pierre et des artefacts.
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[Pêche interdite/No Fishing, Thierry Arcand-Bossé, 2008, Québec]

Les efforts pour améliorer les alentours des bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency se poursuivent dans le quartier Saint-Roch de Québec. La destruction de deux bretelles a libéré de l’espace, sur lequel un nouveau parc sera aménagé, le parc Xi’an.

Depuis juin, des plaques d’égout décorées par des artistes québécois y sont visibles. Ces oeuvres d’art sont ainsi intégrées au mobilier urbain de la ville. 


[Futur parc Xi’an, 2008, Québec]

L’organisme à but non lucratif Folie/Culture est à l’origine de cette initiative originale. Lors d’un billet précédent, j’avais visité l’atelier de Paryse Martin qui m’avait montré le dessin préparatoire de sa plaque. Le résultat concret se révèle aussi heureux que le laissait suggérer l’esquisse.


[Esquisse de Quand la nature fait naître des fictions, Paryse Martin, 2008, Québec]


[Quand la nature fait naître des fictions, Paryse Martin, 2008, Québec]

Le saviez-vous? L’organisme Folie/Culture « poursuit un travail d’information, de sensibilisation et de promotion en santé mentale. Il organise des événements faisant appel à des pistes de recherche inusitées tout en suscitant la réflexion sur des questions sociales douloureuses. »


[Dérapage, Cooke-Sasseville, 2008, Québec]

L’idée d’intégrer une pelure de banane sur des éclats de rire et d’intituler le tout Dérapage fait sourire. Notons que Cooke-Sasseville semble avoir un été chargé! Le duo participe également à la Triennale du Musée d’art contemporain de Montréal et à Québec Gold qui se déroule dans la ville de Reims.

Il est possible de télécharger une carte du circuit en visitant le site Internet de Folie/Culture. J’ai également préparé un itinéraire sur Google Maps.


[Itinéraire Google Maps]


[Prière d’écraser, François Chevalier, 2008, Québec]

Le saviez-vous? Le parc Xi’an tire son nom de la rue du même nom. Elle marque l’emplacement de l’ancien quartier chinois de Québec, ravagé par la construction de l’autoroute. La ville de Québec a une entente de coopération avec la ville chinoise de Xi’an depuis 1999. [en savoir plus]


[Cité suspendue, Laurent Gagnon, 2008, Québec]

Il aurait été intéressant que les artistes soient identifiés sur les plaques. À tout le moins, un panneau indiquant aux passants l’intention derrières ces objets inusités permettrait de communiquer les intentions de l’organisme à un plus grand public. De plus, l’absence de titre enlève un niveau de lecture qui ajoute au plaisir de lecture des oeuvres.

Finalement, la rouille qui est apparue rapidement sur les plaques m’interpelle: est-ce que ces oeuvres sont permanentes ou seront-elles retirées à la fin de l’année? Un article laisse entendre qu’elles seront en place jusqu’à la fin de leur durée de vie utile. L’organisme Folie/Culture déclare que l’exposition se termine le 31 décembre 2008. Dans tous les cas, il me semble que leur durée de vie utile sera relativement courte…


[Vertigo, Jacques Samson, 2008, Québec]

Il est difficile de parler de cette exposition sans mentionner la censure dont a été victime Martin Bureau. En effet, son dessin de la reine Elisabeth II afflubée d’une tête de caribou a été censurée par la fonderie Bibby Sainte-Croix (une filiale de McWane localisée en Alabama) et par la ville de Québec. Si l’artiste a voulu « faire jaser », il semble que les « casseux de party » ne soient pas appréciés dans la Vieille-Capitale. La censure s’est donc déroulée sans soulever de tollé.

L’exposition Regards fous est présentée sur la rue Saint-Vallier, sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, jusqu’au 31 décembre 2008. L’initiative est un événement officiel du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec.

Pour en savoir plus:
* Mon billet sur l’esquisse de Paryse Martin
* Mon billet sur la décoration des plaques d’égout
* Mon itinéraire sur Google Maps
* Le site de l’organisme Folie/Culture
* La carte officielle pour repérer les oeuvres
* Des photographies prises lors de l’inauguration en juin 2008
* Un article de Voir avec des photos des artistes
* Canoe parle de la censure dont Martin Bureau est victime

 


[Alfred Pellan (1958), Fonds Gabriel-Desmarais, Bibliothèque nationale du Québec]

La Bibliothèque nationale du Québec a mis en ligne les premières photographies de Gabriel Desmarais. Oeuvrant dans le milieu artistique québécois durant de nombreuses années, il est maintenant possible de consulter plusieurs de ces photos sur Internet.

Si la collection propose des artistes populaires (de Dominique Michel à Jean-Pierre Ferland), certains artistes peintres ont également été croqués sur pellicule dont les peintres Alfred Pellan (en 1958), Jacques de Tonnancour (1961), Rita Legendre (1961), Guido Molinari (1964), Marcel Barbeau (1964) et le sculpteur Jean-Julien Bourgault (1964).

Il s’agit de la première étape visant à numériser les 4200 clichés du photographe.


[Improv Everywhere]

Après avoir paralysé une gare de New York et créé une comédie musicale dans un centre commercial, la troupe Improv Everywhere récidive.

Cette fois, le groupe a embrigadé des jumeaux identiques pour créer un effet miroir dans le métro new-yorkais. La vidéo est disponible sur leur site et youtube.


[Falaises près de Dieppe, Claude Monet, 1897, huile sur toile, 65×100 cm]

Un Français vivant en Floride a été inculpé cette semaine pour tentative de recel. Il essayait d’écouler les quatre tableaux volés à la pointe d’un fusil au Musée des beaux-arts de Nice l’an dernier et retrouvés depuis. Le prix demandé? Trois millions de dollars pour les quatre tableaux, une aubaine!

Combien d’autres oeuvres volées dorment dans les coffres de riches particuliers sans scrupules…