« À chaque fois que je soulève mon crayon et que je tente de dessiner une esquisse, je ne dessine que des scènes de mort.
Quand je me dis qu’il s’agit d’une façon de laisser sortir mon surplus d’émotion, je commence à avoir pitié des spectateurs qui vont observer cette oeuvre.
Puisque l’art est un moyen de communication, je vais leur ajouter des pensées lugubres. C’est alors que je décide d’arrêter. »
Tels sont les propos d’un sculpteur traumatisé par la guerre, rapportés dans un commentaire publié par le New York Times le 10 avril 2008.
Ahmad Fadam est Irakien; dans son article, il décrit une victime silencieuse de la guerre en Irak: l’art public.

[Musée national irakien protégé par des forces armées, 2005, source: Wikipedia]
Attaqué tant par les manoeuvres militaires, les zélés et les pilleurs, on peut se demander ce qu’il en restera lorsque les troupes américaines et leurs alliés auront quitté les lieux.
Pour en savoir plus:
* L’article du NY Times [en anglais]
* Un diaporama présentant des oeuvres d’art public irakiennes
* La page du sculpteur Khalid Al-Rahal dont une oeuvre a été détruite
* Pour en savoir plus sur le pillage des oeuvres d’art
et un peu d’espoir..
* Profil d’une galerie d’art ouverte en plein coeur de Bagdad
[via Modern Art Notes]

