Le 11 février dernier, des voleurs se sont emparés de quatre tableaux de Monet, Cézanne, Degas et Van Gogh exposésdans le musée Bührle de Zurich. Leur valeur marchande estimée: 160 millions de dollars.
La police suisse a offert une récompense de 100,000$ pour tout renseignement pouvant mener à l’arrestation des malfaiteurs. De plus, pour les aider dans leur tâche, ils peuvent compter sur l’aide précieuse de Ingrid Blom-Böer et du Art Loss Register.
L’entreprise possède des bureaux en Europe et aux États-Unis. Leur principal objectif consiste à maintenir à jour une base de données répertoriant les oeuvres d’art volées.
En quoi un tel registre peut-il être utile?
Selon Blom-Böer, les voleurs d’oeuvres d’art croient habituellement que le danger de se faire repérer par la police diminue avec le temps. En effet, on assiste à une forte médiatisation du délit dans les jours qui suivent le vol. Or, les malfaiteurs croient à tort pouvoir écouler leur marchandise volée quelques années, voire quelques mois après l’événement.
Le Art Loss Register permet aux maisons d’enchères, aux antiquaires, aux collectionneurs et aux corps policiers de valider qu’une oeuvre d’art n’a pas été volée. En opérant de cette manière, il est aujourd’hui impossible aux voleurs de remettre sur le marché les tableaux de Zurich.
Les options qui s’offrent aux voleurs consistent à faire entrer les oeuvres d’art sur le marché noir où elles peuvent servir de monnaie d’échange entre groupes criminalisés pour une fraction de leur valeur ou bien de contacter les autorités des musées afin d’obtenir une rançon.
On February 11th, thieves stole four paintings from the Bührle Museum in Zurich. The works of art were produced by Monet, Cézanne, Degas and Van Gogh and are valued at 160 million dollars.
Swiss police offered a reward of 100,000$ for any information leading to the thieves’ arrest. In their search, they can count on Ingrid Blom-Böer who works at the Art Loss Register.
The Art Loss Register has offices in Europe and the USA. Their main goal is to maintain a database of stolen works of art.
How can such a database be relevant?
According to Blom-Böer, art thieves often believe that by the time the media attention surrounding their crime has disappeared, it’ll be safe for them to try and sell the paintings on the art market.
Enters the Art Loss Register. Auction houses, antique dealers, art enthousiasts and police can search the database to make sure a piece of art in their hands hasn’t been stolen. Thanks to that tool, the stolen paintings form Zurich can’t be sold on today’s art market.
The only options left for the thieves are to either sell their stolen paintings on the black market where they serve as currency between criminal groups at a fraction of their value or try to get a ransom from the museum they stole them from.