Ce soir, la promenade Samuel-de-Champlain est transformée en lieu de projection cinématographique.

Présentées en collaboration avec La Bande Vidéo, l’Office national du film (ONF) et la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), les projections ont lieu sur le mur photogravé, entre les côtes à Gignac et de Sillery.

La diffusion dure environ 75 minutes, on apporte sa chaise et ça commence à la brunante.

Les films diffusés le 4 juillet sont:

  • Mémoires, Chloé Leriche, 2001, 2 min
  • A mère et marées, Alain Fournier, 2008, 18 min
  • Félix Leclerc troubadour, Claude Jutra, 1958, 27 min
  • A breath Hush, Bea de Visser, 1996, 8min
  • La battue, Guy Édoin, 2008, 19 min

S’il pleut, les projections sont reportées au lendemain.

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) propose de partir à la découverte de l’oeuvre de Micheline Beauchemin dans le cadre de l’exposition Fleuve de lumière. Le titre choisi reflète clairement le parti pris du commissaire de l’exposition qui nous met sur la piste du matériau de prédilection de l’artiste, soit la lumière vue par le prisme de l’eau.

Micheline Beauchemin est d’abord connue pour son travail avec les métiers traditionnels liés à la tapisserie, à la broderie et au crochet. Si son intérêt pour ces techniques remonte aux années 1950, elle n’a cessé de progresser en poussant les limites de ce moyen d’expression, ce qui est bien rendu au fil de cette visite.

Contrairement au préjugé pouvant prévaloir lorsqu’on invoque les termes de tapisserie, l’artiste n’utilise pas la laine Mohair pour produire du macramé. Elle incorpore nylon, fils métalliques, plexiglas, métal et même fibre optique dans ses oeuvres, sculptant une fusion de reflets qui créent ses motifs. L’ensemble est tout simplement magnifique.


[Micheline Beauchemin, Paysage pour un amour absent (1964, droite) et Le Fleuve (1970, gauche)] 

La photographie juxtaposant Paysage pour un amour absent (1964) et Le Fleuve (1970) est parlante. À droite, nous retrouvons un mélange de laine et de fil d’aluminium qui sont crochetés ensemble pour créer un motif abstrait; à gauche, la lumière est réfléchie à l’aide de nylon et d’acrylique dans un chatoiement soyeux qui transcrit les mouvements du soleil sur la surface du fleuve.

C’est ainsi que le titre de l’exposition trouve son explication. Fleuve de lumière propose une lecture des oeuvres de Micheline Beauchemin selon l’axe de la lumière sculptée, inspirée par le fleuve Saint-Laurent. L’artiste, établie à Grondines, a nourri son univers de cette lumière.


[Micheline Beauchemin, Mirage blanc, 1983]

Ce sont donc des textures qui vous accueillent lors de cette exposition. C’est au niveau de la sensibilité que l’ensemble se joue. On s’extasiera également de l’habilité manuelle de l’artiste.

Au niveau de la muséographie, l’ensemble est plutôt réussi. Chaque salle est coupée par un sas qui crée un espace d’entrée, ce qui permet d’accrocher les oeuvres d’assez grande dimension sans donner une impression vestiaire sportif. La position de Mirage blanc est particulièrement valorisante. Ce «châle géant», composé en réalité de lin, de fils métalliques, de soie et de polyester, constitue une pièce remarquable, bien mise en valeur par la lumière et son accrochage.

Somme toute, une exposition qui vaut le détour, bien que son prix d’entrée puisse en rebuter plusieurs. En effet, vous serez délesté de 15 dollars pour voir ces oeuvres. Si ce montant peut paraître élevé, le billet que vous achèterez vous donnera accès à toutes les expositions temporaires du MNBAQ.

- INFORMATIONS PRATIQUES -

  • L’exposition Fleuve de lumière consacrée à Micheline Beauchemin est présentée au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu’au 11 octobre 2011 [détails]
  • Le prix d’entrée est de 15 dollars; il existe des tarifs réduits [détails]
  • Les samedis et dimanches après-midis du mois d’août, les enfants peuvent s’initier gratuitement à l’art textile en participant au Musée en herbe [détails]
  • Du jeudi au dimanche, du 2 juillet au 16 août, des démonstrations de tapisserie en haute lice ont lieu de 13 à 16 heures 
  • Une conférence de Laurier Lacroix, commissaire de l’exposition, sera donnée le 16 septembre à 19h30, intitulée Micheline Beauchemin, créatrice et PME, de Grondines au village global

Durant tout l’été 2009, j’anime l’émission La Démarche sur les ondes de CKIA Radio Basse-Ville (Québec).

Synthonisez le 88,3 FM le mercredi à 18h00 pour obtenir un survol de l’actualité artistique de la région de Québec, des propositions de sorties en arts visuels, une revue de l’actualité locale et internationale ainsi que des informations pas toujours connues sur le patrimoine des quartiers Saint-Roch, Saint-Jean-Baptiste et Vieux-Québec.

Ce soir :

  • Présentation des nouvelles expositions du Musée national des beaux-arts du Québec, soit Fleuve de lumière (Micheline Beauchemin) et Daudelin (Charles Daudelin)
  • Les actualités de la semaine
  • Des suggestions de sortie

L’émission est disponible en direct sur Internet en vous branchant sur le site de CKIA.

Pourquoi ne pas devenir membre de cette radio communautaire? Cela coûte 20$ et il s’agit d’un geste concret démontrant votre appui à la diversité radiophonique dans la Vieille-Capitale. De plus, vous obtiendrez des rabais chez des commerçants sympas comme La Barberie, J.A. Moisan, Cora et bien d’autres!

Au plaisir de vous savoir à l’écoute!


[Ruine de l'Église Saint-Vincent de Paul située dans l'arrondissement historique du Vieux-Québec]

* Avertissement pour Québec? La ville de Dresde (Allemagne) est retirée [le site est lent, soyez patient/patiente] de la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO à cause d’un projet de pont. Dans le même souffle, être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, quelle belle façon d’attirer les touristes! C’est du moins la conclusion à laquelle sont arrivées deux villes suisses. Le Palais Stocklet (Bruxelles) est ajouté à la liste. [liste complète des 13 sites ajoutés]

* Le financement de la culture québécoise devra changer pour s’adapter aux nouvelles réalités démographiques nationales.

* L’artiste peintre of Quebec Nathalie Thibault est finaliste au 11e Concours de peintures canadiennes de RBC.

* L’art amérindien est difficile à protéger légalement contre les copies de basse qualité produites à l’extérieur du pays.

* Un nouveau musée fédéral verra le jour à Halifax pour souligner l’apport des immigrants au Canada.

* 150,000 personnes ont vu John et Yoko au MBAM.

* Le ministre fédéral de la culture ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles James Moore veut faire la paix avec le milieu culturel. Après les compressions de l’an dernier, des millions sont annoncés, dont :

  • Augmentation de 41% du budget alloué au Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts
  • Investissement supplémentaire de 60 millions de dollars sur deux ans au Fonds du Canada pour les espaces culturels

Le Conseil des Arts est ravi. Le nom de certains programmes a changé.

Anciens noms Nouveaux noms
Programme de consolidation des arts et du patrimoine canadiens Fonds du Canada pour l’investissement en culture
Programme Espaces culturels Canada Fonds du Canada pour les espaces culturels
Programme national de formation dans le secteur des arts Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts
Programme Présentation des arts Canada Fonds du Canada pour la présentation des arts (nom provisoire)

 

* Au même moment, le Centre national des arts pourrait couper 40 emplois.

* Ian Wallace, de Vancouver, remporte le prix Molson accompagné d’une bourse de 50,000$.

* Le réalisateur québécois François Méthé (À la distasio, Cabine C) reçoit un financement de la SODEC pour son film «Art sous enquête», tout comme «On est tous des artistes II» de Robert Tremblay et PVP-Films inc. 

 

[Banksy, photographie par Richard Cocks sur Wikimedia Commons]

* Réaction face à la récupération commerciale? Deux murales de Banksy sont vandalisées à Bristol (Angleterre) dix jours après l’ouverture de son exposition dans un musée. [voir cette murale vandalisée]

* La controverse autour du désherbage réalisé par la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) se poursuit. Dernier épisode:  Séverine Lepape, conservatrice à la Bibliothèque nationale de France, apporte son point de vue au débat soulevé par Didier Ryckner de la Tribune de l’art.

* Les efforts pour récupérer les oeuvres spoliées par les nazis sont lents et arbitraires, selon la Holocaust Era Assets Conference qui se déroule en ce moment en République Tchèque.

* Le Philadelphia Museum of Art a un nouveau directeur, Timothy Rub.

* Récession: Le marché de l’art londonien tombe à plat.

Marc

Voyage à Chicago

Gratte-ciel et Art Institute, telles sont les deux attractions principales qui m’ont motivé à visiter Chicago cet été. Sur ces deux plans, le succès est total jusqu’à maintenant.

Au niveau des gratte-ciel, le tour guidé organisé par la Chicago Architecture Foundation constitue une bonne introduction à l’École de Chicago. Le parcours piéton dure quelques heures avec un audio-guide qui permet de visiter à son rythme.

Personnellement, le coup de coeur chicagoain est l’Art Institute. Avec une magnifique collection d’art impressionniste et port-impressionniste ainsi qu’une toute nouvelle aile moderne, les heures défilent rapidement dans cet assemblage de lieux d’exposition. Les oeuvres puissantes se succèdent dans un parcours toujours agréable.

L’éclairage des oeuvres est particulièrement à signaler. Trop souvent, le reflet des projecteurs peut nuire à une visite alors qu’à l’Art Institute, les reflets sont rares et il faut se pencher pour les trouver.


[Devant l'Art Institute of Chicago]


[Gustave Caillebotte, Rue de Paris, jour de pluie; 1877, huile sur toile, 212.2 x 276.2 cm]


[Observé en contre-plongée]


[Vincent Van Gogh, La chambre , 1889, huile sur toile, 73.6 x 92.3 cm]

Remarquez la présence imperceptible des reflets dans la vitre protégeant le tableau de Van Gogh lorsqu’on l’observe à la hauteur des yeux. Tous les tableaux ainsi protégés ont une vitre qui semble invisible.


[Pablo Picasso, Portrait de Daniel-Henry Kahnweiler, 1910]

Comment résister à faire un rappel de cette photographie?

Également, j’ai exploré le Museum of Contemporary Art où était présentée une exposition rétrospective sur Buckminster Fuller, concepteur entre autres du pavillon des États-Unis à l’Expo ‘67.

La visite se poursuit pendant encore quelques jours!


[Mihály Zichy, Le triomphe du Génie de la destruction, 1878, huile sur toile, 447 x 550 cm, Musée des beaux-arts de la Hongrie (Budapest) / Web Gallery of art]

* Le Musée national des beaux-arts du Québec lance son concours international d’architecture. D’une façon anecdotique, on remarquera que la ministre Josée Verner a été rebaptisée Josée Vernier dans le communiqué de presse. D’une façon plus sérieuse, on s’inquiétera de la volonté du MNBAQ de réaliser «un geste franchement contemporain qui transcende le caractère patrimonial de son environnement» alors que la démolition du couvent des Dominicains est passée sous silence. Merci Phyllis Lambert

* L’art doit-il être populaire ou élitiste? Des artistes ont annulé leur inscription au Symposium international Jean-Paul Lapointe (ville Saguenay) car Michèle Richard est élue présidente d’honneur. Pourtant, la chanteuse peint.

* Le Musée national des beaux-arts du Québec dédie deux salles à Charles Daudelin et à Micheline Beauchemin. Mes critiques seront disponibles la semaine prochaine.

* La Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma a été modifiée.

* Quel est le point de rupture lorsqu’un musée est construit? À partir de quel moment le Musée peut-il considérer qu’il a entrepris toutes les démarches nécessaires pour préserver l’historicité des lieux sur lesquels il sera érigé? C’est la question de fond soulevée par la construction du Musée canadien des droits de la personne à Winnipeg sur un lieu à haut potentiel archéologique amérindien.

* Le Musée des beaux-arts de Montréal fait la première page d’ArtDaily avec son exposition sur les paysages.

* Le Comité international de la sécurité dans les musées tiendra un colloque au Musée de la civilisation de Québec.

* Hop! Paf! Boum! Le Musée de la bédé ouvre ses portes à Angoulême.

* Le nouveau musée de l’Acropole (Athènes) a ouvert ses portes. La Grèce demande le retour des frises du Parthénon, conservées au British Museum de Londres. La BBC a le plus beau reportage photo sur le musée. Coût: 120M$.

* Choc de deux cultures face au document imprimé: Le «désherbage» réalisé par la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) continue de susciter des remous, grâce au travail de Didier Ryckner sur La Tribune de l’art. Rappelons que ce dernier a relevé que la BHVP jetait aux ordures des collections complètes de revues spécialisées en histoire de l’art comme Art Bulletin. Les archivistes s’offusquent qu’on remette en question cette pratique, tandis que de nombreux lecteurs se sont dits stupéfaits d’un tel délestage.

* Si vous ne savez pas ce que Vrelou signifie, cette vidéo n’est pas pour vous.

* 1850 + aquarelle + bison = 186,000$.

* Cinquante dessins que Dalì a donnés à un médecin de Buffalo seront exposés publiquement pour la première fois. L’artiste avait ainsi payé son traitement de dermatologie.

* Pour la National Gallery of Art (Washington), l’art américain se résume à la peinture créée par des hommes blancs.

* Le Guggenheim (NY) dit good bye à 25 personnes.

* L’Art Institute de Chicago licencie 3% de ses employés. 

Parlant  de Chicago, je serai dans la ville des vents tout au long de la semaine. Au menu: Art Institute, musée de la ville, gratte-ciels et plaisirs!

(Communiqué de presse, Québec, le vendredi 19 juin 2009) * Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) lance aujourd’hui son concours international d’architecture visant à doter l’institution d’un nouveau pavillon distinctif sur un site voisin de son complexe actuel sur les plaines d’Abraham, au coeur de la ville de Québec.

Afin de sélectionner le projet le plus significatif, il organise un concours international d’architecture sous l’égide de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ) et du gouvernement du Québec.

Les firmes d’architecture possédant une expérience dans un domaine apparenté et désireuses de relever le défi lancé par le MNBAQ peuvent consulter l’appel de candidatures et obtenir toutes les informations nécessaires à leur participation sur le site Internet du Musée, soit au www.mnba.qc.ca dans la section «Agrandissement du MNBAQ». Les firmes candidates ont jusqu’au 21 août 2009 à 15 h (heure du Québec) pour soumettre leur candidature.

Le concours se déroule en français, langue officielle du Québec, et respecte le Guide des concours d’architecture de l’OAQ aussi bien dans son déroulement qu’en regard des règles d’équité. La réalisation du mandat de la firme retenue devra en outre se conformer aux lois en vigueur au Québec et particulièrement à celles qui concernent l’exercice de la profession d’architecte.

La construction d’un nouveau pavillon pour le Musée national des beaux-arts du Québec promet d’être déterminante à la fois par sa nouveauté intrinsèque que par son ouverture sur l’espace urbain de la Grande Allée, une des artères principales de la capitale. Le MNBAQ souhaite un geste franchement contemporain qui transcende le caractère patrimonial de son environnement.

Rappelons que le coût total prévu pour la réalisation de ce projet majeur est de 90 M$. Les deux paliers de gouvernement ont annoncé leur contribution pouvant atteindre chacune la moitié des coûts totaux admissibles du projet pour un maximum de 33,7 M$.

Le Musée s’est engagé à obtenir un apport financier de 22,7 M$ grâce à la participation du secteur privé, dont l’importante contribution de M. Pierre Lassonde, mécène et président du conseil d’administration du MNBAQ, qui a offert 3,9 M$ pour l’achat du terrain.

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre, a donné le coup d’envoi au projet le 21 mai dernier lors d’une conférence de presse en compagnie de Mme Josée Vernier [sic], ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre de la Francophonie et ministre responsable de la région de Québec, de M. Christian Paradis, ministre fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, de M. Sam Hamad, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, ainsi que du maire de la Ville de Québec, M. Régis Labeaume.
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Plusieurs ventes importantes d’art canadien ont eu lieu cette semaine. Les enchères chez Heffel (Vancouver) a connu un succès important puisque plus de 11 M$ ont été récoltés lors de l’événement.

Un prix record pour une toile d’Emily Carr a été atteint. À plus de 2 M$, l’oeuvre de 1936-39 est devenue la quatrième toile la plus chère vendue au Canada. C’est du moins ce que signale le communiqué de presse.

Je soulignerais à mes lecteurs et mes lectrices deux points qu’il faut garder en mémoire.

D’abord, on ignore si ces prix incluent la commission de la maison de vente aux enchères. C’est habituellement le cas et cela représente 10% à 15% du montant dont on fait la promotion.

Ensuite, Heffel se vante d’avoir grandement dépassé son estimation de base au cours de cette vente. Le montant prévu variait entre 6M$ et 9M$. À la fin de la soiré, ce sont plus de 11M$ qui auront été récoltés.

Si mon vendeur de voiture me disait que mon véhicule valait entre 6,000$ et 9,000$ et que j’arrivais à le vendre 11,000$, je serais content. Je me dirais aussi que mon vendeur ne connait pas très bien la valeur du produit offert OU qu’il a baissé son estimation pour bien paraître.

Tirez-en les conclusions qui vous viennent à l’esprit concernant Heffel.

On remarquera au passage que la toile de Riopelle, Jouet, est présentée comme du dripping alors que l’artiste travaillait sur chevalet. Il avait du talent, ce Riopelle, mais il ne pouvait contrevenir aux lois de la gravité… Un peu de confusion/marketing ici, pour rapprocher sa technique de l’incontournable Pollock.

Il est cependant tout à l’honneur d’Heffel de publier ces résultats. Plus près de chez nous, Iegor ne fait jamais une telle chose.

Voici les 10 oeuvres les plus chères vendues hier soir à Vancouver.

Record Emily Carr

1. Emily Carr
Wind in the Tree Tops

Lot 156 - huile sur toile
Vendue pour $2,164,500

Record Tom Thomson

2. Tom Thomson
Birches and Cedar, Fall

Lot 137 - huile sur panneau
Vendue pour $1,404,000

Record Jean-Paul Riopelle

3. Jean-Paul Riopelle
Jouet

Lot 31 - huile sur toile
Vendue pour $1,170,000

Record Alexander Colville

4. Alexander Colville
Coastal Figure

Lot 40 - tempera sur panneau
vendue pour $526,500

Record James Edwards Hervey MacDonald

5. James Edwards Hervey (J.E.H.) MacDonald
Algoma Hillside

Lot 138 - huile sur panneau
Vendue pour $409,500

Record William Kurelek

6. William Kurelek
After the Blizzard in Manitoba

Lot 10 - techniques diverses sur panneau
Vendue pour $245,700

Record John William Beatty

7. John William Beatty
Canoe Lake, Algonquin Park

Lot 121 - huile sur toile
Vendue pour $222,300

Record Jean-Paul Riopelle

8. Jean-Paul Riopelle
Côte sauvage (D)

Lot 34 - huile sur toile
Vendue pour $187,200

Record Emily Carr

9. Emily Carr
A Forest Clearing

Lot 161 - huile sur papier marouflé
Vendue pour $187,200

Record Edward John Hughes

10. Edward John (E.J.) Hughes
Trees on a Point, Mill Bay, BC

Lot 41 - huile sur toile
Vendue pour $175,500


[Au Presbytère de Saint-Nicolas]

La grande région de Québec accueille en ce moment la 5e édition de l’Internationale d’art miniature de Lévis que je me suis empressé de visiter cette semaine.

Qu’est-ce que la miniature? Évidemment, sa caractéristique principale se trouve dans sa petite taille. Il s’agit d’une technique développée pour peindre sur parchemin, sur velin et sur ivoire. 

Dans l’histoire, soulignons que cette forme d’art était utilisée à des fins diplomatiques aux XVIe et XVIIe siècles [1]. Le genre s’est répandu dans les cours royales et on en retrouve souvent dans les peintures hollandaises de l’Âge d’or. Au Québec, les portraits en miniature et les silhouettes étaient communs au début du 19e siècle, jusqu’à l’avènement de la photographie.

Autre question légitime: à partir de quel moment peut-on dire qu’une oeuvre relève de la miniature et qu’elle n’est pas simplement petite? S’il n’existe pas de définition unique de la miniature, l’Internationale possède ses propres règles. Ainsi, la surface ne doit pas dépasser 75 cm2 ou 12 po2

L’événement se tient en quatre lieux différents sur la rive sud. Une moitié des 414 oeuvres est regroupée au Presbytère de Saint-Nicolas, l’autre à la Galerie Louise-Carrier. Comment décrire la production de 236 artistes qui n’ont en commun que la technique utilisée? 

Les techniques sont multiples : estampe (art numérique, eaux-fortes, etc.), peinture à l’huile, aquarelle, etc. 

Les sujets abordés par les artistes sont éclatés : du torse de l’homme nu musclé au paysage bien sage, du coucher de soleil à l’abstraction la plus totale, il n’existe pas de dominante.

C’est donc dire que chaque visiteur aura son coup de coeur.

Pour vous aider dans votre visite, repérez les choix du jury qui me semblent impeccables. Il était formé par Gérald Alexis (historien de l’art spécialisé dans les Caraïbes), Stella Bissonnette (conservatrice de la collection pour la Fédération des Caisses Desjardins du Québec) et Linda Verge (de la Galerie Linda Verge à Québec).

Le Grand prix a été remporté par Daniela Zekina pour son oeuvre Danse avec les heures tandis qu’Irina Kouznetsova se méritait le Premier prix. Notons que la technique de cette dernière nécéssite l’utilisation d’un «pinceau» composé d’un seul poil de chat. 

[Daniela Zekina (Montréal), Danse avec les heures, Grand Prix]


[Irina Kouznetsova (Russie), Heraldy, Premier prix]

Par un joli clin d’oeil, le centre d’artistes en art actuel Regart (Lévis) expose dans ses locaux minuscule / MAJUSCULE. Il s’agit des oeuvres de 15 membres du centre qui questionnent les frontières entourant le miniature. On y remarquera que le jeu s’y fait sur la taille des éléments, certains étant grossis tandis que d’autres sont mis en relation entre eux selon leur taille.

Le quatrième lieu impliqué dans l’Internationale est la Galerie des Deux-Ponts (Lévis) où les travaux miniatures de jeunes de 8 à 12 ans sont exposés.

Signalons finalement la présence de quelques sculptures miniatures.

Les oeuvres sont à vendre à petit prix, certaines estampes pouvant être acquises pour 60 dollars.

Au bout du compte, je me demande comment cette technique particulière influe sur l’art, ce qui lui appartient en propre et qu’on ne retrouve dans aucun autre média. La petitesse enlève de la précision, qu’il s’agisse de la part du créateur qui est limité dans ses moyens ou du regardeur qui ne peut s’approcher indéfiniment de l’oeuvre qui lui est proposée. Ce rapport spectateur-oeuvre est-il unique? Peut-il être rapproché avec l’observation des détails dans une peinture de taille conventionnelle ou obéit-il à des règles qui lui sont propres? Ah, que de sujets de questionnement que l’art éveille!

- INFORMATIONS PRATIQUES -

  • La cinquième édition de l’Internationale d’art miniature de Lévis se déroule du 14 juin au 6 septembre 2009 à Lévis. [détails]
  • Quatre lieux hébergent les 414 oeuvres des 236 artistes: Presbytère Saint-Nicolas, Galerie Louise-Carrier, Regart et Galerie d’art des Deux-Ponts.
  • L’entrée est libre.
  • Des loupes sont offertes pour voir les oeuvres en grand.

- NOTE -

1- Lire à ce sujet Jennifer Marie Bauman, «Miniature painting and its role at the Medici Court in Florence, 1537-1627», thèse de doctorat, Baltimore (Maryland), 1999, 513 p.

Durant tout l’été 2009, j’anime l’émission La Démarche sur les ondes de CKIA Radio Basse-Ville (Québec).

Synthonisez le 88,3 FM le mercredi à 18h00 pour obtenir un survol de l’actualité artistique de la région de Québec, des propositions de sorties en arts visuels, une revue de l’actualité locale et internationale ainsi que des informations pas toujours connues sur le patrimoine des quartiers Saint-Roch, Saint-Jean-Baptiste et Vieux-Québec.

Ce soir :

  • Présentation des expositions proposées au Cercle, sur Saint-Joseph
  • On part à la découverte des peintures en miniature dans le cadre de l’Internationale d’art miniature de Lévis
  • Les actualités de la semaine et des suggestions de sortie

Pourquoi ne pas devenir membre de cette radio communautaire? Cela coûte 20$ et il s’agit d’un geste concret démontrant votre appui à la diversité radiophonique dans la Vieille-Capitale. De plus, vous obtiendrez des rabais chez des commerçants sympas comme La Barberie, J.A. Moisan, Cora et bien d’autres!

Au plaisir de vous savoir à l’écoute!

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