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(Communiqué de presse) Québec, le 4 février 2010 – Le 22 février 2010 marquera le cinquantième anniversaire du décès de Paul-Emile Borduas. Le Club des collectionneurs en arts visuels de Québec soulignera la contribution remarquable de Borduas à la construction du Québec moderne, au triple plan artistique, social et politique.
L’événement Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire s’ouvrira à la Galerie Lacerte le vendredi 19 février à 19h par la conférence de Madame Françoise Sullivan. Suivront celles de Monsieur Marcel Barbeau, le dimanche 21 février à 14h et de Madame Ninon Gauthier, le lundi 22 février à 19h.
Les dates des conférences:
Le vendredi le 19 février 2010 à 19h
Le dimanche le 21 février 2010 à 14h
Le lundi le 22 février 2010 à 19h
Le lieu:
Galerie Lacerte Art contemporain
1 Côte Dinan (face à la Gare centrale)
Québec
Le thème:
Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire.
Une vingtaine d’œuvres uniques de la période historique du mouvement automatiste (1942-1959), seront exposées à la Galerie Lacerte Art contemporain du 19 au 22 février 2010. Celles-ci sont prêtées gracieusement par des collectionneurs de la région de Québec. Les trois conférences de même que l’exposition sont ouvertes au grand public.
L’événement Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire, exposition comme conférences, est offert gratuitement par le Club des collectionneurs en arts visuels de Québec. Aucune réservation n’est acceptée et le nombre de places est limité. Les intéressés sont priés d’arriver tôt : premier arrivé, premier assis.
LA BIOGRAPHIE
Né à St-Hilaire en 1905, Paul-Emile Borduas déploie son talent au contact d’Ozias Leduc, peintre décorateur et restaurateur d’églises. Après avoir fréquenté l’Ecole des Beaux-arts de Montréal, il étudie l’art religieux à Paris avec Maurice Denis. En 1937, déjà père de trois enfants, il débute comme professeur à l’Ecole du meuble de Montréal.
Sous l’influence du surréaliste français André Breton, Borduas découvre une approche non intentionnelle de la production artistique et littéraire. Borduas et les automatistes en tireront éventuellement des conclusions extrêmes qui les conduiront à des productions artistiques non-objectives, puis abstraites, expressionnistes ou lyriques, tant en arts visuels qu’en danse ou poésie. Ainsi est né « l’Automatisme », quelque part en 1941. En 1942, Borduas expose des gouaches à la galerie L’Hermitage de Montréal, un événement qui établit clairement sa rupture avec l’académisme traditionnel et sa poussée vers un art résolument révolutionnaire. De nombreux jeunes artistes prometteurs, attirés par le cran de Borduas et l’aventure automatiste, adhèrent au mouvement.
En août 1948, Borduas rédige et publie le Refus global, un manifeste qui pourfend l’emprise du clergé, des bourgeois et des politiciens serviles sur le Québec d’alors. Notamment, on y lit : « Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable. »
Borduas n’est pas seul dans cette démarche. C’est sous l’impulsion des jeunes artistes du groupe, particulièrement Claude Gauvreau, qu’il rédige le manifeste et, tout au long de sa rédaction, consulte les autres membres du groupe sur le texte et son contenu.
Quinze jeunes artistes, cosignent le Refus global, notamment Magdeleine Arbour, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau, Claude Gauvreau, Marcelle Ferron, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle, Bruno Cormier, Maurice Perron et Françoise Sullivan. Les contribution varient depuis Claude Gauvreau qui, avec Maurice Perron et Marcel Barbeau, imprime le manifeste.
Après un bref essai de Bruno Cormier, on retrouve une proclamation de Fernand Leduc en passant par le compte rendu d’une conférence de Françoise Sullivan, La danse et l’espoir, et une pièce de théâtre de Claude Gauvreau. La couverture est illustrée par une aquarelle de Jean-Paul Riopelle.
Le manifeste a l’effet d’une bombe dans le Québec sclérosé d’alors. Une chasse aux sorcières s’engage, le mouvement automatiste est dénigré et les signataires du Refus global dénoncés et pourchassés par les autorités. Borduas réussit tant bien que mal à produire et à exposer ses œuvres. Il perd toutefois son emploi à l’Ecole du meuble de Montréal, vit un divorce, vend sa résidence et quitte le Québec, à l’instar de plusieurs signataires du manifeste.
Installé à New York en avril 1953, ses œuvres prolifèrent et sont reconnues par des galeries prestigieuses. A l’été 1954, il expose à la Biennale de Venise. L’aventure new-yorkaise permet à Borduas de côtoyer des géants de l’expressionnisme abstrait américain tels Jackson Pollock et Franz Kline et de maintenir sa progression. Le fondateur du mouvement automatiste québécois confirme son appartenance aux nouveaux courants internationaux de l’art abstrait. New-York continue de célébrer Borduas même après son départ pour Paris en 1955. Londres, Genève, Cologne et même Montréal présentent ses œuvres.
Paul-Emile Borduas meurt subitement à Paris le 22 février 1960. Son héritage est colossal. Les musées et les collectionneurs s’arrachent les tableaux automatistes. Un musée de la région de Toronto, la Varley Art Gallery , présente actuellement The Automatist Revolution Montreal 1941-1960, la plus imposante rétrospective hors-Québec de tous les temps, un hommage qui suivra, en mars prochain, en sol américain, au Abright Knox Art Gallery de Buffalo. Le Refus global est une véritable référence historique, sociale et politique au Québec.
D’aucuns le considèrent comme le texte bâtisseur du Québec moderne, le germe social de la Révolution tranquille.
Depuis 1977, le Prix du Québec dans les domaines des arts visuels, des métiers d’art, de l’architecture et du design se nomme le Prix Paul-Emile-Borduas. En 1998, le Prix Condorcet fut attribué à tous les signataires du Refus global.
Les conférences:
Animateur : Me Marc Bellemare
Paul-Emile Borduas, mon ami mon mentor
Par Madame Françoise Sullivan
Vendredi le 19 février 2010, 19h.
A peine un an après son inscription à l’Ecole des Beaux-arts de Montréal, Françoise Sullivan assiste à la naissance di mouvement automatiste de Borduas. Elle rencontre le peintre en 1943 et quitte pour New-York en 1945-1956 pour une formation en danse moderne. Elle décrit sa conception innovatrice de la danse dans le texte La danse et l’espoir qui sera intégré au manifeste Refus global qu’elle cosignera avec Borduas en août 1948. Elle n’est âgée alors que de 23 ans.
En 1949, elle épouse le peintre Paterson Ewen avec qui elle aura quatre garçons. En 1963, elle reçoit le Prix du Québec en sculpture pour l’œuvre Chute concentrique. En 1987, elle reçoit le Prix Paul-Emile-Borduas pour son œuvre de danseuse, chorégraphe, peintre et sculpteure. En 2000, elle reçoit un doctorat honorifique de l’Université du Québec à Montréal. En 2001, elle est nommée membre de l’Ordre du Canada. En 2003, le Musée des Beaux-arts de Montréal lui consacre une vaste rétrospective.
Actuellement, à Toronto et à Buffalo, la rétrospective The Automatist Revolution Montréal 1941-1960 lui accorde une place de choix en explorant le volet automatiste de la danse. En septembre 2009, Françoise Sullivan est chaleureusement applaudie par le public de Québec lors de la lecture d’un extrait du Refus global à l’occasion de l’événement Le moulin à paroles, présenté en commémoration du 250ième anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham.
Depuis 1977, Françoise Sullivan enseigne au département des arts visuels et de la danse à l’Université Concordia.
Paul-Emile Borduas, mon maître à penser.
Par Monsieur Marcel Barbeau
Dimanche le 21 février 2010, 14h.
Figure majeure de l’art canadien moderne, Marcel Barbeau a produit une oeuvre immense qui s’échelonne sur près de soixante-dix ans. Cette dernière, principalement dédiée à la peinture mais aussi à la sculpture, à l’estampe, au dessin, au collage, à la photographie et à la performance, a été largement exposée à travers le pays comme à l’étranger, aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique du Nord.
Pionnier de l’abstraction expressionniste au sein du groupe des Automatistes et signataire du manifeste Refus global en 1948, souvent à l’avant-garde de l’art international, il n’a jamais cessé d’explorer l’univers visuel comme peintre, sculpteur et dessinateur. Il a ainsi abordé presque toutes les disciplines des arts visuels. C’est d’abord avec Paul-Émile Borduas, son professeur de dessin à l’École du Meuble de Montréal et son maître à penser que Marcel Barbeau a découvert les arts visuels et développé son désir de repousser sans cesse les frontières esthétiques, à se donner constamment de nouveaux défis.
Encore très actif puisqu’il prépare actuellement une exposition solo qu’il présentera en avril à la Winsor Gallery de Vancouver, il partagera avec le public, à l’invitation du Club des collectionneurs en arts visuels de Québec, sa connaissance intime de celui qui fut son maître, puis son compagnon durant cette période cruciale de l’émergence du Québec moderne qu’on associe désormais largement à celle du mouvement automatiste. Marcel Barbeau partagera aussi les souvenirs de sa découverte de l’œuvre de Borduas et son admiration pour le peintre.
Borduas, le cri pour la modernité.
Par Madame Ninon Gauthier
Lundi le 22 février 2010 à 19h00
Critique d’art, sociologue de l’art et historienne de l’art, Madame Ninon Gauthier s’est fait connaître comme spécialiste de l’étude du marché de l’art avant de poursuivre ses études doctorales en histoire de l’art. En 1986, elle a obtenu le National Business Award, patronné par le Toronto Press Club. En 1998, elle a obtenu le Prix d’excellence en journalisme culturel de la Conférence canadienne des arts.
Sous la direction de Monsieur Serge Lemoine, alors directeur du Musée D’Orsay, elle a obtenu un doctorat de l’Université de la Sorbonne sous le thème Echos et métamorphoses dans l’oeuvre de Marcel Barbeau (catalogue raisonné des peintures 1944-1971 et des sculptures 1944-2000). Elle collabore régulièrement à plusieurs revues d’arts visuels, telles que Parcours Art et art de vivre, Vie des arts et Sculpture Magazine.
François-Marc Gagnon, critique d’art et auteur du livre Paul-Emile Borduas (1976) déclarait : « Nous avons une immense créativité au Québec. Le milieu artistique n’est jamais soumis; il est très politisé et conscient qu’il faut changer l’art pour changer la société. Au Québec, c’est de la peinture que vient l’évolution. Dès 1948, Borduas dit « Au diable le goupillon et la tuque !» C’est un véritable cri pour la modernité! »
A l’invitation du Club des collectionneurs en arts visuels de Québec, Madame Gauthier nous décrira Paul-Emile Borduas, bien sûr, mais aussi l’héritage laissé par ce bâtisseur du Québec moderne. Que reste-t-il de Borduas, aujourd’hui, cinquante ans après sa mort ? Comment mesurer l’influence de ce géant dans le monde artistique et politique d’aujourd’hui ? Que penser du Refus global et de ses répercussions ? Où le Mouvement automatiste se situe-t-il dans le courant d’Avant-garde internationale ?
Continuez à lire Des conférences sur Borduas organisées par le Club des collectionneurs de Québec
 Aperçu de quelques oeuvres en vente chez Iegor
Vente aux enchères ce soir chez Iegor dès 19h30.
Au menu: Riopelle, Suzor-Coté, Dürer, etc.
L’huile sur toile de Joan Mitchell m’attire, tout comme le Claude Tousignant (il faut admirer le sens de l’humour de l’artiste qui aurait déclaré que cette toile lui aurait servi à essuyer ses pinceaux) et le Marcelle Ferron.
* Le maire de Québec, Régis Labeaume, est exaspéré par la façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Du même souffle, il veut moins débattre au conseil municipal, surtout en ce qui concerne l’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec.
* La sculpture de l’artiste Jean-Robert Drouillard a été sélectionnée par un jury pour être placée dans un parc de Vanier. L’administration Labeaume a décidé de passer outre ce choix pour imposer son goût plus traditionnel.
* Lancement de Haute Couture au MNBAQ. La couverture de presse est variée [Radio-Canada, Le Soleil, Voir-Québec, bibi]. Comme l’exposition est organisée par le Victoria & Albert Museum, je vous invite à lire l’entrevue récente avec son directeur, Mark Jones, réalisée par Didier Ryckner de La Tribune de l’art.
* Le Musée de la civilisation lance une exposition de photographies sur Haïti.
* Plus de 878,000$ seront investis pour la restauration de l’ancien orphelinat, l’ancien couvent et l’hôtel de ville de Saint-Joseph de Beauce.
* Vingt-quatre musées de Montréal s’unissent pour parler de Montréal, ville de verre.
* Le montréalais Georges Jorisch va toucher une vingtaine de millions de dollars suite à la vente du tableau Église à Cassone de Klimt.
* L’Art Gallery of Alberta reçoit 4000 visiteurs durant les quatre premiers jours de sa réouverture. Pendant ce temps, la ministre de la Culture albertaine laisse entrevoir des coupures de l’ordre de 15% dans l’ensemble du budget du ministère.
 Alberto Giacometti, L'Homme qui marche I
* Ka-ching! La statue L’homme qui marche I de Giacometti devient l’oeuvre la plus chère au monde. Elle s’est vendue 65 millions de livres (108M$) mercredi dernier. Le marché du l’art redevient optimiste.
* Toujours dans le marché de l’art, la collection du romancier Michael Crichton va proposer des oeuvres de Picasso et de Jasper Johns lors de sa liquidation en mai.
 La spéculation du marché de l'art à l'état pur
* Pour finir dans le marché de l’art, voici l’oeuvre d’art que vous achetez et, à tous les 7 jours, elle se remet en vente sur eBay par connexion Internet. Si elle n’est pas vendue, vous la conservez plus longtemps. À chaque transaction, l’artiste Caleb Larsen touche 15%. Lisez une entrevue avec un collectionneur. [via Modern Art Notes]
* Les 185,000 photos des archives de l’agence Magnum sont achetées par Michael Dell, fondateur de la compagnie d’ordinateurs du même nom.
* L’architecte et urbaniste français Dominique Perreault sera commissaire du pavillon français à la Biennale d’architecture de Venise 2010.
* Jeff Koons devrait créer de l’art à partir d’une BMW. [via C-Monster]
 En train d'expérimenter Wondermart au Mois Multi 11
Critiques et commentaires
- Critique d’exposition: Haute couture, au Musée national des beaux-arts du Québec
Le Musée national des beaux-arts du Québec propose l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or jusqu’au 25 avril 2010 sur les plaines d’Abraham. Afin de simplifier ma réflexion, je l’ai divisée en deux parties. D’abord, je vais parler de l’exposition en elle-même, de ses forces et de ses faiblesses. Ensuite, je vais commenter la place de cette exposition au Musée national des beaux-arts du Québec…
- Lancement de l’exposition Haute Couture au MNBAQ
Quelques clichés croqués sur le vif lors du lancement de l’exposition.
- Une expérience dont vous êtes le héros: Wondermart, dans le cadre du Mois Multi
Vous allez participer à une expérience de singularisation de votre quotidien. Un peu comme L’Agence à L’Œil de Poisson transforme les bureaux des employés qui y travaillent, Wondermart transforme votre expérience de magasinage au supermarché…
- Survol des activités du Mois Multi 11
- Un tableau de Cornelius Krieghoff chez Antiques Roadshow
L’émission Antiques Roadshow diffusée le 25 janvier 2010 a révélé un tableau de Cornelius Krieghoff estimé à 300,000$…
Entrevue radiophonique
- Entrevue avec Mériol Lehmann sur son installation 1983
Dans le cadre de l’émission La Démarche du 4 février 2010, j’ai réalisé une entrevue avec l’artiste en art audio, en arts médiatiques et en photographie Mériol Lehmann sur son projet 1983 présenté dans le cadre du Mois Multi 11.
Autour de l’exposition Haute couture
Autour du Mois Multi 11
Marché de l’art
Autres nouvelles en arts visuels
 Cristóbal Balenciaga, Robe grand soir, vers 1955, taffetas de soie. Don de Mlle Caroline Coombe © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
Le Musée national des beaux-arts du Québec propose l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or jusqu’au 25 avril 2010 sur les plaines d’Abraham. Afin de simplifier ma réflexion, je l’ai divisée en deux parties. D’abord, je vais parler de l’exposition en elle-même, de ses forces et de ses faiblesses. Ensuite, je vais commenter la place de cette exposition au Musée national des beaux-arts du Québec.
Forces et faiblesses de l’exposition
Haute couture propose de braquer les lumières sur une période-charnière dans l’histoire de la mode européenne. Au tournant des années 1950, la Seconde Guerre mondiale est terminée depuis quelques années seulement. Après de longs moments de rationnement, de privation et de sacrifice, certains Européens retrouvent le goût du faste et du luxe. C’est l’âge d’or de la haute couture.
 Jean Dessès, Robe d’après-midi habillée créée pour la princesse Margaret, vers 1951, soie. © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
 Christian Dior, Ensemble du soir « Zémire », automne-hiver 1954-1955. Acétate de cellulose; jupe doublée d’une superposition de soie et de tulle. © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
L’exposition bâtit son propos autour de l’apparition du new look de Christian Dior. Qu’est-ce que le new look? Il s’agit d’un terme lancé par la rédactrice en chef du magazine Harper’s Bazaar, Carmel Snow, pour qualifier cette silhouette marquée par une taille extrêmement fine et des épaules rondes et charnues. En d’autres termes, on se débarrasse des vêtements qui cachent les formes féminines pour les exalter et les accentuer.
Les salles 4, 5 et 6 du pavillon Gérard-Morisset sont occupées par les robes. Ainsi, plus de 200 créations sont offertes aux yeux des visiteurs. La mise en scène est intelligente et elle est facile à comprendre.
La salle 4 est consacrée à la confection des vêtements. Dans cette pièce, on présente surtout les aspects cachés de la haute couture. Ainsi, on y retrouve des maquettes des robes; d’ailleurs, je préfère le terme maquette à celui de poupée puisqu’il s’agit véritablement de versions réduites des oeuvres finales, d’outils de travail, plutôt que de jouets à mettre en les mains des enfants.
Certains points forts sont à souligner dans cette salle. Entre autres, on y parle du Théâtre de la mode, une exposition itinérante de 200 maquettes de robes circulant à travers l’Europe et jusqu’aux États-Unis, faisant la promotion des travaux des couturiers français.
 Roger Vivier, Chaussures, fin des années 1950, satin brodé de perles de verre, soie et fil métallique. Don de Roger Vivier © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
Il convient aussi de signaler la présence des accessoires de mode, exposés dans deux vitrines. Parfums, chapeaux et autres produits de luxe sont offerts à notre regard comme autant de déclinaisons de l’esprit animant la création de produits pour les échelons supérieurs de la société de consommation.
L’aspect le plus questionnable dans cette salle est la tentative de placer les tailleurs londoniens sur un pied d’égalité avec les couturiers français. Il suffit de gratter un peu pour comprendre que les Anglais ont puisé allégrement dans la création continentale et la limite de cette approche. Mais bon, comme l’exposition a été produite par le très londonien Victoria & Albert Museum, il n’est pas vraiment surprenant d’y retrouver cette approche. Surtout, elle ne prend pas beaucoup de place.
Après la conception dans les ateliers de couture, la salle 5 nous propose un défilé de mode. En effet, le podium est agencé selon une longue forme rectangulaire, comme un catwalk. Les mannequins portant les robes sont alignés comme des mannequins qui se promèneraient sur la plateforme. Autour de celle-ci, des chaises transparentes permettent aux visiteurs de s’asseoir et de s’imaginer à Paris lors d’un défilé.
Ce qui accentue cet aspect, ce sont les photographies de mode placées sur les murs. Il s’agit là d’un autre point fort de l’exposition. S’y retrouvent des oeuvres de photographes poussés à innover avec les moyens du bord. On retrouve des tentatives de reproduire des effets aqueux sur la surface – bien avant l’invention de Photoshop – et des prises de vue magnifiques sur les femmes et les robes.
 Aperçu de la pièce du fond de la salle 5
Pour moi, le point fort de cette salle est sans conteste la photographie de Richard Avedon publiée dans le Harper’s Bazaar d’octobre 1956. En noir et blanc, avec une robe à cape magnifique, le photographe crée une image puissante. Et voilà que nous découvrons, dans la petite pièce de la salle, la robe en question, placée avec dynamisme sur un mannequin. Un moment visuel fort et élégant, purement esthétique. Je vais même dire le gros mot: c’est beau.
Vous aurez compris que cette salle est ma préférée de l’exposition. Évidemment, esprit critique que je suis, je ne peux m’empêcher de signaler quelques aspects douteux.
Le point le plus facile à remettre en question concerne le choix de la couleur noire pour peindre le catwalk. La majorité des robes offertes à notre regard sont noires. De plus, elles sont placées derrière une vitrine qui réfléchit la damnée lumière du musée. C’est donc dire qu’on se crève les yeux à observer les motifs textiles qui nous sont présentés. Observer un motif textile noir brodé sur une robe noire placée sur une plateforme noire derrière une vitre éclairée, c’est ardu. Et la patience est mise à rude épreuve assez rapidement. Après la pièce couleur saumon dans l’exposition sur le nu canadien, voici l’installation noire pour présenter des robes noires.
Un autre aspect négatif dans cette salle – et c’est mon fond soixante-huitard qui surgit – concerne les images qui nous sont présentées. Il est bien évident qu’elles reflètent l’époque qui les a produites, j’en suis bien conscient. Mais voir des éléphants enchaînés, des cafés populaires ou les transports publics servir de décor à un mannequin présentant un produit destiné à une clientèle aisée, cela me fait grincer des dents.
Cependant, ce qui manque le plus dans cette salle, c’est le dynamisme. Les défilés de mode bougent. Les flashs des photographes créent un cliquetis incessant, les mannequins défilent, les gens parlent, il y a de la musique. Ici, rien. L’espace est incroyablement statique et figé. Il manque d’ambiance. L’essence du défilé est absente.
 Victor Stiebel, Robe du soir, fin des années 1950, satin brodé de perles et de pierres du Rhin. Don de Lady Templer © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
 Jean Dessès, Robe du soir, vers 1953. Chiffon; portée par Mme Opal Holt, on de Mmes Haynes et Clark © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
 Pierre Balmain, Robe du soir, vers 1950. Soie organza et plumes d’autruche, sequins et pierres du Rhin; doublure de soie et de tulle de soie; jupon en nylon apprêté; robe portée par Mme Pleydell-Bouverie. Don de Mlle Karslake © V&A Images/Victoria and Albert Museum, Londres
La musique est au rendez-vous dans la salle 6, dernier arrêt de Haute couture. Dans cette pièce, les robes sont agencées comme dans une soirée de cocktail mondain. On se promène entre les robes au son d’une musique délicate. Le jeu des lumières sur les murs est ingénieux, reproduisant des drapés qui tombent comme dans une salle de bal.
L’exposition se termine ici, sur l’héritage de la haute couture. Le terme héritage est vaste, mais il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître qu’il s’agirait en soi d’une nouvelle exposition. Il faut donc le comprendre comme une ouverture vers l’époque suivante.
Vous aurez compris que Haute couture est une exposition assez longue. Trois salles et 200 créations, cela prend du temps. La muséographie fait son travail d’une façon qui me semble adéquate. Le propos a été divisé en trois temps qui sont cohérents: la création, le défilé, les mondanités. Les robes sont magnifiques, l’originalité est au rendez-vous et la création est évidente.
Autre aspect particulièrement intéressant, le Musée remet au visiteur un livret qui vous accompagne tout au long de votre visite. Ainsi, plutôt que d’avoir une thèse de doctorat sur le mur à côté de chaque pièce exposée, vous pouvez vous reférer au texte contenu dans ce petit livre sympa. Si vous désirez approfondir vos connaissances, le livre du V&A accompagnant cette exposition est en vente à la boutique du Musée. Lors de son achat, on vous remettra sa traduction française. Soyez averti: il ne s’agit pas seulement d’un catalogue de l’exposition; on y offre aussi une réflexion sur la mode. Mon texte préféré a été L’envoûtement des images. Couture et culture visuelle, mais je suis particulièrement zélé.
 Livret et catalogues de l'exposition
Si j’avais une recommandation à vous faire, ce serait de commencer votre visite de l’exposition à rebours. En effet, un génie du Musée a décidé que vous ne vous fatigueriez pas lors de votre visite. C’est ainsi que la salle en fin du parcours ne contient aucun siège pour reprendre ses énergies. Il y a fort à parier qu’il s’agira du moment où vous serez le plus fatigué (!) et, en conséquence, que vous allez passer rapidement dans cette pièce à cause de cela. Les deux autres salles vous permettent de vous asseoir. En ce sens, commencez par la salle 6 pour terminer par la salle 4; vous aurez plus de chances de terminer votre visite en un morceau.
 Vue à partir de la rotonde vers la salle 6
Parmi les aspects négatifs que je n’ai pas encore mentionnés, il convient de signaler cette mise sous verre des robes qui empêche toute relation sensuelle au tissu. Seule la section Tenues de jour de la salle 4 aligne les robes sans barrière vitrée. La vue de la salle 6 est signifiante à cet égard: les robes ont l’impression d’être sous un emballage plastique. En fait, à observer la salle, on dirait un étalage de robes de poupées pour adultes.
Somme toute, Haute couture est une exposition réussie, malgré ses quelques défauts.
Sur la place de cette exposition au Musée national des beaux-arts du Québec
En me lisant, vous aurez compris que je n’ai rien contre l’exposition Haute couture. En fait, je ne peux même pas dire que j’en ai contre l’insertion de la mode au musée. À une époque où tout est muséifiable, il apparaît évident que tout aspect de la créativité humaine peut faire l’objet d’une exposition d’art.
Cependant, là où le bât blesse, c’est l’importance que notre Musée national des beaux-arts du Québec désire accorder à ces expositions qui ouvrent les vannes de la créativité et qui font entrer la couture et le design entre ses murs.
Je le répète: je n’ai rien contre les expositions consacrées à la couture ou au design. En fait, mes critiques sur cette exposition-ci et sur celle consacrée au design au Québec sont plutôt positives.
Ce qui me chicote, ce n’est pas ce qui entre dans les espaces d’exposition du Musée des beaux-arts du Québec, c’est ce qui en sort. Pendant qu’on expose la mode et le design durant les quatre premiers mois de l’année, qu’en est-il de notre patrimoine pictural?
Peut-être est-ce une simple erreur de programmation? J’ose espérer qu’il ne s’agit pas d’une tendance de fond.
Car la question que je me pose, elle est toute simple: si je ne peux pas voir de nouvelles expositions sur Jean-Paul Lemieux, sur Riopelle, sur le fonds Desjardins, sur les Levasseur ou sur Baillairgé au Musée national des beaux-arts du Québec, à quel endroit sur la planète dois-je aller pour les voir?
Si un touriste étranger débarque au MNBAQ et qu’il veut voir Lemieux ou Pellan, qu’a-t-on à lui proposer afin qu’il connaisse l’art du Québec?
Je répète le mandat de notre Musée national des beaux-arts du Québec :
Le Musée national des beaux-arts du Québec a pour fonctions de faire connaître, de promouvoir et de conserver l’art québécois de toutes les périodes, de l’art ancien à l’art actuel, et d’assurer une présence de l’art international par des acquisitions, des expositions et d’autres activités d’animation.
Selon moi, l’art ancien au Québec fait figure de parent pauvre dans notre institution nationale depuis quelques temps. J’ose espérer que l’agrandissement du Musée lui accordera la place voulue.
Je conviens que faire connaître et promouvoir l’art ancien du Québec est une tâche ardue. Cependant, n’est-ce pas là une tâche capitale que seul notre Musée national des beaux-arts du Québec peut accomplir?
Informations pratiques
- L’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or est proposée au Musée national des beaux-arts du Québec du 4 février au 25 avril 2010
- Elle est présentée dans trois salles de l’institution
- Ce sont plus de 200 créations qui sont mises en exposition
- Plusieurs activités connexes sont offertes, dont des ateliers pour adultes et pour enfants, des conférences, des films, etc. Tous les détails sont disponibles sur le site du MNBAQ
- Les frais d’admission sont fixés à 15$, mais il existe des tarifs réduits
- L’audioguide allégera votre porte-monnaie de 5$

(Communiqué de presse) Québec, le 4 février 2010 – À chaque année, les artistes ou groupes d’artistes intéressés à exposer leurs oeuvres à la Maison des arts et de la culture de L’Ancienne-Lorette doivent présenter un dossier à des fins de sélection par un jury. La sélection est effectuée une seule fois par année, et ce, pour toute l’année suivante.
DATE LIMITE POUR LA RÉCEPTION DES DOSSIERS POUR 2010:
23 avril 2010
Le dossier présenté doit inclure les documents suivants :
- 10 photos d’oeuvres récentes dûment identifiées;
- le titre de l’exposition ou du projet avec une brève description de moins de 100 mots;
- le nom du ou des participants et une biographie incluant la démarche artistique;
- un curriculum vitae artistique;
- une revue de presse (s’il y a lieu).
Continuez à lire Appel de dossier pour la Maison des arts et de la culture de L’Ancienne-Lorette
Dans le cadre de l’émission La Démarche du 4 février 2010, j’ai réalisé une entrevue avec l’artiste en art audio, en arts médiatiques et en photographie Mériol Lehmann sur son projet 1983 présenté dans le cadre du Mois Multi 11.
Écouter l’entretien avec Mériol Lehmann [environ 11 min 30 sec]
Ne manquez pas La Démarche, tous les jeudis à 17h00 sur les ondes de CKIA 88,3 FM ! On peut aussi l’écouter en direct sur Internet par le biais du site ckiafm.org.
Une sélection des activités en arts visuels se déroulant dans la ville de Québec.
= coup de coeur
Cette semaine seulement
Les rapports art et mode, une histoire complexe et passionnante – seconde partie
Artiste(s): Esther Trépanier
le 6 février 2010
Musée national des beaux-arts du Québec
«À l’occasion de l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge
 Pierre Balmain, Robe du soir, 1957. Photo: Pottier. © L'Officiel 1957
d’or, Esther Trépanier, directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec, offre une conférence en deux volets, abordant quelques exemples des rapports multiples qui se sont tissés entre l’art et la mode aux XIXe et XXe sièclesa conférence pré-exposition du 30 janvier porte sur la période de la Révolution française jusqu’aux révolutions des avant-gardes du début du XXe siècle et sur les manières dont l’art repense la mode.
La présentation du 6 février traite de deux périodes : les années 1920 et les années 1960. Seront alors abordés la révolution de l’apparence féminine, la fin du règne de la haute couture et les nouveaux regards des créateurs de mode sur la tradition artistique.
En conclusion, quelques réflexions sur la période contemporaine et le phénomène de la mode comme ‘objet d’art’ et ‘objet de musée’.» (source: Musée national des beaux-arts du Québec) [ détails ]
Mois Multi 11: Speakers Swinging
Artiste(s): Gordon Monahan
le 6 février 2010
Les productions Recto-Verso
«Speaker Swinging est une expérience de spatialisation sonore générée par
 Speakers Swinging. Crédit photo: Dwight Siegner
la force physique. Trois performeurs mettent en mouvement des haut-parleurs en les faisant tourner au-dessus de leurs têtes. Fendant l’air à grande vitesse, les haut-parleurs projettent dans la salle des ondes sonores et lumineuses qui sont émises par un système informatique. Ils deviennent ainsi de véritables instruments de musique, dessinant des jeux lumineux et sculpturaux dans l’espace. Un concert acoustique et organique hors du commun.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Mois Multi 11: Pook et Clauss au Musée national des beaux-arts du Québec
Artiste(s): Pook et Clauss
le 7 février 2010
Les productions Recto-Verso
«Le duo français propose des concerts d’un genre nouveau en utilisant le corps des participants comme i n t e r f a c e de communication. Une invitation à découvrir l’horizon insoupçonné de l’art audio.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- La magie du design muséal: Le rôle du designer au Musée
Artiste(s): Louise Bélanger, directrice du Service de la muséographie au Musée de la civilisation
le 7 février 2010
Musée de la civilisation
«L’intérêt soutenu que nous entretenons envers nos visiteurs nous incite à aborder avec rigueur l’aménagement des espaces publics du Musée, tant au niveau esthétique que fonctionnel. Qu’il s’agisse de la présentation d’une exposition, d’un atelier éducatif, d’une activité culturelle, de la signalisation ou de tout service mis sur pied par le Musée, il importe que les objets et/ou outils de communication soient harmonieusement et efficacement organisés.
Dans ce contexte, l’apport du spécialiste en aménagement, du designer d’exposition est essentiel dans le processus de mise en place d’une exposition. Sa démarche en est une de communication. Ce faisant, le designer d’exposition est à la fois créateur, interprète et gestionnaire qui, outre la dimension esthétique, doit faire sienne les préoccupations du Musée, pour la conservation des objets exposés et pour l’éducation des visiteurs.
Une invitation de l’association Les Amis du Musée de la civilisation.
Places limitées, réservation au 418-528-1863
Café du Campanile — À 10 h 30» (source: MCQ) [ détails ]
Continuez à lire Quoi faire cette fin de semaine ?
Le Musée national des beaux-arts du Québec lance cette semaine l’exposition Haute Couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or. J’ai eu la chance d’assister à une visite des lieux mercredi.
L’exposition se déploie dans trois salles du pavillon Gérard-Morisset. Je vous fournis quelques images croquées sur le vif pour vous donner un aperçu des salles d’exposition. Ma critique d’exposition plus complète suivra sous peu.
Afin de conserver les textiles, la luminosité des salles est conservée à son minimum. C’est ce qui explique l’aspect sombre des photographies puisque je n’ai pas voulu utiliser de flash.
Esther Trépanier, directrice-générale
du Musée national des beaux-arts du Québec,
présentant des robes de l’exposition
Vue d’ensemble, partie gauche de la salle 4
Vue d’ensemble, partie centrale de la salle 4
Vue de la rotonde, vers la salle 6
Vue de la petite pièce au fond de la salle 5
Alignement de robes et de tailleurs, salle 4
Un miroir a été fixé au plafond pour observer le dos des robes
[Pierre Balmain, Robe du soir, 1957.
Photo: Pottier. © L'Officiel 1957]
(Communiqué de presse) Québec, le 3 février 2010 – Le Musée national des beaux-arts du Québec présente cet hiver Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or, une exposition sur l’une des décennies les plus étonnantes et les plus riches de l’histoire de la mode.
S’ouvrant sur le coup de tonnerre que représente l’apparition du new look de Christian Dior juste après la Seconde Guerre mondiale, l’exposition met en lumière cet apogée de la haute couture, autour du célèbre couturier et de ses contemporains.
Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or vient rappeler l’effervescence et la spontanéité de ces années où la mode se réinvente via un large panorama de créations.
À Paris, Cristóbal Balenciaga, Hubert de Givenchy, Pierre Balmain et Jacques Fath illuminent les passerelles. Au même moment, à Londres, Norman Hartnell, Hardy Amies, Victor Stiebel ou Michael of London suivent le mouvement selon leurs propres critères…
L’exposition présente plus de 200 créations, dont une centaine de modèles – tenues de ville, robes de cocktail, robes du soir – qui furent portés par la haute société internationale de l’époque et la famille royale britannique. La photographie de mode est également bien représentée avec des clichés d’une grande modernité de Richard Avedon, Irving Penn et autres. Films documentaires, extraits de longs métrages hollywoodiens, documents sonores et archives de toutes sortes complètent la présentation.
Continuez à lire Haute Couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or.
[Jacques Faith, Robe et chapeau, 1949.
Don de Lady Alexandra Dacre.
V&A Images / Victoria and Albert Museum, Londres]
(Communiqué de presse) Québec, le 4 février 2010 – À l’occasion de l’exposition Haute couture. Paris, Londres, 1947-1957. L’âge d’or, le Musée national des beaux-arts du Québec présente la conférence L’âge d’or de la mode, histoire d’un parcours, de Paris à Québec.
Paris, 1947. C’est l’âge d’or de la haute couture. Que se passe-t-il alors au Québec? Comment ce vent de renouveau est-il finalement parvenu jusqu’ici? La conférence permet d’examiner le contexte de cette époque pour mieux comprendre le passage de la création de mode des grands couturiers aux vêtements véritablement portés de Montréal à Québec.
Vous constaterez que les couturières québécoises et leurs clientes, des plus modestes aux mieux nanties, ne ménagèrent pas leur talent et leur savoir-faire pour être à la hauteur des idées nouvelles.
Par Véronique Borboën, scénographe, historienne du costume, professeure à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal.
Mercredi 10 février, 19 h 30
Auditorium / Gratuit
RENSEIGNEMENTS (grand public) :
418 643-2150 ou 1 866 220-2150 / www.mnba.qc.ca
Continuez à lire Conférence au MNBAQ: L’âge d’or de la mode – histoire d’un parcours, de Paris à Québec
(Communiqué de presse) Québec, le 3 février 2010 – Pour la seizième édition de la Rencontre internationale d’art performance (RIAP) de Québec qui aura lieu en septembre 2010, Le Lieu, centre en art actuel présentera des artistes de l’art action et de performance de deux zones géographiques précises, soit l’Amérique latine et l’Asie.
La RIAP recevra donc des artistes du Mexique, du Brésil, de Chine, de Corée du Sud et de Singapour principalement. Une soirée de poésie action d’expression francophone sera également de la programmation.
QUELQUES DATES À RETENIR :
– artistes de l’Amérique latine, du 16 au 19 septembre 2010
– artistes de l’Asie, du 23 au 26 septembre 2010
Continuez à lire Rencontre internationale d’art performance au Lieu en septembre 2010
(Communiqué de presse) Québec, le 3 février 2010 – Veuillez noter que l’atelier interactif de sensibilisation à l’accès à l’eau pour les enfants du Monde, qui devait être présenté par l’Unicef au Salon des visiteurs du Musée de la civilisation, le dimanche 28 février de 13 h à 16 h, est ANNULÉ.
Cette activité ne nécessitait pas de réservations.
Continuez à lire Activité annulée au Musée de la civilisation de Québec
Le Mois Multi débute ce soir à Québec. Une foule d’activités vous y attendent!
- Shrink
le 3 février 2010
«En cette période de peur croissante des bactéries et virus, l’artiste flamand Lawrence Malstaf présente une performance qui pousse à l’extrême l’idée d’adaptation à l’environnement. Des performeurs glissent verticalement entre deux fines pellicules de plastique. L’air est progressivement retiré de cet espace au moyen d’un tuyau, provoquant une sensation d’oppression. Le public se retrouve alors devant des corps en suspens, emballés sous vide. Sujets d’une chorégraphie aux airs de danse fœtale, les performeurs s’abandonnent pour profiter de cet état semblable à l’apesanteur.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- GOBO.DIGITAL.GLOSSARY / Chaos magique
du 3 au 5 février 2010
«Des mondes sous-marins faits d’encre bleue, des signes de détresse présentés de manière clownesque, des nains de jardin, des marionnettes de kangourous boxeurs… tel est le chaos magique, aussi absurde que familier, dans lequel nous plonge Gobo.Digital.Glossary. À travers une succession de micro-récits et d’actions excentriques mystérieusement combinées, la compagnie russe Akhe propose une lecture décapante du monde digital. En repoussant les limites du théâtre, la troupe d’avant-garde déploie un univers surréaliste, un théâtre visuel hallucinant, qui explose littéralement sur scène!» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Stimuline
du 3 au 6 février 2010
«Stimuline est un concert « immersif » qui utilise le corps des « auditeurs » comme interface de communication des sonorités. Couchés au sol avec 15 haut-parleurs déposés directement sur leur corps, les participants perçoivent de fines vibrations localisées qui se déplacent à la surface de la peau jusqu’à l’oreille par conduction osseuse. L’expérience « audio tactile » de Pook et Clauss offre une belle et rare aventure sensorielle, laissant découvrir à chacun des auditeurs un aspect insoupçonné de la musique électronique et bruitiste. Le spectacle Stimuline est conçu pour 28 participants à la fois.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
[Rotozaza, Etiquette]
- Étiquette
du 3 au 14 février 2010
«Dans une forme singulière de théâtre interactif Etiquette propose au participant de devenir lui-même le prot agoniste de ce qui lui est raconté. Développée par la compagnie britannique Rotozaza, cette expérience d’une demi-heure, pour deux personnes, se déroule dans un restaurant : il n’y a pas de spectateurs. Un casque d’écoute sur leurs oreilles, les auditeurs suivent les instructions : ce qu’on doit dire à son complice, ce qu’on doit faire avec les objets devant nous… Et la magie opère! Vivantes et intelligentes, les micro-situations d’Etiquette exposent la communication humaine en explorant la difficulté que nous avons tous à traduire notre pensée par des mots.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
[bibi en train d'essayer Wondermart de Rotozaza]
- Wondermart
du 3 au 14 février 2010
«Wondermart est un parcours audio interactif dans le remue-ménage d’un supermarché. Cette délicieuse réflexion anti-consommation fait voyager le visiteur anonyme, errant d’allée en allée, à la redécouverte de cet environnement si familier. Un casque d’écoute sur la tête, le visiteur traverse des « étalages sonores » qu’il est le seul à entendre. Une expérience « d’autothéâtre » qui navigue entre le réel et l’imaginaire, transformant notre rapport à ce lieu bien ordinaire – le supermaché – en une étrange et belle aventure.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- 1983
du 3 au 28 février 2010
«Combinant la fixité de la photographie et la mouvance du cinéma, cette installation vidéographique d’ une grande efficacité questionne l’influence de la mémoire enfantine sur la manière dont nous réagissons, une fois adulte, aux différents stimuli. Dotées d’une mystérieuse force d’attraction, les images nous amènent sur le territoire où l’artiste a grandi, dans des lieux peuplés des souvenirs de l’enfance. 1983 porte un regard poétique sur notre perception du territoire et du temps, autour des notions de lenteur et de simultanéité.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Nemo Observatorium
du 3 au 28 février 2010
«Oscillant entre les arts visuels et le dispositif scénographique, entre la réalité augmentée et la sorcellerie, Nemo Observatorium nous propose une expérience intime et plutôt insolite du chaos! Construite autour d’un appareillage technologique complexe et ingénieux, cette installation ludique plonge le visiteur au centre de l’action. On entre seul dans un grand cylindre aux parois transparentes, on s’assoit et on appuie sur un bouton : d’un coup, le spectateur se retrouve propulsé au cœur d’un violent cyclone… De l’euphorie à la peur, l’expérience est pour le moins fascinante.» (source: Mois Multi 11)[ détails ]
- Pam Standing / Bend
du 3 au 28 février 2010
«Ces deux œuvres picturales animées sont le fruit d’une écriture informatique très fine où le code mathématique dirige la course des pixels! Dans l’une, des images de Pamela Anderson, et dans l’autre, des images de l’Empire State Building new-yorkais, sont soumises à une transformation générative délirante. Tels des objets vivants, les sujets en mouvement se métamorphosent et se déconstruisent délicatement, laissant émerger une architecture visuelle forte, une nouvelle iconographie en perpétuelle évolution.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
[Speakers Swinging. Crédit photo: Dwight Siegner]
- Speakers Swinging
le 6 février 2010
«Speakers Swinging est une expérience de spatialisation sonore générée par la force physique. Trois performeurs mettent en mouvement des haut-parleurs en les faisant tourner au-dessus de leurs têtes. Fendant l’air à grande vitesse, les haut-parleurs projettent dans la salle des ondes sonores et lumineuses qui sont émises par un système informatique. Ils deviennent ainsi de véritables instruments de musique, dessinant des jeux lumineux et sculpturaux dans l’espace. Un concert acoustique et organique hors du commun.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Pook et Clauss au Musée national des beaux-arts du Québec
le 7 février 2010
«Le duo français propose des concerts d’un genre nouveau en utilisant le corps des participants comme i n t e r f a c e de communication. Une invitation à découvrir l’horizon insoupçonné de l’art audio.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
[Carole Nadeau, Le Mobile]
- Le Mobile
du 9 au 10 février 2010
«La dernière création de l’artiste multidisciplinaire montréalaise Carole Nadeau allie musique et vidéo pour nous faire entrer dans un monde à la fois poétique et surréel. Un corps de femme flotte dans le vide, seul, soutenu par des contrepoids. Derrière ce mobile humain, s’érige un immense écran angulaire délimitant l’espace : le corps oscillant se superpose aux images projetées et à la musique créées en temps réel. Par des giclées d’images et des divagations poétiques teintées de cet humour un peu Dada qui est propre à l’artiste, Le Mobile évoque avec ludisme des événements déstabilisants tels le vide, la perte de repères et les grandes virées au large.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- L’invisible
du 10 au 12 février 2010
«Dans sa dernière création, en parlant de transparence, de séparation entre les mondes, de ces changements qui influencent nos perceptions et d’invisible, Marie Brassard pousse très loin l’idée de rencontre des langages scéniques. Dans un espace dépouillé et très esthétique, la trame narrative n’est plus seulement le texte et la voix mais aussi, et peut-être plus encore, la lumière et le son ; par leur force impressionniste, ils deviennent la matière sous-jacente du récit. Cette œuvre théâtrale radieuse jette un regard sur l’Histoire, sur la vie et sur l’intime relation liant le temps, l’espace et la mémoire.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Roadmusic
du 10 au 13 février 2010
«Le point de départ se trouve dans le Hall de Méduse (591 rue De St-Vallier est).Le trajet est d’une durée de environ 20 minutes et nous vous demandons de bien vouloir vous présenter au moins 10 minutes avant l’heure de votre départ. Sachez que vous pouvez être au maximum 5 personnes à la fois par voyage. Veuillez noter également que l’événement est annulé en cas de tempête.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- POWer
le 13 février 2010
«Passé maître dans l’art numérique, le duo Artificiel crée une performance à mi-chemin entre la prestation musicale et la fresque médiatique. Leurs dispositifs électriques à haut voltage, aussi appelés bobine Tesla, génèrent des phénomènes acoustiques et visuels qui sont ensuite captés, transformés et diffusés en temps réel. En entretenant une étroite relation avec les sons qu’elle engendre, l’électricité devient ainsi un instrument synesthésique puissant.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Laser
le 13 février 2010
«Voir ce que l’on entend, entendre ce que l’on voit… voilà ce que propose l’australien Fox dans cette performance « audiovisuelle » électrisante qui expérimente la géométrie du son. Avec un plaisir contagieux, l’artiste nous livre un spectacle complexe et inventif qui combine spatialisation sonore et compositions musicales impromptues. Ici, une impressionnante transformation de l’espace est opérée à l’aide de lasers contrôlés par le son. Mélange de comédie, d’élégance et d’énergie brute, Laser donne naissance à d’exquises sculptures électroacoustiques dans un climat complètement funky.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Circuits du Solénoïde
le 13 février 2010
«L’artiste californien Barry Schwartz manipule avec ingéniosité une étrange instrumentation pour produire une série de décharges et de frétillements purement électriques, tout ça, sous très haut voltage! Il réalise ainsi des exploits artistiques « électromagnétiques » saisissants en utilisant, le plus directement possible, son corps comme interface de conduction. Par cette rencontre percutante de l’art et de la science, Barry Schwartz démontre un sens de la performance pour le moins spectaculaire dans sa relation dangereusement étroite avec l’électricité.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Le Bauhaus et les arts numériques
le 17 février 2010
«Par cette conférence, Réal Gauthier nous invite à questionner le numérique omniprésent dans la globalité de nos activité courantes. À un point tournant de notre époque, ces outils technologiques sont à entrevoir dans leur potentiel de plein épanouissement humain et social par l’art tel que souhaité par le Bauhaus.» (source: Le Cercle, sur Saint-Joseph) [ détails ]
- La circulation des fluides
du 18 au 28 février 2010
«La Circulation de fluides propose une expérience sensorielle et interactive tout en finesse. Cette installation sculpturale et sonore du duo montréalais Béchard-Hudon est composée de pavillons en papier de dimensions variées, portés par une structure en bois dont les nombreuses lignes de fuite s’entrecroisent et multiplient les points de vue. Chaque pavillon est muni d’un haut-parleur, d’un canal d’amplification et d’un capteur à ultrasons. Par ses mouvements et ses déplacements dans l’espace, le visiteur active et façonne l’émission de sonorités subaquatiques. La Circulation des fluides engage un intrigant dialogue entre le corps du visiteur et les sonorités qu’il génère au cœur de l’installation.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
[Hylozoic Soil / Méduse Field, Phillip Beesley]
- Hylozoic Soil : Méduse Field
du 18 au 28 février 2010
«L’architecte Phillip Beesley nous convie à la rencontre d’une impressionante installation biométrique. D’innombrables pièces minuscules, faites d’un matériau synthétique et munies de capteurs sensibles, sont assemblées minutieusement les unes aux autres en une vaste structure aux formes organiques capable de détecter la présence de visiteurs. Au passage, les capteurs « de proximité » déclenchent le tremblement puis le mouvement de structures géotextiles qui se rétractent, se relâchent et s’ouvrent à nouveau. Cette œuvre architecturale « vivante » fascine tant par sa grande beauté que par le trouble intérieur qu’elle provoque.» (source: Mois Multi 11) [ détails ]
- Healing Pool
du 18 au 28 février 2010
«Est-il possible que notre passage dans un lieu crée des déchirures et des blessures? Est-il possible que l’on puisse observer la guérison, la régénération spontanée de ce même lieu par la projection d’un flux lumineux? L’installation interactive et immersive de Brian Knep explore de manière très originale les changements, tant destructifs que régénérateurs, qui surviennent lorsque les choses entrent en relation. À partir d’une banque quasi infinie d’images, des formes organiques projetées au sol interagissent de façon aléatoire avec les mouvements et les déplacements des visiteurs. Un plongeon au cœur d’un espace qui donne vie!» (source: Mois Multi 11) [ détails ]

(Communiqué de presse) Québec, le 2 février 2010 – Manifestation internationale d’art de Québec invite tous les artistes émergents de la Ville de Québec et de la Ville de la Nation Huronne-Wendat à déposer, avant le 1er mars 2010, leur candidature pour le volet arts visuels, arts médiatiques et métiers d’art de Première Ovation.
Première Ovation – Arts visuels, Arts médiatiques et Métiers d’art soutient les artistes vers la professionnalisation, le développement de leur carrière et l’élargissement de leur réseau auprès des organismes artistiques professionnels, et ce, par l’attribution de différentes bourses:
- Bourse de première exposition individuelle
- Bourse de soutien technique et de mentorat
- Bourse d’aide à la publication
- Bourse de commissariat
- Bourse d’initiative originale à la diffusion indépendante
- Bourse de soutien à des actions visant la diffusion de projets de la relève à l’intérieur de la région de Québec
- Bourse de soutien à des actions visant la diffusion de projets de la relève à l’extérieur de la région de Québec
Les bourses sont octroyées sur une base bisannuelle à des artistes émergents oeuvrant à Québec. Les projets soumis devront être réalisés en collaboration avec un organisme artistique qui agira à titre de mandataire.
Les artistes ont jusqu’au 1er mars 2010 pour déposer leur dossier. Continuez à lire Appel aux artistes émergents de Québec
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